vengeurs masqués

Lundi 30 mars 1 30 /03 /Mars 10:54

Zorro Contro Maciste (Maciste contre Zorro), 1964, réalisé par Umberto Lenzi,(Italie) avec: Pierre Brice (Ramon/Zorro), Sergio Ciani (Maciste/Samson), Moira Orfei (Malvi), Maria Grazia Spina (Isabella de Alzon), Andrea Aureli (Rabek), Gianni Baghino (Paco), Ignazio Balsamo (Joaquin), Aldo Bufi Landi (Deikor), Antonio Corevi (Don Manuel), Rosy De Leo (as Rosy di Leo) (Carmencita), Franco De Simone, Attilio Dottesio (General Saveria), Loris Gizzi (Don Alvarez), Renato Malavasi (Alonzo), Nello Pazzafini (Rabek's henchman), Sina Relli, Gaetano Scala, Andrea Scotti (Pedro), Massimo Serato (Garcia de Higuera), Attilio Torelli, Amedeo Trilli (L'Oste), Nazzareno Zamperla (Sadoch). Ca complote à donf dans la province de Noraga. Le roi vient de passer l'arme à gauche et normalement il a désigné sa nièce, la blonde Isabella de Alzon pour lui succéder, dans un testament que doit venir remettre le général Saviera à cette dernière. Mais la cousine d'Isabella, la brune Malva n'est pas d'accord du tout et décide, sous les conseils du fourbe Rabek, son amant, d'intercepter l'envoi. Pour cela, ils engagent donc Maciste, "l'homme le plus fort du monde", qui, ignorant le contenu, et pensant servir une noble cause, accepte. Mais entre temps, prévenu de ce fait, Isabella engage Zorro. Pas besoin d'avoir fait l'ENA pour deviner que nos deux héros vont finir par s'affronter dans un duel "Titanesque"...

Sacré Zorro. On ne peut pas le laisser seul deux minutes sans qu'il n'aille se bagarrer avec le premier venu... On avait déja eu le droit à "Zorro et les trois mousquetaires", le voici qui revient se battre avec Maciste, le mec le plus balèze de l'univers, qui le temps d'un film va effectuer un saut (périlleux) dans le temps, passant de l'antiquité au XVIè siècle le temps d'un générique... Tellement vite que les distributeurs américains n'ont rien vu venir et se sont allègrement plantés avec leur affiche ou Maciste (rebaptisé va savoir pourquoi Samson , mais qu'attendre d'un pays qui a voté 2 fois pour George Busch...?), n'ayant certainement pas lu le scénario, s'ingénie à faire tomber les colones d'un temple antique, alors que tout se passe en contrée Ibérique... "Maciste contre Zorro" (vous aurez tous remarqué que le titre originale est "Zorro contra Maciste") est très agréable à regarder (si l'on veut bien oublier 5 minutes toutes les incohérences du scénario), plein d'humour (du coté de Zoro, car Maciste lui reste un peu "brut - et brute même - de béton) et riche en rebondissements, même si les duels entre nos deux héros ne sont pas très nombreux, hélas... Un très agréable film de série B, qui nous permet de retrouver , sous le masque de Zorro, l'excellent mais méconnu (dans nos frontières) comédien Pierre Brice, surtout célèbre pour son interprétation hors pair du personnage mythique de "Winnetou" (aux cotés de Lex "Tarzan" Barker), qui lui aussi berça nos jeudi après midi durant notre prime enfance...

Maciste est quand à lui interprété par Sergio Ciani, plus connu sous le pseudonnyme d'Alan Steel et qui, durant sa lcarrièrre (25 films en 20 ans), interpréta pres d'une douzaine de fois Hercule, Samson, Ursus ou Maciste (c'est à dire le même personnage mais avec de pagnes de différentes couleurs).



 Le film est sortit en dvd, couplé avec une autre aventure de Zorro :"Zorro au service de la reine"

 

Par djordj - Publié dans : vengeurs masqués
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Lundi 23 mars 1 23 /03 /Mars 17:27


Mister X, 1967, réalisé par Piero Vivarelli, (Italie), avec Pier Paolo Capponi (sous le pseudo Norman Clark : Mister X), Franco Fantasia (Inspecteur Roux), Renato Baldini (Jack Caruso), Armando Calvo (George Lamarro), Gaia Germani (Timy), Helga Liné (Gloria),Dante Posani (Jim), Anna Zinnemann (Dolly), Umberto Raho (Pat McDash). Une jolie fille, appartenant à un cartle de la drogue, a été sauvagement assassinée. Sur son front, gravé en lettre de sang, un X. C'est ainsi que Mister X, sorte de Fantomas du bien, apprends qu'il est accusé de ce meurtre. Décidé à venger son honneur et à faire payer les vrais coupables, Mister X, qui pensait couler une gentille retraite, se voit obligé d'enfiler de nouveau son costume en lycra et de reprendre du service...

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Sorte de mélange d'Arsène Lupin, de Fantomas et de Diabolik réunis, Mister X est un personnage tout droit sorti d'un Fumetti (ce type de bandes dessinées typiquement italienne pour adulte narrant les exploits d'un héros en collants noir, adepte de la grimpette sauvage).

Les afficionados de la bande dessinée ne seront pas (trop) déçus de cette adaptation tout à fait satisfaisante , même si l'on est loin d'un délire à la Mario Bava comme pour "Diabolik". Piero Vivarelli reste tout à fait dans le cadre imposé par la B.D ( 1/3 aventure, 1/3 sexe, 1/3 sadisme) et l'on s'attend presque à retrouver à chaque plan une grosse bulle au dessus des personnages... On est quand même un cran au dessus du "Satanik"  (autre adaptation d'un personnage de Fumetti) réalisé l'année suivante par le même réalisateur. Une mention toute spéciale pour la belle Gaia Germani (souvenez vous, elle a joué avec Sheila, oui NOTRE Sheila dans ce monument cinématographique du délirium "kitch-up of sixties" qu'était le film "Bang-Bang) qui porte une série de tenues encore plus affiolantes et délirantes que la belle Marisa Mel dans "Diabolik".
Petit message personnel à messieurs les producteurs: puisque la mode est aux remakes de tout (et surtout pour l'instant de n'importe quoi) vous pourriez pas nous remaker ces petits films de séries B plutôt ?

Par djordj - Publié dans : vengeurs masqués
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Jeudi 5 mars 4 05 /03 /Mars 09:59

On trouve parfois de véritables petites perles dans les bacs (de promotions) des Hyper-marchés. Cette semaine, pour meme pas 3 petits euros, voici ce que j'ai découvert !

Il segno del Coyote (La griffe du coyote), 1963 réalisé par Marco Caïano, (Espagne/Italie) avec : Fred Canow (César de Echague / Zorro le coyote), Maria Luz (Léonora Acevedo), Mario Féliciani (gouverneur Parker), Arturo Dominici (Juge Clément), Giulia Rubni (Béatrice), Paola Barbara (Madame Acevedo), Piero Lulli (Lenny), Nadia Marlowa (Louisa), Raf Baldassarre (Lenny Henchman), José Canalejas (Capitaine Grey), Guiseppe Fortis (Wilkes), Miguel de Castillo (Julian), Jesus Tordtedillas (Don Diego, père de Cesar). Après avoir été considérée comme une province Espagnole, puis Mexicaine, la Californie est devenue une province à part entière des Etats Unis d'Amérique. Mais ce n'est pas pour autant que les ennuis des californiens sont finis... En effet, le dénommé Parker, qui vient d'etre nommé Gouverneur de Californie, a décidé de s'en mettre plein les poches et de s'approprier les territoires de tous les propriétaires de Los Angeles. Et pour cela, il s'adjoint les sevices du juge Clément pour non seulement condamner tous ceux qui s'opposent à lui mais en plus pour formenter d'odieux complots, comme celui visant à faire assassiner par ses hommes de main le Capitaine Grey qui dirige la garnison en poste et faire accuser quelque propriétaire terrien du coin. Heureusement le Coyote (sous le masque de qui se cache le flegmatique Don César de Echague) veille dans l'ombre sur les hombres...

Pour mieux vendre le film en Europe, les distributeurs  que rien n'arrète décidément, ont joué sur la confusion des genres et des personnages. Le Coyote est certes un héros masqué, comme Zorro, mais ce n'est pas vraiment Zorro. Hors ici, il est appelé,  au début du film surtout, Zorro. Mais il faut savoir en fais que le Coyote est un personnage bien à part qui fut créé par l'écrivain Joe Mallorqui (qui fut d'ailleurs le premier traducteur ibérique de Lovecraft) et qui écrivit  plus de 192 "Pulp" (des romans de gares) ayant ce Coyote pour héros entre 1944 et 1953.
 

"La griffe du Coyote" est donc un film de vengeur masqué de plus qui ne va certainement pas révolutionner le mythe ni par sa  mise en scène ni par son interprétation... Ici, le Coyote est interprété par, tenez vous bien mesdames... le bellatre mexicain Fred Canow (son nom pour l'europe) alias Fernando Casanova (rien que ça !  Mais, prudent, l'artiste au regard de braises éteintes s'est dit que Casanova, on le connaissait bien  en europe et qu'il vallait mieux changer de nom pour ne pas sombrer dans le ridicule....).

D'ailleurs, heureusement que le ridicule ne tue pas car sinon, notre sombre héros au sombréro serait mort dès le début du film ! Déja,  on regrette Guy Williams, le so-sexy Zorro de Disney qui n'avait pas les dents gatées et dont la cape noire satinée et le pantalon moule-bite en cuir brillaient sous chaque reflet de la lune. Ici Fred Carrow porte un gilet étriqué qui révèle à chaque mouvement trop brusque son amour immodéré pour les tapas nocturnes (ou son 5è mois de grossesse nerveuse, c'est selon) qui tue, d'entrée de jeu, le coté glamour du vengeur masqué. Comment ne pas rire, lorsqu'il demande à son fidèle domestique, qui hélas n'est pas muet, comment il trouve son costume de  super héros et s'il lui va bien (véridique !). Il faut dire que la voix française, la seule disponible sur le dvd hélas, ne facilite pas les choses, notre Casanova des favelas ayant, hélas, une voix style " Gonzague de Saint-Bris doublée par Michel Roux". Ce qui prète à rire très vite! Pour aider à) la compréhension du film, sachez , tout de même, que les bandits avancent à visages découverts tandis que les bons, qui aident le Coyote combattent tous le visage masqué. Le Coyote, qui, comme son déguisement, ne sait pas vraiment ce qu'il est ni ce qu'il fait. Un soir il porte un loup, un autre jour un bandana noir sur le nez. En plus, c'est un muffle et un snob de la pire espèce: il se fait tout le temps aider Luisa, sa petite péonne domestique qui semble très amoureuse de lui, mais c'est vers son "mannequin de chez Olida" de fiancée, qui n'arrète aps de le rabrouer en public ou de le giffler que son coeur se porte.A la fin du film, Julia se déguise même en Zorro (pour l'aider à fuir ses adversaires, eh bien devinez qui il va embrasser dans le dernier plan du film, sans un regard pour l'autre pomme de bonniche (qui n'est pas de son "monde" apres tout): sa grosse "Peggy la cochonne" de fiancée. El Con Coyote est Maso......Voila un scoop! Le reste est à l'avenant... Le traitre de service (le gouverneur) a autant d'imagination pour ses complots qu'une photocopieuse Ranxerox. A son service, un juge véreux qui fait pitié tellement on a l'impression qu'il n'est qu'un ramassis de fond de poubelles remplies d'anciens scripts, tous certainement refusés. Et l'abscence du sergent Garcia se fait cruellement sentir, car nous n'avons ici aucun personnage comique secondaire capable de relance rl'action quand celle ci commence à faiblir. Il faut dire qu'ici elle ne décolle vraiment jamais...et parfois même devient invraissemblable: vers la fin, après avoir tué en duel le vilain gouverneur, alors qu'il fuit une troupe de méchants qui le poursuivent, il est aidé par sa domestique Luisa qui s'est déguisée en Zorro. Eh bien ses poursuivants ne s'apperçoivent même pas que celui qu'ils ont poursuivit jusque la avait perdu son sombréro en route et que celui qu'il poursuivent désormais à de nouveau un chapeau (pas un sombrero en plus!) sur la tete. Pas futés les mecs.

Ce n'est pas la première fois que notre Casanova de supermarché porte le chapeau de vengeur masqué: il avait déja interprété plusieurs fois une bonne dizaine d'années auparavant (alors qu'il était plus mince et moins dégarni de la touffe...) un autre héros nommé "El Aguila Negra", le vengeur au coeur aussi grand que son sombréro (disait la publicité) ... sauf qu'il ne portait pas  de sombréro ... mais u chapeau de texan.
Tout un programme qu'on espère bien découvrir aussi un jour au détour t'une tête de gondole...
 voila donc le DVD du film

Post Scriptum

Ce n'était pas la première fois non plus que le personnage du Coyote apparaissait à l'écran

En 1955, Abel Shalazar interprétait lui aussi le héros au sombréro dans un film de Joaquim Luis Romero Marchent qui réalisa une suite en 1956 ("La justice du Coyote" scénario de Jésus Franco...)

Jésus Franco (NOTRE Jesus Franco, le seul, l'unique le merveilleusement Bis) qui écrivit, toujours pour Joachim Luis Romero Marchent les scénarii de deux Zorro quelques années plus tard : "La vengeance de Zorro" et "L'ombre de Zorro" avec Frank Lattimore dans le rôle du justicier qui ne sait pas trop non plus ce qu'il veut puisque dans le premier il porte un loup et dans le second un foulard sur le nez...

Le Coyote, quand à lui  est revenu sous les traits de José Coronado (et non pas Vincent Lindon comme on pourrait le croire)  en 1998 dans le film espagnol "Le retour du Coyote ("la Vuelta del Coyte") réalisé par Mario Camus.

Depuis, plus rien. Une affaire à suivre ...

Par djordj - Publié dans : vengeurs masqués
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Dimanche 15 février 7 15 /02 /Fév 10:35


Quand on parle de vengeur masqué, on pense tout de suite à Zorro le renard. Mais ne nous voilons pas la face,  il ne fut pas le seul et beaucoup d'autres justiciers (et justicières) vont ici tomber le masque...

 
La Tulipe noire (1964), réalisé par Christian Jacque (France/Italie), avec Alain Delon (Julien de Saint-Preux/ Guillaume de Saint-Preux), Virna Lisi (Caroline Plantin), Francis Blanche (Plantin), Adolfo Marsillach (Baron Lamouche), Dawn Addams (Marquise Catherine de Vigogne), Akim Tamiroff (Marquis de Vigogne), Georges Rigaud (Chef de la police), Robert Manuel (Prince de Grasillac) Laura Valenzula (Lisette). Nous sommes en France, à la veille de la révolution. Une grande partie de la noblesse du Roussillon se voit régulièrement détroussée par une sorte de Robin des Bois masqué que l'on surnomme "La Tulipe noire" et qui agit au nom du peuple afin de rendre à celui-ci ce que la noblesse lui a volé. Le fourbe baron Lamouche soupçonne Guillaume de Saint-Preux, un jeune nobliaux arrogant d'être ce bandit de grand chemin et, affin de le confondre, le marque d'une balafre à la joue. Mais, ce que le baron ne sait pas, c'est que Saint-Preux possède un frère jumeau, Julien. Celui-ci va tenir le rôle de son frère dans la société tandis que Guillaume va continuer sa lutte clandestine. Hélas, les désirs de changer la société des deux frères ne vont pas dans la même direction. Julien, dont la sympathie va aux insurgés veut déjouer les intrigues du Prince de Grasillac qui veut monter à Paris pour réprimer le peuple, aidé en cela par Caroline sa fiancée et Plantin son "futur" beau-père. Guillaume, lui, n'entends incarner "La Tulipe noire" que pour ses seuls intérêts. Leur propre conflit va t'il les mener à leurs pertes?

 
Au début des années 60, le cinémad'aventure dit de "Cape et d'épées" avait le vent en poupe. Jean Marais en était un des plus beaux fleurons (et fleuret) et triomphait dans des films comme "Le Bossu", "Le capitaine Fracasse", Le Masque de fer", "le Capitan", tous adaptés de chefs d'oeuvre de la littérature populaire.

Ayant eu son heure de gloire avec "Fanfan la Tulipe", le réalisateur Christian Jacque voulait revenir à un cinéma plus viril, en ayant sans doute assez de tourner de somptueuses bleuettes à l'eau de rose sur les grandes amoureuses de l'histoire de France (et d'italie) "Caroline Chérie", "Madame DuBarry","Lucrèce Borgia", "Nana" et autres "Madame Sans-Gène" et profiter en même temps d'un filon facile: le film d'action.

 Alain Delon, qui lui sort de grands succès "intellos" ("Rocco et ses frères, "L'aventura") rève aussi d'un cinéma plus facile, plus proche du public, comme vient de le faire son grand "rival" Jean-Paul Belmondo dans "Cartouche" de Philippe de Broca. Il aimerait bien incarner un héros comme Zorro, qui connut un immense succès à la télévision avec le feuilletton de Walt Disney. Malheureusement l'Italie - et l'Espagne-  voguaient déja énormément sur le phénomène "Zorro" au début des années 60 (pas moins de 7 films en 4 ans dont ""Zorro contre Maciste", "Zorro à la cour d'Espagne", "Zorro et les trois mousquetaires", "La fille de Zorro") ce qui conduisit Christian-Jacque et son fidèle scénariste Henri Jeanson à se retourner vers un héros plus "classique".

 Le choix se porte sur "La Tulipe noire" d'Alexandre Dumas, dont en fait ils ne gardèrent que le titre, trouvant décidément qu'il ne se passait pas grand chose d'intéressant dans le roman... Jeanson transforme totalement le récit original de Dumas, (En 1672,les hollandais renversent la république des frères de Witt pour donner le pouvoir à Guillaume II d'Orange, tandis que pendant ce temps, Cornélius van Baêrle,  filleul de Corneille de Wilt  tente de  déjouer moultes complots visant à l'empécher de fabriquer une tulipe noire pour laquelle la Société horticole de Haarlem a promis une récompense de cent mille florins), inventant donc cette histoire de justicier masqué - mi Zorro, mi Robin des Bois -  en greffant par dessus l'histoire de jumeaux aux idées complètement opposées qui luttent malgré tout contre le même ennemi. Très à l'aise dans ce double rôle, Alain Delon explose littéralement l'écran, qu'il soit l'intrépide et arrogant justicier masqué ou  son timide et timorré jumeau. Le casting internationnal ne le dessert pas au contraire. On lui offre comme partenaires féminines les très belles et talentueuses Virna Lisi et Dawn Addams et comme faire valoir un Francis Blanche au meilleur de sa forme. Le public ne s'y trompa pas et le film connut un immense succès (plus de 3 millions d'entréée). Preuve en est, il repasse régulièrement à la télévision.
 
Le film existe en DVD mais ne pas le confondre avec ceux du dessin animé portant le même nom

Quelques années plus tard, Delon incarnera de nouveau un justicier masqué, cette fois-ci Zorro lui même.

Zorro,   1975, réalisé par Duccio Tessari (France/Italie), avec Alain Delon (Don Diego/Miguel de la Serna, le faux/Zorro), Ottavia Piccolo (Comtesse Ortensia Pulido), Enzio Cerusico (Joaquim), Moustache (Sergent Garcia), Giacomo Rossi Stuart (Fritz von Merkel), Stanley Baker (colonel Huerta), Giampiero Albertini (Frère Francisco), Marino Masé (Miguel de la Serna, le vrai), Raika Juri (Senorina de la Serna), Adriana Asti (tante Carmen). Alors qu'il allait prendre ses fonctions de gouverneur de la province de Nuevo Aragon, Miguel de la Serna est assassiné dans une auberge par les hommes de main de l'infame colonel Huerta, un militaire vil et corrompu qui exploite et terrorise la population. Don Diego, ami d'enfance de Miguel, jure de le venger et pour cela, endosse alors son identité. Mais,  afin d'éviter de nouvelles tentatives d'assassinat, ile se fait passer pour quelqu'un de pleutre et couard. Pendant ce temps, sous le déguisement de Zorro, le justicier masqué, il met à mal chaque tentative du colonel de s'enrichir sur le dos de la population. Aidé par la belle comtesse Hortensia, secrètement amoureuse du justicier masqué, et du père Francesco. Tout cela jusqu'à l'affrontement final entre Diego (finalement démasqué) et le colonel de la Huerta. Un duel dont l'issue devra être la mort de l'un des deux adversaires...

 
N'étant pas acteur à se cantonner dans une seule catégorie de rôles, Alain Delon décide de faire plaisir à son fils, Anthony, et de jouer dans un film de cape et d'épées. Genre dans lequel il n'avait plus tourné depuis uhe bonne dizaine d'années, depuis le film de Christian Jacque "la Tulipe noire". Et, lui revient en mémoire un héros qu'il révait alors d'incarner, le fameux Zorro. Une  coproduction Franco-Italienne se met alors en place, car cela coute quand même bien moins cher, à l'époque, de tourner avec des équipes de techniciens italiens... Hélas qui dit manque de moyens dit parfois manque d'ambitions...Le scénariste Giorgio Arlorio fut sans doute été très influencé par le feuilletton de Walt Disney, à tel  point qu'il lui emprunte sans vergogne les personnages du valet muet et du sergent Garcia, qui ne figurent pas dans le roman original de Johnston McCulley...

Mais à part cela, on ne peut pas dire qu'il fasse preuve de beaucoup de génie dans le déroulement du scénario qui reste sans surprise. Coté acteurs aussi on joue le bon marché: Ottavia Piccolo (connue en france depuis qu'elle a tourné avec Delon dans "La veuve Couderc") et Giacomo Rossi-Stuart (honnête acteur de séries B italiennes du genre westerns spaghettis ou gialli), l'acteur comique français Moustache (uniquement pour sa ressemblance avec le sergent Garcia des studios Disney) et l'acteur anglais Stanley Baker, le seul à être, avec Delon, internationalement connu. Duccio Tessari, en bon réalisateur italien spécialisé dans les Péplums et les westerns spaghettis nous offre quelques belles scènes d'actions, notament celle du duel final, qui tentent de combler les nombreux moments creux du scénario. Et il eut beaucoup de mal parait-il à coordoner tout cela. Car le tournage, qui eut lieu en Espagne à coté de Madrid,  se fit en anglais avec une équipe technique 100% italienne, sauf en ce qui concerne les cascadeurs qui était Français, Espagnols et aussi Italiens.

Une cohabitation parfois difficile, ce qui fit que le maitre d'armes Yvan Chiffre (qui jouait les doublures pour Delon sur "La Tulipe noire") eut beaucoup de mal à diriger tous ces équipes (une violente bagarre aurait parait-il opposé les cascadeurs Italiens et Espagnols à propos d'une divergence d'opinion sur le chef d'Etat d'alors, Franco...). Afin d'éviter donc toutes tensions entre les différentes parties, il répartit les "rôles" ainsi: les cascadeurs français éffectuaient les combats à l'épée, les Espagnols toutes les cascades à cheval et les Italiens se contentaient des cascades acrobatiques (chutes, bagarres et...). Ce qui n'empèchera pas un cascadeur italien de se faire piétinner (volontairement?) par un cheval espagnol... Bien que sortit en France avec une campagne publicitaire sans précédents, le film n'obtint pas vraiment le succès escompté: 1 218 320 entrées seulement. Il faut dire que la même semaine sortait "La tour infernale"...

Le film existe en DVD dans de nombreuses langues

 


Par djordj - Publié dans : vengeurs masqués
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