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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 10:20


Reine incontestée de la série B, l'actriche autrichienne Sybil Danning s'est illustrée par deux fois dans des remakes du film de Kurosawa, réussissant à  chaque fois, grace à son incroyable beauté (et à son talent) à donner du relief (et quel relief) à des films qui, sans sa présence, seraient peut-être tombés rapidement dans l'oubli...


Battle beyond the stars (Les mercenaires de l’espace), 1980, réalisé par Jimmy T Murakami, (Usa), avec Richard Thomas (Shad), Robert Vaughn (Gelt), John Saxon (Sador), Sybil Danning (Saint-Exmin-Walkyrie selon les versions), George Peppard (Cowboy), Darlannne Fluegel (Nanelia), Sam Jaffe (docteur Hephaestus), Jeff Corey (Zed), Marta Kristen (Lux). La pacifique planète d'Akir est menacée par l'infame Dark Vador (ah non, il s'appelle Sador), dont le passe temps favori est féter le 14 juillet en faisant exploser des planètes. Le conseil des anciens sages charge le jeune Shad de recruter des mercenaires afin de défendre la planète et de l'empécher d'être détruite par le convertisseur interstellaire de Sador. Shad se dirige donc vers la planète du docteur Hephaestus afinf d'acheter des armes et d'y trouver ensuite des compagnons qui deviendront donc des compagnons d'armes.


Certainement la version la plus kitch, la plus drôle, mais aussi la plus norginale des "7 mercenaires". Rappellez vous... Nous sommes au début des anné&es 80, en pleine folie galactique. "Star Wars" et "Alien" ont relancé la science-fiction, genre moribond ayant eu ses heures de gloires dans les années 50 et qui, malgré le succès de "2001 odyssée de l'espace " de Stanley Kubric et celui de "La planète des singes" de Franklin Schaeffer , ou d' oeuvres somme toutes assez marginales commme "THX 1138" de George Lucas ou "Silent running" de Douglas Trubull", a du mal a reconquérir le grand écran. Star Wars donc a su recréer un autre monde (c'est le cas de le dire") et un autre genre: le western sidéral. Enfin si les battailles (intergalactiques donc) font penser aux batailles cowboys contre indiens, les intriges, elles sont largement inspirées des péplums antiques: Le vilain roi Untel, a kidnappe la princesse Machinchose, afin de soumettre le peuple de Trucmuche à sa loi, mais heureusement le vaillant Blondinet va, avec l'aide de quelques amis, la délivrer et tuer le tyran. Que cela se passe a Troie ou sur la planète Alpha, c'est Kif-kifmême combat !!! L'idéal donc pour réaliser une nouvelle version des "7 mercenaires" (et donc des "7 samourais"). C'est ce que ce sontt dit en tout cas le producteur John Sayles et le jeune scénariste James Caméron (eh oui, le réalisateur de "Titranic"), qui durent revendre, après quelques péripéties, le projet à Roger Corman (le pape de la série B). Celui-ci avaient de grandes ambitions: Harrisson Ford tout auréolé de son succès dans "Star Wars", Robert Vaughn pour le clin d'oeil et George Peppard qui est certes un peu has been, mais sait encore jouer et n'est pas trop cher. La ou leprojet semble déraper, c'est que Corman ambitionne de convaincre Igmar Bergman de réaliser le film... Ce qui en se fera pas bien sûr et c'est donc un honnête tacheron, venu des effets spéciaux, Jimmy Teru Murakami, qui s'y collera. Les féministes  (et Ridley) étant passées par la, deux femmes rejoindront (pour la première fois) l'équipe des combattants de la justice. Et qu'elle équipe: un homme lézard (on est en pleine SF), un cowboy cinéphile, un tueur en cavale (Vaughn), deux nains de jardins bicéphales, une amazonne (Sybil Danning) et une passionné d'informatique. Dont il tombera of course amoureux. Même si le film n'a pas rencontré (en France en tout cas) le succès escompté, il deviendra par la suite un véritable films culte pour les amteurs de série B. Evidement la plus remarquée (à défaut d'être remarquable) sera la belle Sybil Danning dans une panoplie de costumes mettant en relief son impeccable, et si sexy, anatomie. Barbarella en rêve encore... On regrette d'autant plus le choix de Richard Thomas dans le rôle du jeune premier, fade et sans relief qui malheureusement accapare le plus l'écran, laissant peu de place a des acteurs plus confirmés (et talentueux) comme John Saxon ou Robert Vaughn pour se mlettre ne valeur.
Le film a ma connaissance n'est sortit qu'en VHS en France (chez Warner Home Video) et  reste, hélas,tres dur a trouver.


Trois années plus tard, Sybil Danning remettra le couvert (et ses atours en valeur) dans le rôle de la mercenaire intrépide dans un navet de Bruno Mattei avec l'incroyable Hulk comme partenaire. O tempora, o galère....

I sette magnifici gladiatori , (Les 7 gladiateurs) 1983, réalisé par Bruno Mattei et Claudio Fraasso (italie), avec Lou Ferrigno (Han), Sybil Danning (Julia), Brad Harris (Scipio), Dan Vadis (Nicerote), Carla Ferrigno (Pandora), Barbara Pesante (Anakora), Yehuda Efroni (l’Empereur), Mandy Rice-Davies (Lucilla), Robert Mura (Vendrix), Ivan Beshears (Goliath), Giovanni Cianfriglia (Festo). L'infame bandit, le cruel Scipio, a hérité des pouvoirs magiques de sa sorcière de mère et s'en sert pour piller les villages avoisinant la Rome antique. Entrées en posséssion de l'épée magique qui seule peut le vaincre, les femmes d'un petit village envoie la jeune Cassandra rechercher celui qui pourra les délivrer du Mal. Après moultes péripéties, Cassendra va rencontre le gladiateur Han, qui rejoint par six autres compagnons, va combrattre le bandit et libérer le village.

Cette version "Connard le Barban" des "7 mercenaires" est de loin une des plus mauvaises et ne vaut d'etre vue que pour les apparitions de la sublime Sybil Danning,  toute (courte) vétue de cuir noir clouté, ce qui la classe d'office n° 1 au sommet des fantasmes masculins... Elle seule sauve le film, le reste étant laissé à l'abandon par un Bruno Mattei piqué par une mouche Tsé-Tsé. Jamais nous n'avions vu des combats de gladiateurs aussi soporifiques. A croire que les scènes sont filmées au ralenti. Même la scène ou deux gladiatrices (mannequins chez Cochonou) le corps tout enduit d'huile (de vidange?) se battent sous les yeux de l'empereur romain, qui ressemble à Michel Serrault dans "2heures moins le quart avant JC" de Jean Yanne ) est d'une rare nullité. On a l'impression d'ailleurs que l'ingénieur du son s'est trompé de bande son et à mis celle d'un film porno, tellement les râles des deux femmes font plus penser à des truies en plein orgasme qu'à des gladiatrices en train de combattre. Lou Ferrigno est toujours aussi mauvais acteur et le fait qu'il ne soit pas vert (comme dans Hulk), enlève le peu d'intérêt qu'on pouvait lui trouver... Bruno Mattei avait pourtant convaincu la société productrice Cannon de demander à Lou Ferrigno de rester deux semaines de plus pour tourner des scènes supplémentaires, espérant ainsi avoir quelques moments "acceptables" dans le film mais les scènes furent jugées tellement mauvaises, qu'elles furent jetées carrément à la poubelle...Le méchant à beau ressembler (de loin) à Christopher Lee, il n'a ni son charisme, ni son talent. Bref, rien à sauver de cette mauvaise série B, qui n'aura rien à envier d'ailleurs au "Hercule" du même Bruno Mattei qui réunissait déja Lou Ferrigno et Sybil Danning. C'est d'ailleurs peut-être pour cela que le film est sortit dans quelques pays étrangers (surtout en vidéo) sous le titre "Hercule II".

  le film existe en DVD (usa) mais je ne l'ai pas encore trouvé en France.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 14:20

 

Ces deux versions romaines des "7 mercenaires" ont en commun d'avoir toutes deux été réalisées par le même metteur en scène et interprétées par le même acteur jouant le même héros. Que demande de plus le peuple ?

Sette contro tutti,(Les 7 gladiateurs rebelles)  1965, réalisé par Michele Lupo, avec Roger Browne (Marcus Aulus), José Greci (Assuer), Alfio Caltabiano (Vadius), Harold Bradley (Tucos), Mario Novelli (Physios), Erno Crisa (Morakeb), Arnaldo Fabrizio (Goliath), Jeff Cameron, Pietro Ceccarelli . Dans la ville d'Aristee, le tribun Vadius commande les troupes militaires du roi Krontal, dont il sappe régulièrement l'autorité vis à vis de son peuple. Sachant que la fin de son dictat approche, Vadius songe à épouser Assuer, la fille du roi. Pour cela, il passe une alliance avec les Kivas, une secte dont les membres possèdent un très riche minerai, capable de lui assurer la fortune et le pouvoir.Marcus Aulus, un vaillant centurion, tente de s'opposer aux manigances de Vadius. Capturé et emprisonné, il est forcé de combattre six vaillants gladiateurs. Mais, contrairement à ce que pensait Vadius, Marcus ne se fait pas tuer par eux, mais trouve en ces braves des alliés inatendus. Pendant ce temps, Assuer est enlevé par les Kivas. Le nain Goliath, précieux allié des gladiateurs libere alors ceux ci des geoles du tribun. Nos héros s'empressent d'aller délivrer la princesse, de détruire la cachette de la secte et de revenir affronter le tribun que Marcus tuera de ses propres mains...


Michele Lupo n'arrive malheureusement pas, comme cinéaste, à la cheville d'Alberto de Martino. Sans être vraiment mauvais, ce "remake" déguisé des "7 mercenaires" reste relativement soporifique. Il réalisa la même année un autre péplum, un peu plus intéressant, reprenant le thème des 7 gladiateurs unis contre le tyran

l Le film existe en dvd et VHS



 Gli schiavi più forti del mondo (Les gladiateurs les plus forts du monde), 1964, réalisé par Michele Lupo, avec Roger Browne (Marcus Aulus), Gordon Mitchell (Balisten), Calisto Calisti (Selim), Giacomo Rossi Stuart (Gaio), Arnaldo Fabrizio (Goliath), Scilla Gabel (Claudia), Germano Longo (Lucius Emilius). Nous sommes cette fois-ci sous le règne de l'auguste Néron. Le tribun Marcus Aulus, étant en disgrace avec Rome, est envoyé dans une province reculée d'Afrique. Il rentre en conflit avec le centurion Gaio, un être vil et corrompu qui traite de manière inhumaine les esclaves chargés de construire un aqueduc. Gaio formente une révolte qu'il impute à Marcus et essaye de faire en sorte qu'il soit tué durant les affrontements entre la garde et les esclaves. Alors qu'il est grièvement bléssé, Marcus est secouru par Balisten, un esclave à qui jadis Marcus avait sauvé la vie. Avec l'aide de cinq autres esclaves ayant échappé au massacre, Marcus se rend à la ville d'Aristea afin de demander de l'aide. Mais Gaio a fait courrir le bruit que Marcus était le chef de la révolte et il manque de peu d'être arrété. Il décide alors de partir pour Rome avec ses compagnons. La bas, afin de mieux confondre le traitre, ils s'exhibent comme gladiateurs dans l'arène du Colisée. Après un ultime combat, dans lequel il affrontera et tuera l'infâme Gaio, Marcus épousera sa fiancée, la belle Claudia et affranchira Balisten et ses autres compagnons.

 
On retrouve encore une fois Roger Browne dans le rôle principal. Il faut dire qu'à l'époque l'acteur s'était un peu spécialisé dans les péplums, notament dans les rôles de gladiateurs..."il dieci gladiatori", "il triompho dei dieci gadiatori", "La vendetta di Spartacus", etc...
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Si la jupette ne lui va pas trop mal, on ne peut pas dire par contre qu'il soit forcément très à l'aise dans les scènes de combats.



Le film existe en DVD

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 15:09

Les Italiens aiment bien plagier les chefs d'oeuvres et les remettre à leurs sauces. "Les 7 samouraïs" et lLes 7 mercnaires "n'échapperont pas à la règle. Le Péplum étant un genre tout à fait idéal pour mener les révoltes, il était normal que Cinecitta commence par là...



I sette gladiatori (Les 7 gladiateurs), 1961, réalisé par Pedro Lazaga(alias Alberto de Martino), (Italie/Espagne), avec Richard Harrison (Darius), Loredaba Busciak (Aglaia), Livio Lorenzon (Panurge), Gérard Tichy (Hiarba), Edoardo Toniolo (Milon), José Marco (Xéno), Bata Barri (Flaccus), Nazzareno Zamperla (Vargas), Franca Badeschi (Licia), Enrique Avila (Livius), Antonio Molino Rojo (Macrobius), Antonio Rubio (Mados). Le spartiate Darius est devenu gladiateur bien malgré lui. En effet, fait prisonnier à la suite d'une bataille contre les romains, il se retrouve aujourd'hui dans le cirque le plus prestigieux de Rome, obligé de combattre contre une horde de sauvages gaulois. Il en sort vainqueur, et devant la beauté du combat, la foule réclame qu'il soit affranchit. De retour sur sa terre natale, Darius tombe dans un piège tendu par le cruel Hiarba, qui vient d'assassiner le père de sa fiancée, la belle Aglaia, qui le genait dans ses  ambitions. Darius réussit à échapper aux soldats de Hiarba, et avec l'aide de six anciens gladiateurs, qu'il avait connu à Rome, il va tenter de délivrer la ville du joug du cruel tyran.

Voici, à ma connaissance, le premier remake en jupette des glorieux "7 samouraïs" de Kurosawa. C'est Alberto de Martino qui , se cachant sous le pseudonyme hibérique de Pedro Lazaga, réalise ce savoureux péplum, malheureusement peu connu en France. On retrouve, dans le rôle du spartiate sans peur (et sans reproche) le beau Richard Harrison, acteur fidèle s'il en fut aux séris B italiennes, spécialisé dans les péplums ("Perséée l'invincible"), western spagheti ("Sur la tombe de Sabata")), films d'espionnage ("A 077 défie les tueurs "), film de guerre ("Les léopards de Churchill") qui incarna "Marco Polo" dans une production Taïwanaise realisée par Cheh Chang ("The magnificent kung-fu warriors") avant de finir malheureusement sa grande carrière dans une multitude de sous-productions ninjas ("Ninja Holocauste", "Ninja Terminator" ou "Ninja Powerforce" pour ne citer que les plus connus). 

Le film n'est pas dénué d'humour, notament lors des scènes ou Harrison va "recruter"  nos six valeureux gladiateurs: l'un dans une foire, un autre dans une taverne ou il est saoul comme une bourrique, avant d'aller quérir un troisème dans un bordel ou il  "vend" ses charmes... On notera aussi l'utilisation en gimmick de la musique des "7 mercenaires", nos 7 gladiateurs sifflant ici l'air de Elmer Bernstein comme signal de reconnaissance... petit clin d'oeil amical  en passant deAlberto de Martino à John Sturges. Alberto De Martino reprendra deux autres fois  le thème des 7 mercenaires, avec "Les Sept Invincibles" en  1963 et "La Révolte de Sparte" en 1964.
 
le DVd est sortit en espagne dans la collection "Aventurads légendarias"


Gli invincibili sette (Les 7 invincibles), 1963, réalisé par Alberto de Martino, (Italie), avec Tony Russel (Leslio), Helga Ligne (Lydia), Massimo Serato (Axel), Gérard Tichy (Rabirio),  Renaldo Baldini (Kadem), Livio Lorenzon (Rubio), Barta Berri (Baxo), José Marco (Luzar), Cris Huerta (Gular), Gianni Solaro (Nakassar). Le tyranique Rabirio appauvrit la population en les taxant fortement et ce uniquement pour satisfaire ses gouts de luxe. L'or de ces pauvres gens s'entasse donc dans les coffres de l'odieux tyran. Au cours d'une rafle, Axel, chef de la rebellion, est arrété avec d'autres compagnons, par les mercenaires macédoinniens à la solde de Rabirio et vendu comme esclave. Le riche Leslio se rend acquéreur de cinq d'entre eux et avec leur aide délivre Axel, qui n'est autre que son frère, juste avant que ce dernier ne soit supplicié. Ensemble, nos sept amis vont s'unir pour combattre et anéantir le despote Rabirio.

Pas grand chose à dire de ce péplum légèrement soporifique.. Cela étant du certainement au manque évident de charisme du héros principal, Tony Russel, un de ces nombreux acteurs américains qui débarqua en Italie pour relancer une carrière un peu chancelant en tournant dans moultes westerns, péplums et autres séries B dont sele Cinecitta avait le secret....Ils ont beau être invincibles, ces sept lascars sont bien moins interessants que les sept gladiateurs précédents...



Rivolta dei sette , (La révolte de Sparte), 1964, réalise par Alberto Martino, avec Tony Russel (Keros), Massimo Serato (Baxo), Nando Gazzolo (Sar/Milo), Livio Lorenzon (Nemete), Pieo Lulli (Silone), Helga Liné (Aspasia), Paola Pitti (Helea), Howard Ross (Croto), Pietro Capanna (Mardok), Walter Maestosi (Criton). Nous sommes au IIè siècle avant JC (mais chut, il ne le sait pas!). Le roi Milon règne en véritable dictateur sur Sparte depuis plusieurs années. Quelques rebelles réussissent à dérober une statuette en or à l'éfigie du dieu Arès, renfermant les preuves irréfutables de la félonie  de Milon. Mais ils sont pourchassés et tués, sauf l'un d'entre eux qui réussit à se réfugier chez son amis Kéros. Celui-ci se trouve en compagnie d'Apasie, à sur laquelle Milon a jeté son dévolu.Profitons de l'occasion, Milon fait arréter Keros qui est envoyé aussitôt dans une école de gladiateurs afin de participer aux prochains combats dans l'arène. Mais Kéros s'évade bientôt en compagnie d'un des gladiateurs, rencontre une troupe de comédiens, dirigé par un dramaturge alcolique possédant une bien jolie fille  dont Keros tombe bien sur amoureux. Il sympathise aussi avec deux rebelles et un géant noir. Désormais, nos sept amis vont pouvoir combattre les troupes de Milon et destituer le dictateur gràce à la statueltte que Keros possède toujours.

Cette troisième mouture des "7 mercenaires " en jupette réalisée par Alberto de Martino, est de loin la plus confuse et la moins réussie. Et on se demande parfois si Alberto de Martino n'aurait pas trop lu non plus "Le capitaine Fracasse"...
le film existe en Dvd italien.

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 14:37

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        La guerre des toges n'aura pas lieu... tonnerre de Zeus!
Hercule et Maciste, même combat, la preuve, ce sont souvent les mêmes acteurs qui ont incarné ces deux héros à différents moments de leur carrière...


Ercole al Centro della terra, (Hercule contre les vampires ), 1961, réalisé par Mario Bava (Italie), avec : Reg Park (Hercule), Léonora Ruffo (Princesse Dejanire), Christopher Lee (Lico), Giorgo Ardisson (Thésée), Franco Giacobini (Télémaque), Marisa Belli (Arethuse), Ida Galli (Proserpine), Mino Doro (Keros), Monica Neri (Egle), Ely Draco (Jocaste), Aldo Penidotti (Sunis), Gaia Germani (Sybille). Des soldats à la solde du sinistre Lico attaquent Thésée, trop occupé à conter fleurette à la belle Jocaste pour riposter rapidement. Heureusement pour lui, son ami Hercule, passant dans le coin, lui prête main forte (c'est le cas de le dire..). Pendant ce temps,  Lico a fait assassiner son frère  le roi  d'Echalia afin de s'emparer du trone et retient prisonnière sa nièce, la princesse Déjanire. En arrivant à Echalia, Hercule, le fiancé de Déjanire, apprend  par la bouche du grand prêtre Kéros que sa fiancée est au plus mal et que c'est donc son oncle, Lico, qui gouvernene le pays. Reçu par le nouveau Tyran, Hercule découvre avec stupéfaction que  sa bien aimée ne le reconnait même plus. Le soir même , Hercule se rend chez Kéros qui a promis de lui faire d'étonnante révélations, mais il découvre que celui-ci a été assassiné. Licos fait courrir le bruit que la faute en incombe à Déjanire et que seule la mort de cette dernière délivrera le peuple d'Echalia des forces du mal. Mais la vestale Sybille révèle à Hercule qu'en fait Lico a jeté un sort à la princesse et qu'elle se trouve désormais tranformée en une sorte de zombie rompue à la seule volonté du tyran. S'il veut la délivrer de ce sortilège, Hercule doit descendre aux enfers et en ramener la Pierre de vie, qui seule à le pouvoir de ramener à la vie sa dulcinée. Mais pour arriver à ses fins, Hercule devra trouver et s'emparer de la pomme d'or du jardin des Héspérides, qui seule permet de revenir vivant du royaume des morts. Pour ce périlleux voyage, Hercule prendra comme compagnons l'intrépide Thésée ainsi que Télémaque, qu'il vient de sauver des griffes du colosse Sunis. A trois, ils ne seront pas de trop pour réussir à vaincre le monstre de pierre Procuste, échapper aux visions débonnaires du pays des mirages, vaincre un lac de feu, franchir les marais bouillonants du Styx, déjouer les plans machiavéliques de la fille de Junon, Poserpine, dont Thésée est tombé amoureux, vaincre des goules volantes et tout cela avant que Lico ne sacrifie Déjanire le soir de la pleine lune, ce qui lui donnerai alors le pouvoir de régner pour l'éternité...
 
On ne présente plus le fils de Zeus, mi-dieu mi-homme, qui atteint très jeune la célébrité en réalisant une bonne douzaine de travaux d'utilité parait-il publique... Curieusement s'il apparait la première fois au cinéma en 1915 dans "Maciste" (une suite de "Cabiria", le tout premier film ou apparut Maciste), il faudra attendre la fin des années 50 pour voir vraiment apparaitre notre héros en jupette, sous les traits  de Steve Reeves dans le film "les 12 travaux d'Hercule" .

Quand le célèbre producteur propose à Mario Bava (que l'on ne présente plus - voir http://www.le-giallo.com/) de réaliser ce délirant péplum, Bava n’avait, officellement, réalisé qu'un seul film - mais pas n'importe lequel -  l'extraordinaire « Masque du Déémon ». Je dis bien officiellement, car en fait, même s'il n'apparait sur aucun générique auparavant, il a été plus d'une fois appellé en renfort pour terminer certains films (dont 2 péplums "Ulysse" de  Mario Camerini avec Kirk Douglas, "La bataille de Marathon" de Jacques Tourneur avec Steve - Hercule - Reeves et 2 films d'horreur "Les vampires" et "Caltiki, le monstre immortel" de Riccardo Freda). De plus, il s'était déja taillé une excellente réputation en tant que chef opérateur sur 2 autres péplums comme  "Hercule et la Reine de Lydie » ainsi que « Les Travaux d’’Hercule». Le monde antique et en toc ne lui était donc pas étranger...

Expériences qui vont lui être très profitables étant donné que Bava doit se débrouiller d'un budget plus que misérable pour réaliser ce film. Rognant sur tout, il écrit lui même le scénario, réduit les tournages en extérieur au minimum, préférant faire appel à son génie visuel pour réaliser de multiples scènes en trompe l'oeil dans des décors macabres éclairés de multiples lumières pourpres ou mauves (qui sont un peu sa signature) dans des décors de carton pâte et invente des effets spéciaux  à deux balles (ainsi, la lave en fusion n'est autre que de la polenta...) qui, miraculeusement, passent étonnament bien à l'écran (exception faite de Procuste, le monstre de pierre).

 
Coté casting, puisqu'il ne peut avoir Steve Reeves (ZE Hercule), il devra se contenter du culturiste Reg Park (pas encore devenu le mentor du futur sénateur de la Californie, Arnold Schwarzzenegger - qui interpréta d'ailleurs aussi Hercule) qui avait déja interprété le mythique héros dans "Hercule à la conquète de l'Atlantide), qui ,hélas coté comédien,  était du genre tout dans les muscles rien dans la tête...A noter qu'il interprètera Maciste, lui aussi, dans "Maciste dans les  mines du roi Salomon".
 
Heureusement, face à lui , on retrouve Christopher Lee, tout auréolé de la gloire de son personnage de Dracula, machiavélique à souhait dans le rôle du tyran assoiffé de sang. Est-ce à cause de sa présence au générique que le mot Vampire apparait dans le titre Français ? Car bien sur,  il n'y a aucun vampire dans le film et la seule chose qui pourrait, à la limite, y faire penser serait la scène ou l'on voit Christopher Lee se refléter dans une mare de sang... A noter qu'il existe pas moins de trois versions différentes du film: la version européenne exploitée en salle à l'époque (75 minutes), une version américaine plus longue de 5 minutes car remontée différement et enfin une dernière, italienne, exploitée en vidéo dite "uncut" qui reprendrait en prologue une scène coupée au montage à l'époque, scène où l'on voit Lico - Christopher Lee
invoquer la Lune et les forces des ténèbres lors d'un étrange rituel, scène qui fut redécouverte dans les annéées 90 mais qui, hélas, n'apparait pas dans la version que nous offre le DVD qui vient de paraître chez Opening.
 


Curieusement, cette année là, le  rival d'Hercule, Maciste (qui veut dire littéralement celui qui est né de la Pierre lutte lui aussi contre les vampires. A croire qu'ils ont une dent contre eux...

 
Maciste contro il vampiro (Maciste contre le fantôme), 1961, réalisé par Sergio Corbucci et Giacomo Gentilomo, (Italie), avec Gordon Scott (Maciste), Léonora Ruffo (Giulia), Jacques Sernas (Kurtik), Gian-Maria Canale (Astra), Rocco Vitolazzi (Giro), Mario Feliciani (le sultan Abdul), Emma Baron (la mère de Maciste),Van Aikens (Amahl), Annabella Incontrera (Magda), Guido Celano (Kobrak, le vampire). Le village de la maman de Maciste a été attaqué par une armée d'hommes masqués qui ont enlevé toutes les filles et tués les hommes valides.Maciste, aidé par Ciro, un enfant qu'il a sauvé, se rend à Salamak, ou résident les bandits, afin de délivrer les jeunes femmes qui y sont vendues comme esclaves. Mais sur place, il ne retrouve pas Guita, sa fiancée, qui avait été enlevée, elle aussi, par les hommes de main du sultan Abdul. Par contre, il découvre que c'est Astia, la favorite du sultan qui est à l'origine de ce trafic d'esclaves et qu'elle dirige le sultan par le biais de Kobrak, un vampire apparut de nulle part et qui a réduit ses propres gardes en une armée de zombies sous ses ordres.. Maciste conclut une aliance avec Kurtik, le chef des hommes bleus, le seul à s'opposer à Kobrak, mais il est capturé par le sultan et jeté dans les arènes...

Figure emblématique du cinéma d'aventure italien, Maciste apparaît dès l'époque du muet, en 191, 3 dans le film "Cabiria" de Giovanni Pastrone. Si le personnage, interprété alors par un docker génois,  Bartolomo Pagano, n'est que secondaire dans ce film (il est l'esclave protecteur de l'héroïne), il fait un tel  carton auprès de la clientèle fémine, qui tombe littéralementen pamoison devant la montagne de muscles en sueur qui s'agite en pagne devant elle, qu'il deviendra très vite le héros à part entière d'autres films...

Ce personnage herculéen, qui défend la veuve,  l'opprimé et l'orphelin, traversera les époque (de l'antiquité à nos jours) et rencontrera, de manière insolite parfois, diverses personnalités du petit écran comme les trois mousquetaires ou Zorro. Comme ses copains Hercule, Samson ou Goliath, Maciste ne survivra pas aux années 70 qui verra s'accomplir "la chute de l'empire Romain", laissant derrière lui une kyrielle de films au charme vintage indéniable... Maciste est facilement reconnaissable à ses homologues culturiste au fait qu'il a toujours les bras ouverts sur les affiches...

Après un passage éclair  en Grèce ("Le triomphe de Maciste" et enfin en Egypte (Maciste dans la vallée des rois", Maciste débarque en Orient, sous les traits de Gordon Scott, onzième Tarzan du nom, qui, las d'incarner le personnage créé par E.R. Burroughs pour trois kopeks, débarque à Cinecittà pour reprendre la tunique laissée vacante par Kirk Morris et Mark Forrest. Promenant cette fois-ci son string rouge sur les bords de la mer, Rouge elle aussi, Maciste va devoir affronter le plus étonnants des vampires de toute l'histoire du cinéma fantastique, l'affreux Kobrak, dont le vrai visage ne nous sera révélé que quelques secondes avant sa destruction.

Sergio Corbucci (qui venait alors de réaliser "Romulus et Rémus" avec Steve Reeves) et Giacomo Gentilomo 
nous offrent la un péplum digne des meilleurs avec scènes fortes et chocs à la clef dont celle du vampire buvant une coupe remplie du sang de quelques vierges après avoir massacré le village de la mère de Maciste,  la scène de torture de Maciste sous la cloche de verre, ou encore la scène finale ou Maciste affronte lors d'un combat titanesque son double, qui n'est autre bien sur que Kobrak le vampire...
 le film existe bien sur en dvd

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