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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 16:19

 


 Samurais 7, 2004 , dessin animé réalisé par Toshifumi Takizawa (Japon) pour la télévision. Le village de Kanna vit sous le joug des légions de Nobuseri, guérrier samourai déçu, revonvertit dans le banditisme rural, qui pillent régulièrement ses récoltes de riz (et violent aussi accessoirement les plus belles femmes de la région...). Les villageois en ont plus qu'assez de ces exactions et Gosaku, le doyen du village, propose que le village engage des samouraïs pour les défendre...C'est le jeune Rikichi, dont la femme fut kidnappéée, une jeune prêtresse,  Kirara, qui possède une eau magique dans son collier (qui brille lorsqu'elle s'approche d'un samourai au coeur pur) et Komachi, la jeune soeur de cette dernière, qui vont avoir le lourd devoir de se mettre en quète de la recherche des 7 valeureux mercenaires. Pour les payer, ils n'auront que quelques bols de riz à leur proposer.

Proposer un remake des "7 samourais" de Kurosawa n'a en soi rien de révolutionnaire, car, comme je l'ai montré ces derniers jours, il y eut moultes versions cinématographiques internationnales du célèbre thème (et encore je n'ai parlé que de celles reprenant le chiffre 7), dont la plus réussie, (et qui à mon avis reste à ce jour inégalée) est celle de John Sturges "les 7 mercenaires". Cette fois-ci c'est l'univers du déssin animé nippon (des mangas) qui s'empare du mythe. Pour une mini série télévisée. Cette série a le mérite de respecter le pitch de l’’oeuvre originale, et de s’appuyer sur ce qui rassemble nos héros: sauver l'honneur et la récolte de gentils fermiers d’un pauvre village sans cesse attaqué par un bandit sans foi ni loi. Nos paysans vont donc recruter 7 mercenaires qui, malgré un bond énoooooorme dans le futur, ressemblent trait pour trait (en caractère, je m'entends) à leurs ainés et, ce qui est encore plus surprenanant, ont gardé les même noms: ainsi on retrouve donc les personnages de Kikuchyo (Toshiro Mifune), qui devient ici un robot, autrefois humain (on a eu "Alien" qui temps qui est passé par la) dont le sabre peut se transformer en tronçonneuse (Leatherface je te vois!!!!), puis on retrouve Kambei Shimada,le commandant donc le plus sage, celui qui vit dans l'ombre de son passé, Gorobei Katayama (le plus acrobate),  Heihachi Hayashida (celui qui ne pense qu'à manger), Shichiroji (l'ancien frère d'arme de Kambei), Katsushiro Okamoto (l'inexpérimenté) et Kyuzo
(devenu étrangement blond et légèrement éfféminé). Personellement moi je suis plutôt fan de l'école Disney (la vieille celle de Blanche Neige, Peter Pan et les 101 dalmatiens). J'ai beaucoup de mal avec les mangas, donc je ne serais pas très objectif sur cette série. Je n'ai vu que quelques épisodes, et encore en lisant Mad Movies en même temps. Je ne pourrais donc en dire ni du bien, ni du mal. Sachez si vous voulez vous faire une opinion, qu'il y a 26 épisodes, sotis en DVD chez Asian Star...

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 14:56

Fai Talai Jone, (Les larmes du Tigre noir), 2000, réalisé par Wisit Sasanathieng, (Thailande), avec Chartchai Ngamsan (Tigre Noir), Sombat Metanee (Fai), Stella Malucchi (Rumpoey), Supakorn Kitsuwon (Mahesuan), Arawat Ruangvuth (le capitaine de police Kumjorn), Suwinit Panjamawat (Dum, Tigre noir jeune), Kanchit Kwanpracha (Kamman Dua). Tigre Noir, célèbre bandit Thailandais, est amoureux de Rumpoey la fille du gouverneur. En effet, alors qu'ils étaient encore enfants, il l'a sauvé de la noyade, puis plus tard, alors qu'il était étudiant, il a empéché une bande de voyou de la déshonorer. Ce qui lui valu d'être renvoyé de l'université et de devenir mercenaire à la solde de Fai, le chef des bandits. Mais la fille du gouverneur ne sait pas que Dum (son amour de jeunesse) et Tigre Noir ne sont q'une et même personne... Ce que Tigre Noir ne sait pas lui, c'est que non seulement Rumpoey va bientôt se marier avec le capitaine Kumjom, à qui son père, le gouverneur, la promise en échange de la mort de Tigre Noir mais aussi que son soi-disant "meilleur ami", Mahesuan, jaloux de sa popularité auprès de Fai, veut lui aussi sa mort...

 

  Imaginez  l'univers de Sam Peckimpah revu et corrigé par Pierre et Gilles version "Nous deux". C'est un peu ce que donnes cet excellent western Thaillandais de Wisit Sasanathieng: "Les larmes du Tigre noir".

Mélangeant habillement la violence des westerns spaghettis (cervelles éclatées, balles ricochant à foison sur plusieurs accessoires avant de tuer le vilain, ou fracassant des machoires pleines de dents avant d'aller s'écraser sur sur le tronc d'un arbre) et le coté "à l'eau de roses" des films populaires asiatiques (notament thaillandais) des années 50/60, Wisit Sasanathieng, dont c'est le premier film, nous offre assurément une oeuvre unique, incomparable, un film surprenant, romantique et rocambolesque à la fois. C'est beau (une magnifique photographie saturée voir décolorée comme l'attestent les photos plus haut), c'est kitch, pour ne pas dire vintage, sucré comme un loukhoum (qui n'est pas une spécialité thaillandaise comme chacun le sait, mais bon, je n'allais pas dire que c'était bon comme un riz gluant à la mangue...), et si on tombe parfois dans le mélo pur et dur (pas mal de flash-back évoquant les amours de jeunesse - amours déja impossibles- des deux protagonistes, le bandit et la fille du gouverneur) c'est pour mieux repartir vers le monde impitoyable des cow-boys sans foi ni loi qui d'une seule balle, d'une seule, tuent " l'hombre" plus vite que leurs ombres... On notera l'emprunt d'une musique célèbre d'Enio Morricone (je ne sais plus si c'est celle du "Bon, la brute et le truand" ou celles de quelques poignées de dollars en plus...). Ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de voir des hordes de cavaliers débridés chevaucher sauvagement à travers les rizieres thailandaises au soleil couchant en criant "J'irais verser du Nioc-man sur tes tripes"... alors ne boudez pas votre plaisir, d'autant plus qu'il fut le premier film Thailandais en compétition à Cannes en 2001 ("Un certain regard").
Le film est sorti en DVD

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