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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:27

Benjamin ou les mémoires d'un puceau, , 1967, réalisé par Michel Deville, (France), avec Michèle Morgan (la comtesse Gabrielle de Valandry) Michel Piccoli (Comte Philippe de Saint-Germain), Catherine Deneuve (Anne de Clécy), Pierre Clémenti (Benjamin), Francine Bergé (Marion), Anna Gaël (Célestine), Catherine Rouvel (Victorine), Jacques Dufilho (Camille), Lyne Chardonnet (Jacotte), Odile Versois (la conseillère), Simone Bach (Madame de la Tour). Nous sommes en France milieu- fin du XVIIIè siècle. Benjamin, jeune et beau garçon de 17 ans n'y connait rien aux femmes. Orpheli de père et de mère, il fut jusqi'ici éevé dans l'ignorance la plus totale du monde et dans la plus profonde solitude par son précepteur, Camille, qui, voyant la fortune du jeune homme s'épuiser, se décide à le conduire chez sa riche tante, la comtesse de Valandry, afin qu'elle pourvoit désormais au gite et à l'éducation du jeune homme. Benjamin découvre soudain un tout autre monde que celui qu'il connut jusqu'alors. Un monde remplit de jolies femmes et de galants homes, de soubrettes délurées et d'aristocrates argentés. Si le Comte Philippe est chargé de son éducation "civique", les soubrettes se chargent quand à elles de son éducation sexuelle. Ou tout du moins essayent , car à chaque fois que l'une d'entre elle parvient à le coincer pour le déniaiser, surgissent moultes imprévus qui empèchent la chose de s'accomplir. Au grand dam de ces dames et surtout de Benjamin qui aimerait bien jeter sa gourme une fois pour toutes. C'est en fin de compte la fiancée du Comte Philippe, la jeune Anne, qui s'offrira à lui par jeu, préférant perdre sa virginité dans les bras d'un inexpérimenté qu'elle apprécie plutôt que dans ceux de ce futur mari qu'on lui impose, qui à ses yeux n'est qu'un vulgaire débauché et qu'elle n'aime pas.
M

Michel Deville est sans conteste un cinéaste à part dans le cinéma Français. Qu'il mette en scènes des drames sentimentaux ("Le mouton enragé", "Raphael ou le débauché"), des films policiers ("Eaux" Profondes", "Le Paltoquet"), des films politiques ("Le dossier 51") ou des comédies légères ("L'ours et la Poupée", "Benjamin"), il étonne et surtout, il détonne, marchant souvent à contre-courant des modes et des genres. Ainsi, en pleine "Nouvelle vague", qui commence pourtant sérieusement à être "à bout de souffle", réalise t'il ce joli conte libertin qui fut courroné du Prix Louis Delluc. Tout est réussi dans ce film, du scénario (écrit en collaboration avec sa compagne Nina Companeez ) au casting éblouissant: Michèle Morgan, dans un de ses derniers beauxx rôles ), Michel Piccoli génial comme à son habitude, Pierre Clémenti éblouissant dans ce rôle de jeune puceau que toutes les femmes du chateau ont décidé de "déniaiser" la première, Catherine Deneuve qui n'a jamais été aussi belle (même avec Jean-Paul Rappeneau) et aussi "libertine", Catherine Rouvel, Lynn Chardonnet et Francine Bergé en soubrettes délurées, Odile Versois en "conseillère" matrimoniale, Jacques Dufilho dans le role du precepteur, bref un feu d'artifice de stars toutes à leurs avantages, servies par un scénario drôle, intelligent assorti de dialogues pertinents comme on en entend de plus en plus rarement  (eh oui, le cinéma français actuel pèche par manque de scénaristes et surtout de dialoguistes). Un film qu'on ne se lasse jamais de voir et de revoir.
Le film est sortit en DVD dans un coffret contenant pluseurs autres films de Michel Deville

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:28

Casanova and Co, (13 femmes pour Casanova), 1977, réalisé par Franz Antel alias François Legrand (Italie/France/Autriche), avec Tony Curtis (Giacomo/Casanova), Jean Lefebvre (le sergent), Umberto Orsini (comte Tirtta), Marisa Berenson (La femme du calife), Hugh Griffith (le calife), Marisa Mell (Duchesse de Corano), Britt Ekland (comtesse Trivulzi ), Sylva Koscina (la femme du préfet), Andréa Ferreol (la femme du boulanger), Victor Spinetti (le préfet), Gérard Jugnot (Valente). Nous sommes en Italie, au milieu du XVIIIè siécle. La cité de Venise est en pourparler avec le calife de Shiraz qui doit lui fournir l'exclusivité d'une essence rare: l'huile de rose. Tout pourrait se passer le mieux du monde si le calife n'avait pas une dernière exigence avant de signer le contrat. Le calife, ou plutôt sa femme: le contrat ne sera signé que si celle-ci passe une nuit d'amour avec le célèbre Casanova. Comme celui-ci croupit normalement dans une prison de la cité des doges, cela ne devrait poser aucun problème. Hélas pour la république de Venise, notre dom juan vient de se faire la belle (vient de sévader !!!! ), gràce à sa maitresse, la duchesse de Corano, qui cache le fugitif, que plusieurs semaines de cachot ont rendu provisoirement impuissant (une histoire de radiation au plomb). Heureusement, en même temps que notre beau tombeur, une fripouille répondant au nom de Giacomino, s'est lui aussi carapaté de la même prison. Et comme il est le sosie parfait de casanova, tout le monde va se méprendre sur sa véritable identité. Pour le plus grand bonheur de Giacomino, qui n'aura jamais été autant courtisé...et le plus grand malheur du véritable Casanova, qui non seulement pendant ce temps là doit le couroux de sa sulfureuse amante mais aussi la pitié des quelques nonnettes...

Encore un film avec une superbe affiche qui ne tient pas ses promesses. En effet, que réver de mieux que de voir réunies dans le même film les sublimes Marisa Berenson ( "Barry Lyndon" ), Sylva Koscina ( "Juliette des esprits" ), Britt Ekland ( "L'homme au pistolet d'or" ), Marisa Mell ( "Danger Diabolik" ) et Andréa Férréol ( "la grosse bouffe" )? Peut être un film avec un scénariste et un metteur en scène digne d'elles. Le film n'est en fait qu'une bouffonerie mysogine, typique de l'italie des années 70, sans grand intérêt. L'intrigue est des plus stupides: Casanova, devenu impuissant, suite à un séjour prolongé en prison doit se faire remplacer au pied levé par une petite frappe et ce pour satisfaire ceux qui justement ont emprisonné le grand séducteurs quelques mois auparavant... Tony Curtis joue les deux personnages avec toute la facétie que l'on lui connait (surtout depuis "Amicalement votre" ) mais cela ne sauve pas le film pour autant. Jean Lefebvre et Gérard Jugnot qui visaient alors quelques carrière "internationnales vite avortées  ( "L'ile mystérieuse", "Barbe Bleue", "L'ile au trésor" pour le premier, "La coccinelle à Monte-Carlo" pour le second) interprètent  avec toute la franchouillardise qu'on leur connait les deux crétins de soldats chargés de ramener Casanova au bercail (c'est à dire dans les bras de la califa). Ce qui nous permet de passer quelques bons moments, hélas trop rares. Et ce n'est (même) pas la fameuse scène de la partie de Dé-Strip, ou quelques figurantes perruquées, ainsi que Britt Ekland enlèvent savament gaines, bas et corsets au fur et à mesure qu'elles perdent au jeu de dé jusqu'à se retrouver bien sur dans la tenue d'Eve la plus stricte...  qui permettra au film de s'élever. Sylva Koscina, Marisa Mell et surtout Andréa Férréol, dans le rôle de la boulangère qui met savament la main à la pâte, sont honteusement sous-exploitées érotiquement. La seule à, peut-être, s'en sortir pas trop mal reste Marisa Berenson dans le rôle de la femme du Calife qui veut devenir Calife à la place du Calife. "Certains l'aiment chaud" nous proclamme  Tony Curtis à un moment donné (vous noterez combien les scénaristes peuvent être drôles quand ils le veulent!), hélas ici, cela sent plutôt le réchauffé! Le film sortit aussi sous les titres "Some like it cool", "Sex on the run", "The amourous mis-adventures of Casanova" et "The rise and rise of Casanova".


Le film existe en DVD (V.O a préferer à la VF ou, curieusement Tony Curtis est doublé, certes, par Michel Roux lorsqui'il est Giacomino, le voleur mais curieusement par un autre acteur quand il est Casanova, ce qui est extrèmement pénible à la longue...)

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 16:21

L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise, 1973, réalisé par Nina Companeez, (France), avec: Francis Huster (Colinot), Brigitte Bardot (Arabelle), Nathalie Delon (Bertrade), Bernadette Lafont (Rosemonde), Julien Guiomar (le mari de Rosemonde), Jean-Claude Drouot (Mesnil-Plessac) Ottavia Piccolo (Bergamotte), Alice Sapricht (Dame Blanche), Francis Blanche (le vagabond), Jean Le Poulain (frère Albaret), Rufus (Gagnepain), Henri Tisot (Tourneboeuf), Murielle Catala (Blandine). En plein Moyen-Age, Colinot, un jeune paysan du nord de la France, voit sa promise, la jolie Bergamotte, lui etre ravie sous le nez par une bande de malandrins aux ordres de l'infâme messire de Mesnil-Plessac. Accompagné de son fidèle ami Tourneboeuf, notre beau héros va parcourir la France entière pour retrouver sa bien-aimée. Chemin faisant, Colinot va ainsi rencontrer de bien jolies femmes, aussi étranges et surpenantes les unes que les autres, qui lui feront vite mériter son surnom de Trousse-Chemise.... Lorsqu'il retrouvera enfin Bergamotte, ce sera pour découvrir qu'elle a épousé de Mesnil-Plessac, qu'elle aime de tout son coeur. Heureusement Colinot sera vite consolé de son infortune par la belle Arabelle qui n'aura pas céssé durant tout son périple de croiser son chemin...
 
Quelle affiche ! Quelques unes des plus belles actrices françaises (et italiennes): Brigitte Bardot, Nathalie Delon, Bernadette Laffont, Muriel Catala, Octavia Piccolo). Une pléiade de comédiens extraordinaires (Francis Huster, Alice Sapritch,  Jean-Claude Drouot, Rufus, Francis Blanche, Jean Le Poulaint, Julien Guiomar) et de seconds rôles tout aussi bons(Grosso et Modo , Catherine Lachens, Evelyne Buyle, Henri Tisot etc...) et pourtant  il a toujours été presque impossible de voir ce film depuis sa sortie, que ce soit au cinéma, ou désormais en vidéo. Incompréhensible. Pourtant, c'est le DERNIER film de Brigitte Bardot, qui, a 38 ans, décida de renoncer à tout jamais (comme Garbo), à sa carrière cinématographique pour se consacrer à des choses qui lui tenaient beaucoup plus à coeur que le cinéma. Croyez vous que cela parlerait en sa faveur ? Que nenni !!!

Pourtant, le film est réalisé par Nina Companeez, scénariste de renom, compagne du réalisateur Michel deville, pour qui d'ailleurs elle avait écrit quelques années auparavant une autre comédie dans le même ton (légère et légèrement grivoise): "Benjamin, ou les mémoires d'un puceau" (très difficile à trouver aussi !!!!!). Dans l'un, comme dans l'autre on assiste en fait à l'initiation amoureuse d'un jeune homme (dans "Colinot", l'action se passe au moyen age, dans" "Benjamin", nous nous trouvons au 18è sciècle). En pleine époque "courtoise" donc, un jeune paysan déluré (qui mérite bien son surnon nom de Trousse Chemise), voit la femme de ses rêves (qu'il connait pourtant à peine) se faire enlever par quelques bandits à la solde d'un seigneur vil et sanguinaire (extraordinaire Jean-Claude Drout, à mille lieux de "Thierry La Fronde"). N'écoutant que son courage, il suit la trace de la belle afin de la délivrer. En chemin, il rencontreara plusieurs personnes qui l'initieront progresssivement aux joies de la vie ou de l'amour: Rosemonde, une épouse complètement fofolle et ses compagnes de jeux toutes aussi délurées (la palme allant à Evelyne Buyle),  mariée à un époux très jaloux, qui déguisera notre Colinot en fille, afin de le faire échapper aux foudres de son mari), une jolie battelière mariée à un rustre (étonnant couple Nathalie Delon, Guy Grosso), une chateleine  en armure (surprenante Alice Sapritch) qui défend la virginité de sa jolie nièce (Muriel catala) comme on défendrait une forteresse imprenable, un moine paillard, un vagabond  philosophe (Francis Blanche) et un petit voleur de poules (Rufus). Tout au long de son périple, Colinot croisera souvent la route de la jolie Arabelle, une chateleine qui voyage en compagnie d'une cour de galants et de poètes, vantants son incroyable beauté... Une sérieuse désillusion attends cependant notre juene trousseur de jupons: lorsqu'il retrouve enfin Bergamotte c'ets pour découvrir que sa belle dulcinée ne l'a pas attendu et a épousé son kidnappeur dont (syndrome de Stockholm oblige, même avant l'heure) elle est tombée amoureuse. Heureusement Colinot sera vite consolée par la belle Arabelle qui lui fera connaitre, enfin, l'amour, le vrai! Tout un programme et quand on sait que cette tache revient à la belle Brigitte Bardot, on ne peut que s'en émouvoir... D'ailleurs Francis Huster, tout jeune comédien alors (c'est son 6è film) en perds presque ses lentilles de contact... Sans être un immense chef d'oeuvre, "Colinot...." ne mérite pourtant pâs d'être oublié à ce point.  Entre comédie sentimentale et film érotique (très) soft, nous assistons à une suite de sketchs certes parfois grivois, quelques-fois paillards, souvent coquins et libertins, mais jamais cochons, obscènes, immondes ou indécents (comme moultes comédies de Max Pécas ou Jean-François Davy qui pourtant passent en boucles sur les chaines de télé françaises), qui n'a qu'un seul but: servir la beauté de ses actrices (Nathalie Delon et Brigitte Bardot n'ont jamais été aussi belles au cinéma et divertir le spectateur. "Colinot" est , vous l'avez compris, tout le contraire d'une comédie sexy à l'iTalienne. Ce qui explique peiut être qu'il n'ait pas marché à sa sortie en salle.  Il est vraiment dommage que ce film n'ait pas le droit à une seconde vie , surtout gràce à la vidéo.

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