Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 16:14
Bon, résumons nous: vous ne voulez pas aller au bord de la mer de peur de vous faire bouffer les doigts de pieds par un poisson. Vous avez peur d'aller passer des vacances à la ferme car on vous a dit que ces derniers temps les lapins et les poulets se faisaient les dents sur les touristes... Il ne vous reste plus alors qu'à planter votre tente quelque part dans la campagne.  J'espère seulement pour vous que vous n'avez pas oublié votre bombe d'insecticide...


Mosquito (1995), réalisé par Gary Jones (USA), avec Gunnar Hansen (Earl), Ron Asheton (Hendricks), Steve Dixon (Parks), Rachel Loisel (Megan), Tim Lovelace (Ray), Mike Hard (Junior), Kenny Mugwump (Rex), Josh Becker (Steve)Margaret Gomoll (Mary), John Reneaud (Tony), Joel Hale (Jack), Patricia Kay Jones (Ma Jones), Howard Brusseau Jr (Pa Jones). Une soucoupe volante échappée d'un film d'Ed Wood s'écrase sur notre bonne vieille terre. En plein coeur d'une forêt du Michigan. Un moustique, qui passait par la, absorbe goulument par gourmandise un fluide qui s'échappe des restes de la carcasse (certainement du sang d'Alien). Ni une ni deux, le voilà qui, comme la grenouille de monsieur Jean de la Fontaine, se met à enfler et à devenir aussi gros qu'un boeuf. Mais c'est qu'en prenant du poids, madame (car c'est bien connu, ce sont les femelles moustiques qui pompent le dard) prend aussi de l'apétit et se précipite sur tout ce qui bouge. Deux automobilistes en goguette vont être ses premières proies. Repue, notre bonne moustiquette pondra sa nichée, qui s'en ira elle aussi s'attaquer à quelques touristes et autres chasseurs qui pensaient être venus tranquillement se promener dans les bois, pendant que le loup n'y était pas...

Du beau, du gros, du costaud ! Ca c'est du Mosquito ! Que ceux qui craignent d'attraper la chikungugnia à la seule vue d'un de ces insectes, que ceux la passent leur chemin. Les autres, ceux qui se parfument nuit et jour au Baygon, histoire de ne pas être en cloque, peuvent nous suivre dans la vision de ce nanar "cauchemardesque" à plus d'un titre. Car, avouons le tout de suite, ce n'est pas demain la veille que "Mosquito" décrochera la palme d'or au festival de Cannes (quoique plus rien ne m'étonne!). "Mosquito"  fait partie de cette série de films dont l'idée de départ est (relativement) bonne et le résultat complètement catastrophique. Quoi de plus rigolo en effet que d'imaginer une bonne bande d'américains moyens -  et ici,ils se les sont donnés, les moyens, tout au moins pour les personnages!) -  qui se feraient prendre en chasse par une armée de moustiques géants. Bon, ils auraient pu très bien ces moustiques être issus de recherches de l'armée américaine qui auraient mal tournées (on a déja vu cela moultes fois avec des serpents et des araignées, non, ne me demandez pas les titres !!!!!) . Originalité, cette fois-ci la contamination vient d'un vaisseau, sans gain, dont les restes semblent être extra! Bon, il y a bien quelques idées rigolottes comme celle du moustique qui reluque sous la tente une jeune campeuse endormie complètement à poil et les jambes écartées. A mons avis, elle doit avoir ses ragnagnas en plus, mais le temps passe ...et arrivera ce qui doit arriver. Autre scène tordante, celle ou un chasseur se réfugie, pour échapper aux moustiques, dans un cabinet au fond des bois (non, ce n'est pas une nouvelle version de "Ma cabane au Canada" ni de "Ma barraque au Bama", peut être un clin d'oeil à "Jurassic Park" et encore...).

Autre clin d'oeil, la scène ou l'un des protagonistes, le voleur de banque en fuite,  chasse le moustique à la tronçonnneuse. Les plus cinéphiles d'entre vous auront reconnu l'acteur qui jouait "Leatherface" dans le "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe hooper en 1984... et, le top du top, le clin d'oeil (c'est le cas de le dire) à "Qui veut la peau de Roger Rabbit" ou la figure d'un type venant de se faire sucer à mort par une des femelles moustique ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de CHristopher LLoyd à la fin du film lorsqu'il se transforme en toon.

Malheureusement si quelques scènes (mais vraiment quelques, pas plus) prètent à (sous)rire, le film est gaché par le manque de moyens: des effets spéciaux plus que pauvres, qui gâchent évidement les (rares) scènes d'attaque. Et aussi le manque de moyen mis dans le casting, qui, à part la célébrité cité plus haut, ne compte aucun autre "acteur", la pluspart des participants à ce film n'ayant jamais fait plus de deux films, celui-ci compris...  Ancien technicien des effets spéciaux sur des films comme "Evil Dead II" et "Evil Dead III" ou  encore "Darkman", il était jormal que Gary Jones ambitionne un jour de réaliser lui aussi quelques films d'horreur. Il réalisera donc ce "Mosquito", qui ne vole pas très haut,, mais aussi d'autres nanars animaliers comme  en "Spiders", en 2000, "Crocodile 2" en 2002, "Piranha park" en 2007 et la cerise sur le gateau, l'inénarable "Planet Raptor" que l'on peut voir tourner en ce moment en boucle sur la chaine Sci-Fi.


Le film existe en DVD et en VHS

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 14:31

Night of the lepus (Les rongeurs de l’apocalypse), 1972, réalisé par William F. Claxton, (USA), avec Stuart Whitman (Roy Bennett), Janet Leigh (Gerry Bennett), Rory Calhoun (Cole Hillman), DeForest Kelley (Elgin Clark), Paul Fix (Sheriff Cody), Melanie Fullerton (Amanda Bennett), Chris Morrell (Jackie Hillman), Chuck Hayward (Jud), Francesca Jarvis (Milderd), Bob Hardy (Professeur Dirkson). Afin de controler le taux de reproduction des lapins, le docteur Roy Bennett et sa femme Gerry testent sur un lapin mâle un sérum censé stopper nette toute envie reproductive. Loin de produire cet effet, notre cobaye commence à faire une poussée d'hormones, à grossir plus que de raison et à devenir carnassier, ce qui n'était pas du tout le but recherché. Ayant personellement pris en main les lapines qui trainaient en cage dans le laboratoire ambulant du docteur, le lapin va très rapidement se retrouver à la tête d'une horde de rongeurs géants qui n'ont qu'une envie: bouffer de l'humain...


- Et , quoi de neuf docteur ?
- Ben, mon bon ami, v'la t'y pas que Roger Giquel vient d'nous apprendre au journal de 13 heures que des lapins transgén(net)iques qui commencent à avoir la folie des grandeurs ont eu la moutarde qui leur est montée au nez et  ont commencé à montrer des dents contre les humains qui les ont jusqu'ici exploité commes des bêtes !
- Bin c'est bien fait pour leurs geules à tous ces scientifiques! C'est vrai quoi! Brigitte Bardot et José Beauvais nous avaient ben prévenu: on ne joue pas impunément les apprentis sorciers avec Dame Nature!

Ah, quelle horreur!!!!!
Ouf!!! Rassurez vous! Cela se passait au Etats Unis. Dans les années 70 ! Et ce n'était rien d'autre que du cinéma ! C'était l'époque ou on nageait en plein dans la mode des films dits "catastrophe". Et le cinéma fantastique s'était lancé dans la mode des films "animals attack", surtout depuis que Alfred Hitchcock avait remporté un francs succès avec ses "Oiseaux"... Il y eu donc les chats ( "Les griffes de la peur" de David Lowell Rich en 1968), les rats ( "Willard" de Daniel Mann en 1971 et "Ben " de Phil Karlson en 1972) et, les crapauds ( "Frogs" de George McCowan en 1972 aussi), bien avant que les requins, les grizzlis, les moutons, les kangourous, les poulets et les vers de terres ne viennent y mettre leur grain de sel... Malheureusement tous ces films n'ont pas la même qualités que le film d'Hitchcock. Et ce n'est pas parce que nous retrouvons dans celui-ci la blonde héroïne de "Psychose" que cela en fait pour autant un chef d'oeuvre. Si l'idée de base était assez originale: transformer le plus inofensif des animaux  (un lapin, qu'y a t'il de plus doux qu'un lapin?) en un impitoyable tueur, le résultat n'est pas (de loin s'en faut) à la hauteur de ce que l'on attendait. Certes il y a le manque de moyens financiers qui a du jouer. On sourrit en voyant les nombreux trucages grossiers qui pullullent durant tout le film. Les lapins sont filmés en GROS plans, courrent souvent devant des maquettes de maisons au 1/50 è pour donner des effets de monstruosité. Cela pourrait à la limite passer si, on ne savait pourquoi, ils sont filmés en train de galoper... au ralenti. Ce qui provoque un effet hilarant, certes involontaire mais systématique! Surtout lorsque le bétail fuit devant eux en vitesse X4... On retiendra quand même la première moitié du film, qui reste la meilleure.
  En fait jusqu'à ce que le bon docteur Stuart Whitman réussisse à piéger les lapins dans une vieille mine désaffectée- toujours utiles quand on veut se débarasser d'animaux dangereux, que ce soit des araignées ( "Arrack attack" ), des serpents ( "Morsure" avec Harry Hamlin), ou encore des chauve-souris ( "Morsures" ). Ce que n'avait pas prévu le docteur (curieux q'un scientifique ne sache pas cela) c'est qu'un lapin, coté terrier ça en connait un bout... Et que forcément ils allaient bien ressotir.  Après cela, on arrete pas de voir nos lapinous courrir, toujours au ralenti, ce qui n'accèlère pas l'action du film, et bouffer, toujours bouffer, jusqu'a la fin, qui fera frémir plus d'un spectateur: les lapins étant carrément électrifiés sur des fils barbelés (comme dans "Food of gods", mais là c'était des rats! ), tandis que Jeannot, le chef des lapinous est brulé vif au lance-flamme!
 
Le film existe en video, DVD ou VHS

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 10:14
Vous avez  peur de l'eau et pour les vacances vous préférez vous régfugier à la campagne. A la ferme par exemple ? Pas sur que vous ayez fait le bon choix...


Chicken park, 1994, réalisé par Jerry Cala, (Italie), avec Jerry Cala (Vladimir), Rossy de Palma (la nécrophile), Demetra Hampton (Sigourney), Alessia Marcuzzi (l’hotesse de l’air), Paolo Paolini (le savant), Lawrence Steven Meyers (docteur Eggs). Suite à quelque revers de fortune mettant en péril sa ferme d'élevage de poulets, Vladimir se rend en République Domminicaine avec son plus beau coq sous le bras, afin de le faire participer à quelques championnats de combats de coqs, car, persuadé que son poulain (enfin, je veux dire son coq) va remporter tous les combats, Vladimir pense ainsi amasser beaucoup d'argent et relancer son affaire. Hélas, alors qu'il commençait effectivement à gagner, le coq de Vladimir disparait subitement. Vladimir se lance donc à sa recherche et ses investigations vont le conduire sur une petite île aux larges de la côte, sur laquelle un scientifique semble avoir construit un immense parc naturel peuplé d'étranges créatures: des poules et des coqs d'une taille... dinausorienne....
 
 
En règle générale, le cinéma aime bien parodier ses gros succès. Les films catastrophes ont eu leur série  "Ya t'il un pilote dans l'avion" puis récement "Disaster movie", qui regardaient, avec un oeil different "les meilleurs scènes" des films catastrophes, le film d'horreur a eu ""Scarry Movie", "Rambo est ses frères ont eu "Hot Shot",  les superhéros ont eu "Superhéro movie",  et derrnièrement les péplums ont eu "Epique movie". Tout cela nous offrant des films plus ou moins droles, il faut bien l'avouer. Dans le genre grosse bestiole, King Kong avait fait l'objet aussi d'une parodie "Queen Kong" (voir critique plus loin) et récement je vous parlais du film brésilien "Bacalhau" reprenant le thème du poisson géant mangeant d'homme cher à "Jaws". Deux navets hélas, qui feront cependant dates dans l'histoire du cinéma. Tout comme ce "Chicken Park", tout aussi raté que les deux précédents films cités, qui rend honneur, à sa manière, à un autre succès de Steven Spielberg qui marqua un tournant dans l'histoire du cinéma: "Jurrasic Park". L'idée de remplacer les Dinosaures par des poulets peut en elle même préter à sou(s)rire, après tout pourquoi pas... Mais , hélas,  le metteur en scène, Jerry Cala, petit acteur italien comique issu du cabaret, a laissé son scénario très rapidement lui échapper. Certes on retrouve les scènes phares du film (découverte du park (avec la sonnette d'entrée, fort rigolotte scène trop courte hélas), puis le moments ou le coq franchit la grille électrifiée, et cela, une fois encore prète à rire. Mais, ce sont bien les rare moments du film. Après tout cela par en c....., dans tous les sens. Les gags graveleux fusent dans tous les sens, les jeux de mots débiles et les répliquent qui sonnent faux aussi. On a le droit à une parodie de "la famille Addams" (????) avec Rossy de Palma dans un rôle à la Morticia, qui tombe ici comme un cheveu dans la soupe. Ou plutot dans la casserole de spaghetti, car Jerry Scala nous offre une parodie de la scène si belle et si sensuelle du pillage de frigo de "Neuf semaines et demi" qui donne à réfléchir longuement sur l'humour et ses perceptions selon les peuples et leurs cultures (un sujet digne du Bac Philo...). Puis on a le droit à des références à des films de genres aussi différents que "Pretty Woman", "La Mommie", "Edward aux mains d'argent" et l'on aurait eu le droit certainement à une parodie de Brokeback mountain" si celui-ci était sortit à cette époque car tout à coup on s'apperçoit que l'on a affaire à des animaux homosexuels, le coq voulant à tout prix ouvrir la braguette de Jerry Cala, tandis qu'une poule ouvre le chemisier de Demetra Hampton avec son bec avant de lui lécher les seins avec sa langue (ce qui fit certainement vomir la moitié de la salle....).

Bref, plûtot qu'une oeuvre satyrique, Jerry Cala nous offre avec ce "Chicken Park un chef d'oeuvre de mauvais gout à vous dégouter à tout jamais de bouffer de la volaille !
A l'écran,  j'entends !
 Le film existe en DVD

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 17:09

Ah, ah, c'est bientôt les vacances... Et qui dit vacances dit farniente, évasion, repos. Mais attention que ce dernier ne soit pas éternel! On ne sait jamais ce que l'on peut rencontrer sur la route des vacances...

Bacalhau (Aka : Codfish), 1975, réalisé par Adriano Stuart, (Brésil), avec Hélio Souto (Bréda), Dionísio Azevedo (Pétronio),Maurício do Valle (Quico), Adriano Stuart (Matos) , Marlene França (Suzete), Helena Ramos (Ana), Fabio Rocha (Ceci), David Neto (l'officier de police). Une ville balnéaire de la côte de Sâo Paulo voit sa population bikiniesque décimée par les attaques répétées d'un monstre marin. Des experts en biologie aquatique et un océanographe portuguais sont dépéchés sur place. Après quelques recherches et quelques autres victimes, la vilaine bestiole est identifiée. C'est une morue géante, originaire de Guinée.

En 1975, Steven Spielberg venait de ruiner à lui tout seul le tourisme balnéaire mondial en réalisant "Les dents de la mer", film faisant remonter à la surface (c'est le cas de le dire) les peurs les plus monstrueuses de nos chers petits baigneurs qui s'appercevaient enfin qu'une simple petite baignade en mer pouvait se révéler mortellement désagréable et faire quelques déchirures dans le maillot. Cette année là, curieusement donc, il y eut plus de monde dans les salles obscures de cinéma que sur les plages ensoleillées... Allez comprendre! Beaucoup de réalisateurs voulurent donc copier (à défaut d'arriver à égaler) le nouvel enfant prodige hollywoodien. Histoire de gagner eux aussi des pépettes sur le dos de la gente poiscailleuse.

Si l'on connait les copies italiennes ("La mort au large" d'Enzo Castellari", "Cruel jaws" de Bruno Mattei) et les dérivés sur d'autres habitants de l'océan comme les orques ("Orca" de Michael Anderson), les pirahnas (ceux de Joe Dante ou de James Cameron pour ne citer qu'eux), les barracudas (comme le film de Harry Kerwin & Wayne Crawford) ou encore des poulpes géants (comme "Tentacules" de Ovidio G. Assonitis), en attendant les crocodiles ou les alligators (c'est caïman la même chose)...  on ne se doutait pas que le Brésil avait réagit parmi les premiers en lançant sur les écrans une parodie de "Jaws" (j'ose dire que c'est une parodie, sinon qu'est-ce?) la même année c'est à dire en 1975. Etrangement le poisson tueur n'est autre qu'une morue (le cabillaud, pas celle en string) géante et elle opére un peu comme son grand frère le requin blanc... c'est à dire qu'elle ne mache non seulement pas ses mots, mais aussi les touristes! Qui cette fois ci portent fièrement le bikini haut la fesse (pas comme ces prudasses aux gros seins de bouffeuses de hamburgers). Malheureusement il y a parodie et parodie et cele-ci vole bas (ou ne nage pas très haut, c'est comme on veut!). Les dialogues sont poussifs, les gags vulcaires et éculés et les personnages beaucoup trop carricaturaux pour que l'on puisse encore sourire (notament celui de la "folle" de service, à coté de qui Michel Serrault dans "La cage aux folle" est d'une retenue qui force le respect).


Les effets spéciaux sont plus que pauvres (on apperçoit  "Fabriqué à..." sur le flanc droit du cabillaud en plastoc et le squelette en latex a du mal a rester au fond de la piscine qui fait office de fonds marins). Le réalisateur, Adriano Stuart était LE Mel Brooks brésilien des années 70, qui, faisant fi du bon gout, tournait en parodie tout ce qui était "à la mode à l'époque. Jj'en veux pour preuve ses fameux "Bruce Lee contre le gay power" (en fait le titre original " Kung-fu contra as Bonecas" se traduirait par "Kung-fu contre els chochottes", ce qui est pire encore...)  ou "Brazilian Star wars" qui ne sont pas restés dans les mémoires du 7è art comme des merveilles de réalisation, mais auront eu au moins le mérite d'exister.

Bon, ne jetons donc pas la morue avec l'eau du bain (à moins que ce ne soit le baigneur, si petit fut-il), "Bacalhau" n'est pas un mauvais film... c'est pire ! Il arriverait même à détroner les films d'Ed Wood au panthéon des plus mauvais nanars de l'hstoire du 7è art.
 
j'avais trouvé le film en VHS (version portugaise) je ne sais pas s'il est sortit en dvd...

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:30

Ce n'est certainement pas à ce vieux singe que l'on apprendra à faire la grimace... vu qu'il l'a fait déja depuis près de 80 ans !

Eh oui, je vous parlais de madame Kong la semaine dernière, il est grand temps désormais de parler de monsieur Kong... Car  depuis peu notre grosse peluche a repris du poil de la bête et a envahit de nouveau nos écrans. Qu'il n'avait jamais vraiment abandonné ....



C'est en 1933 que King Kong est apparu pour la première fois sur nos écrans. Depuis quelques temps déja le cinéma (muet alors) était déja parti à la decouverte des mondes préhistoriques ( "The lost World" de Harry O Hoyt, 1925,  reste le plus connu  avec ses dinosaures en caoutchoucs, même si D.W Griffith en 1914 réalisa un "Brute force" narrant les démélés d'une tribu primitive avec divers monstres préhistorques dont un homme-singe!), mais aucun de ces films ne nous montre véritablement un  singe géant, tout au plus un homme déguisé en singe (l'acteur Bull Montana dans ""The lost World", plus proche du Yéti que de King Kong

La  création de King kong est le savant mélange de plusieurs projets à l'origine totalement indépendents et complètement différents: premièrement une suite à "The lost World", deuxièmement un  film sur la civilisation des gorillles, sujet qui fascinait Mérian C.Cooper, troisèmement une idée (très) originale d'Edgar Wallace, le célèbre romancier qui fut à l'origine des KRIMI (films policiers allemands et ancêtres des gialli) qui immagina l'histoire d'un singe qui tombait amoureux d'un être humain (normal puisqu'il parait que l'on descend du singe) et enfin,indirectement, le film "Les chasses du comte Zaroff"  d'Erns't B Schoedsack qui était en train d'être tourné. Car en effet, ce furent dans les décors de ce dernier que furent réalisées les premières scènes d'un film qui aurait dü s'intituler "The Beast", celle ou un singe géant se bat contre un dinosaure et celle ou un immense tronc d'arbre qui servait de pont à une poignée de matelots cherchant à fuir le grand singe est renversé en un tour de main par ce dernier. Scènes qui furent réalisées par Ernst B. Schoedsack , prévu au départ comme co-réalisateur avec Cooper sur le projet de "The Beast".

Une fois ces deux scènes tournées et approuvées par le producteur, une équipe de scénaristes fut engagée pour écrire à toute vitesse le scénario qui engendra le film que l'on connait tous.

King Kong, 1933, réalisé par Ernst B. Schoedsack et Merian C.Cooper (USA), avec Fay Wray (Ann Darrow), Robert Armstrong (Carl Denham), Bruce Cabot (John Driscoll) et Frank Reicher (Capitaine Engelhorn). L'histoire  est simple: un réalisateur sur la paille engage une petite starlette pour jouer dans un film d'aventure qu'il part tourner sur une ile perdue au fin fond de l'asie... La bas, la donzelle est kindnapée par une tribu de sauvages qui comptent bien l'offrir en sacrifice à leur dieu, un singe géant nommé Kong . La bête tombe amoureuse de la belle, est kidnappée à son tour et emmenée à New-York pour faire figure, en tant qu'attraction, de 8è merveille du monde. Mais bon, le singe à son petit caractère et préfère grimper sur l'Empire State Building que de rester en cage.

Et la belle triompha de la bête! N'empèche que celle qui sommeillait en chacun d'entre nous s'est drôlement bien révéillée ce jour là...  King Kong fut un succès sans précédent, attirant des millions et des millions de spectateurs et de spectatrices qui s'évanouissaient dès l'apparition du gros singe velu. Et comme elles en redemandaient, un fils de Kong fut mis rapidement en chantier...



The son of Kong, (Le fils de King Kong) , 1933, réalisé par Ernst B.Schoedsack (USA) avec Robert Armstrong (Carl Denham), Helen Mack (Helen Peterson), Franck Reicher (Capitaine Engelhorn), John Marston (Capitaine Nils Helstrom). Interdit de chéquier et pourchassé par ses créanciers, Carl Denham se fait la belle de New-York et reprend le bateau vers la malaisie avec le capitaine Engelhorm (on ne change pas une équipe qui gagne...). Mais, une mutinerie éclate à bord et Denhamn, le capitaine, ainsi que quelques autres personnes sont débarqués sur l'ile de Skull ou ils se retrouvent confrontés à une autre peluche animée.


Ou l'on découvre que King Kong avait un fils. Curieusement il semblerait que les scénaristes n'aient jamais entendu dire que pour faire un enfant, il faut qu'il y ait aussi une maman... En tout cas, si Junior aime bien se bagarrer, comme son père, avec les autres peluches du plateau, ici un ours, il ne veut aucun mal aux acteurs. D'ailleurs, lors de l'éruption final du volcan et la destruction totale de l'ile, il se sacrifiera pour que (sur)vivent Carl Denham   (celui qui a tué son papa dans les 1er épisode, ce qui prouve qu'il n'est vraiment pas rancunier), le cuistot du bateau (un chinois, ce qui prouve qu'il n'est pas raciste) et les deux héros de l'histoire cad la brunette (exit Fay Wray, qui beuglait trop fort ?) et son futur ex- petit ami. Sortit trop vite, à la hâte pour profiter du succès de King Kong, le film sera un flop mais aura permis au moins à Ernst B.Schoedsack d'amortir ses décors...("Les chasses du Comte Zaroff", "King Kong", "le fils de King Kong").

Vexé (?), notre grosse fourrure à deux pattes décida alors de s'offir 30 ans de vacances avant que de décider de réapparaitre, sous d'autres horizons... Car c'est en Inde (et non au Japon comme le croient pas mal de gens, que King Kong va remontrer le bout de son museau dès le début des années 60.

King Kong, 1962, réalisé par Babubhai Mistri (Inde), avec:  Dara Singh (Jingu),Kumkum (la jeune fille), Chandra Shekar, Parveen Choudahry et King Kong (le roi Kong).  Le roi Kong est le titre que le Roi Hingoo accorde à celui qui sera l'homme le plus fort de son royaume. Le roi Kong du moment  (donc le catcheur King Kong) découvre en plein coeur d'une forêt un homme mystérieux nommé Jingu, qui vient de sauver une jeune femme des griffes, et surtout des dents, d'un dinosaure (le hachisch souvenez vous était pas cher en ce temps là... ) puis d'un gros singe velu (elle aime pas les petites bêtes on dirait la gamine) et qui semble donc être plus fort que lui. Au cours d'un combat, Jingu battra King Kong et deviendra donc le nouveau roi Kong et a la fin on decouvre qu'il n'est autre que le propre fils du roi Hingoo.
Pas grand chose à voir avec notre grand singe préféré mais apparement ce dernier plaisait beaucoup à Dara Singh puisqu'on le retrouve juste l'année d'après dans le mémorable "Tarzan contre King Kong dont je vous ait parlé précédement...


Abandonnons les champs de pavots indiens pour nous en aller au pays du soleil levant ou notre Kong adoré faisait cette année là (1962 donc) son vrai come-back...


Kingu Kongu tai Gojira , (King Kong contre Godzilla),  1962, réalisé par Ishiro Honda, (Japon/USA), avec: Tadao Takashima (Osamu Sakuraï), KenjI Sahara (Kazuo Fujita), Yu Fujiki (Kinsaburo Furue), Ichiro Arishima (Mr Tako). Godzilla (le monstre préféré des japonais) était congelé dans un iceberg, mais malheureusement un sous-marin nucléaire le libère accidentellement. Parralèlement à cela, une expédition scientifique à réussi à capturer King Kong dans l'ile de Skull et l'a ramené à Tokyo pour, là aussi, l'exhiber. Mais, la aussi, King Kong s'échappe et , comme son ancètre américain, décide d'aller faire voir les hauteurs de la ville à sa dulcinée aux yeux bridés. Arrive ce qui devait arriver, Kongi et Godzi finiront par se rencontrer et s'affronteront devant un public de militaires japonais qui comptent les points...
 

A l'époque, il y avait au cinéma deux sortes de "Monstres sacrés": Bette Davis et Joan Crawford qui s'affrontaient  pour la première fois sur les écrans dans "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?" et King Kong qui rencontrait pour la première fois aussi son "cousin" non pas germain mais nippon (mais mauvais) le sakanékaï Godzilla. Deux films dramatiques, mais pas dans le même sens... Autant le premier est un chef d'oeuvre de dramaturgie cinématographique, autant le second, pour autant que je m'en souviennes, est d'une affligeante niaiserie qui le confine au rang du plus mauvais film de ces vingt derniers siècles. King Kong, qui au départ avait été capturé par une équipe de scientifiques, ne peut même pas vivre sa tendre romance (petit clin d'oeil au King Kong de Schoedsack) avec Dora l'exploratrice (une japoniaise, qui porte même pas le kimono!!!) tout cela parce qu'une espèce de Casimir en écaille a décidé de mettre Tokyo à feu et à sang

Hélas, contrairement à ce que l'on eu été en droit d'espérer après avoir réglé religieusement le prix d'un ticket de cinéma indexé sur celui du pétrole, c'était d'avoir un combat titanesque plutôt qu'une scéance de guignol avec deux peluches mitées. Dans la première bagarre, King Kong se fait roussir les poils du kiki par Godzilla qui crache son feu par les nasaux. Dans le second, ce sont les militaires japonais qui le transportent sur les lieux du combat dans un curieux équpage fait à partir d'hélicoptères et de balons géants gonflés à l'hélium (pratique comme cela lors des gros plans on ne sait plus si ce sont les fils de la marionette ou les filins des ballons que l'on voit - pas cons les nippons) et là, King Kong prendra un bain de boue (c'est bon pour la peau, mais pour les poils ?) et mettra la patée à Godzilla dans un combat qui prouve bien, si l'on  ne le savait pas encore, que le ridicule ne tue jamais! La preuve Godzilla et King Kong reviendront très vite sur les écrans...

King Kong reviendra dans une autre réalisation d'Ishiro Honda. La Toho (la plus grosse compagnie japonaise  de productions de films) fêtait alors ses 35 ans d'existence et la RKO, gentilment (et contre pas mal de pognon?) lui prêta son King Kong pour cette adaptation sur grand écran d'une populaire série animée américaine

Kingu Kongu no gyakushu, (La revanche de King Kong), 19967, réalisé par Ishiro Honda (Japon/Usa), avec: Rhodes Reason (Carl Nelson), Mie Hama (Madame Pirahna), Akira Takarada (Lieutenant Jiro Nomura), Eisei Azmamoto (Docteur Who), Linda Miller (Susan Watson) . Une expédition américaine a décidé de continuer faire chier encore again notre gros singe et de le capturer. Pendant ce temps, un savant fou japonais, le docteur Who (qui?) a créé un robot à l'image de King Kong qu'il compte utiliser pour percer l'écorce terrestre afin de récupérer une matière hautement radioactif (appellé Elément X), qui le rendra maitre du monde (y'a pas à dire, il est vraiment fou!). Comme sa complice, la vicieuse Madame Pirahna (c'est la piere, Anna!)  a oublié de mettre des piles dans le robot, ça marche pas et ils doivent kidnapper le vrai King Kong, qui, en ayant marre qu'on l'empèche une fois encore de se faire l'héroine (élémentaire, c'est cette chère Watson cete fois-ci), pête la gueule au robot, d'abord au pôle nord mais comme il se gèle les cahouettes et que Godzilla est plus la pour les lui réchauffer, il fout le camps au Japon, détruit Tokyo, détruit le robot en bopite de conserves et repart tranquillement chez lui, en espérant arriver à temps pour choper "Plus belle la vie" sur la 3.

Attention, ce film est interdit aux enfants de plus de 7 ans !!! Réalisé avec de fausses poupées Barbie (non, ah oui, ce sont de vrais acteurs ?) et des jouets en caoutchouc. Et  comme à chaque fois il faut que la grosse peluche se grimpe un symbole phallique, cette fois-ci c'est la Tokyo Tower qui a été tirée au sort. A quand la tour Eiffel...?

Fatigué qu'on lui envoit sans cesse des monstres de pacotille pour tenter de lui voler la vedette, King Kong décide de quitter le japon pour repartir en Amérique. Il y arrivera 10 ans plus tard.


King Kong, 1976, réalisé par John Guillermin (Usa), avec Jessica Lange (Dwan), Jeff Bridges (Jack Prescott), Charles Grondin (Fred Wilson), John Randolph (capitaine Ross). Le capitaine Ross qui dirige un bateau pétrolier découvre le même jour un passager clandestin à son bord et une jeune femme qui dérive sur un canot pneumatique (rescapée du dernier naufrage du Poséidon ou du  titanic?). Puis, tout ce beau monde arrive sur une île ou des sauvages kidnappe la jeune femme pour l'offrir en casse-croute à leur dieu, le singe Kong. Comme Fred Wilson, mandaté par la compagnie pétrolière, n'a pas trouvé de pétrole, il décide de capturer le singe pour rentabiliser le voyage en le vendant à un zoo de New-York. Evidement, la bête ne va pas se laisser faire...

Après avoir fait bruler une tour de 120 étages, couler un paquebot, réalisé un tremblement de terre et s'écraser quelques 747, les producteurs américains ne savaient plus quoi inventer pour détruire une ville , à défaut de casser la baraque. Dino de Laurentiis se souvint alors que sa photocopieuse couleur était toujours branchée et décida de faire un remake du King Kong de 1933. On dépoussiera un peu le costume du vieux singe, mais comme on pouvait pas en faire de même avec Fay Wray, on recruta une autre blondinette, la belle Jessica Lange (qui n'avait jamais fait de cinéma) après le refus de Barbra Streissand (ouf, on a échappé à King Kong en comédie musicale...). A deux ou trois choses près l'histoire est la même, les plans sont les mêmes et la fin est la même. Mis à part que, comme l'Empire State Building était vétuste, Dino de Laurentiis prit les Twin Towers du World Trade center afin de diriger ses avions en papier maché dessus pour l'explosion finale (ignorant que certains prendraient son idée très au sérieux quelques décénies plus tard...). Le film en lui même n'a qu'un seul intérêt: faire du pognon! De gros moyens ont certes été mis, mais la magie n'opère pas comme pour le film de 1933. La grosse peluche a beau être plus sophistiquée, elle est quand même beaucoup moins attachante que l'original. John Guillermin, qui venait de réaliser la "Tour infernale", succéda à une kyrielle de réalisateurs prestigieux mais non retenus comme Roman Polanski, Sam Peckimpah et Michael Winner  (qui cette fois la ne gagna pas donc). Carlo Rimbaldi créa le singe de 15m de hauts (qui ne sert que dans deux séquences) et l'on devine aisément que c'est un acteur qui se cache à l'intérieur de la fourrure du singe (en fait c'est l'ingénieur des effets spéciaux Rick Baker). Le cadavre du singe servira plus tard  à Marco Ferrerri pour son film "Rêve de singe".

"King Kong 76" fit un énorme score au box office.


L'année suivante, King Kong revint dans "King Kong revient"


A.P.E, (King Kong revient) , 1976, réalisé par Paul Leder (Philippine), avec Rod Arrants (Tom Rose), Joanna Kerns (Marilyn Baker), Alex Nichols (Colonel Davis), Nak Hun Lee (Capitaine Kim). King Kong vient de s'échapper de la cale du bateau qui l'emmenait vers Séoul. Et tandis que le bateau coule, pendant que Céline Dion chante, il défonce la gueule au requin géant de Jaws qui vient de lui mordiller le gros orteil droit alors qu'il faisait tranquillement la planche (décidément personne ne veut le laisser faire la siste tranquille!). Dépité, il rejoint la côte pour trouver une chambre (la fameuse chambre des dépités) mais comme il ne trouve rien, il casse  quelques baraques aux bamas du coin (tant mieux, car le film lui ne cassait pas la barraque jusqu'à présent!!!). Quelques temps après, une starlette américaine nommée Marilyn Baker (et non pas Norman Jean Monroe, car là,  personne n'aurait compris!) débarque à Séoul. Comme notre vieux cochon de singe n'a pas les yeux dans sa poche (car il n'a pas de poche), il tombe amoureux de Marilyn et, sans attendre sept ans de réflexion, car, comme certains, il l'aime ça chaud, il va faire sa cour à la belle, ce qui rend jaloux le colonel Davis (mais qu'est ce qu'il est bête,  Davis! qui va lui tomber à bras raccourcis sur le poil (qu'il avait déja pas mal mité!).

Grand moment de cinéma que ce "King Kong revient". Je connais mal le cinéma Coréen (deux, trois et quatre même!), mais à mon avis il ne doit pas rouler sur l'or. Comme on peut le voir, le singe est en plastique quand ce n'est pas un figurant qui se trouve à l'interieur de la moquette pelée. Une grosse bassine en plastique fait figure d'océan, le requin et le bateau sont aussi en plastique et comme on pouvait pas détruire de nouveau Séoul, les coréens s'en étant chargés eux même, le final se passe dans une zone montagneuse en carton pâte ou King Kong se bat avec des hélicoptères Dinky Toys et, lorsqu'il en a jeté un contre une montagne,  il lui fait un grand doigt d'honneur !!! Le film fut tourné en 3D, mais comme "Jaws 3D", "Vendredi 13 3D", "Amityville 3D", ce genre de film n'a d'interet que si on peut le regarder avec les lunettes 3D. Et encore !!!

Bon, on parlera pas de Madame Queen Kong puisque c'est déja fait... On passera tout de suite à la suite du King Kong de John Guillermin, à savoir "King Kong II", normal puisque c'est une suite... Une suite malheureusement pas impériale, mais comme c'est pas Pathé qui l'a produite...

King Kong lives (King Kong II), 1986, réalisé par John Guillermin (USA), avec: Peter Elliott (King Kong), Georges Yiasoumi (Queen Kong), Brian Kerwin (Hank Mitchell), Linda Hamilton (Amy Franklin), John Ashton (Colonel Nevitt). Le king est mort. pas Elvis Presley, non, l'autre, King Kong. Du moins c'est ce que certains ont voulu nous faire croire (remarquez, pour Elvis c'est pareil...). En fait, il est toujours en vie mais si la doctoresse Hamilton ne lui fait pas rapidement une transfusion sanguine, il risque d'y passer. Problème: la croix rouge arrive déja pas normalement à faire face au manque de dons du sang, alors pour un aussi gros singe... Mais la bonne fée du Cinéma veille au grain et le brillant Kervin découvre une femelle gorille géante sur une des iles voisines de l'ile de Skull (ou celles de Jurrassic Park, je ne sais plus?). Aussitôt, on la capture (mettant ainsi en péril l'éco systéme, mais bon...) et on la ramène aux USA pour l'attacher dans un hangar à coté de la salle d'op ou est King Kong. Rien qu'en la sentant proche de lui, le Kong revit et bientot, aidé par la doctoresse qui a pas encore engendré de Terminator, il s'évade avec sa belle et tendre dulcinée (qui pour une fois est plus grande que son petit doigt). Leur lune de miel sera malheureusement très courte car l'armée, sur ordre du vice président (dong George Busch père), va poursuivre les fuyards avec ordre de les tuer. Mais Kong va se sacrifier et permettre à Madame Kong de pouvoir accoucher (sous X), tranquillement d'une peluche Toys'r'Us du plus bel effet!

On se disait ouf! On avait échappé à des films totalement improbales du style "Angélique et le Kong", "Bienvenu chez les Kong", "King Kong, la brute et le truand", "J'irais verser du Niocman sur King Kong" etc... etc... Mais voila, on avait oublié que les américains étaient capable du meilleur comme du pire. Et, mauvaise pioche, cette année là, c'est le pire qui est sortit ! Pourtant les scénaristes Ronald Sushet et Steven Pressfield  avaient eu 10 ans devant eux pour accoucher d'une histoire a peu près plausible. Que nenni ! On sombre de suite dans la démesure, dans l'énooooorme et l'inconcevable! Le ridicule ne tuant toujours pas, on a le droits aux dialogues les pires de toute l'histoire du cinéma. Je ne parle même pas des pauvres singes. King Kong pèche comme un humain, rôte comme un humain (apres avoir croqué un chasseur qui l'avait emmerdé juste avant en lui brulant la moustache). Madame Kong elle accouche non pas comme une femelle gorille, bien debout, mais comme une jolie petite bourgeoise du Maryland, couchée en faisant bien comme lui a indiqué le gynéco, adepte de l'accouchement sans douleur, la respiration du toutou. La doctoresse, donne ses conseils, comme si les singes parlent la langue qu' elle ("Vas-y King Kong, prend le dans tes bras. C'est ton fils !"). Et lorsque Papa Kong meurt, juste après l'accouchement, Bébé Kong qui n'est là que depuis quelques minutes, y va de sa petite larme comme si il avait déja compris les embrouilles dramatiques du scénario alors que nous on patauge dans la semoule depuis près de deux heures! Dramatique!
 
20 ans, il aura fallu 20 ans au grand singe pour oser se remontrer devant une caméra après son apparition mémorable dans le film suite de John Guillermin.


King Kong, 2005, réalisé par Michael Jackson (Usa), avec Naomi Watts (Ann Darrow), Jack Black (Carl Denham), Adrien Brody (Jack Driscoll), Thomas Kretschmann (Capitaine Engelhorn), Andy Serkis (King Kong/). Actrice de Music hall au chomage, Ann Darrow accepte de travailler pour le réalisateur Carl Denham qui va réaliser un film d'aventures sur une ile perdue au milieu de l'oséan Asiatique. En fait, Denham veut etre surtout explorer l'ile mysterieuse de Skull ou parait-il les indigenes vénèrent le dieu Kong. Ce que ni lui ni ses acteurs ne savent, c'est que Stevben Spielberg a oublié quelques uns de ses monstres préhistoriques sur l'ile. Et qu'ils n'ont pas bouffer du figurant depuis longtemps...
 
Bon, on ira pas quand même jusqu'à dire que ce film nous fait regretter les bons vieux films japonais sur King Kong (ceux avec les peluches en caoutchouc) mais presque...
Ok, les effets spéciaux sont merveilleux et on croirait vraiment que King Kong et les dinosaures sont vrais, mais qu'est ce qu'on s'emmerde! Ca met trois plombes à demarrer et une fois que le bateau à pris le large, le scénario aussi... On assiste à une bluette romancée entre la starlette et le scénariste (un personnage qui remplace celui de l'aventurier dans l'histoire originale et qui n'a aucune utilité, tellement il est fade - on préférait de loin l'aventurier et l'héroine aussi semble t'il..) embarqué dans cette galère par hasard. Une fois arrivé sur l'ile, mis à part l'épisode copié collé de la cérémonie indigène et de la présentation du singe, on a le droit à une bonne heure de "Jurrassic Park" avec des dinosaures qui en fait volent carrément la vedette au grand singe... qui commence à faire la grimace. puis on repart sur New-York, mais King Kong semble fatigué et ne casse pas vraiment la baraque. En fait on a l'impression qu'il en a vraiment marre de grimper sur des symboles phaliques doutteux, de se prendre des pruneaux pleins les poumons et de tomber sur des caisses en cartons. Bref,, lui aussi s'ennuie surtout que la blondasse qu'on lui a mis dans les pattes est aussi bandante qu'une choucroute de chez Leader Price. On s'attends à ce qu'il empoigne plutot le réalisateur et lui crie "coupez" dans l'oreille avant de le bouffer tout cru, mais malheureusement cela n'arrive pas. Peter Jackson parait il (promo oblige) révait depuis tout petit de réaliser SON King Kong.. C'est fait, il peut se rendormir... Nous on va se retaper "la planète des Singes"...

PS: Pour la bonne bouche (si je puis m'exprimer ainsi...) King Kong fait une apparition plutot salace (on ne s'en lasse pas) dans "Flesh Gordon" et "Le retour de Flesh Gordon" deux parodies bien cochonnes de Flash Gordon.

 

Tous les films pré-cités sont bien sur sortis en DVD

 


Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 16:08
Etant donné que demain c'est la journée de la femme...je préfère faire cette rubrique aujourd'hui !

Certains navets pourraient au moins avoir le bon goût d'être drôle !  Hélas, ici ce n'est même pas le cas. Et c'est bien dommage, car l'idée de départ, renverser la vapeur avec King Kong et en faire une femelle amoureuse d'un gringalet, était somme toute sympathique. Malheureusement quand on voit le résultat, on est bien triste de n'avoir que deux yeux pour pleurer. On immagine ce que cela aurait pu donner avec l'équipe de Scarry Movies.

Queen Kong, 1976, réalisé par Frank Agrama (Angleterre, France, Italie, Allemagne), avec Robin Askwith (Ray Fay), Rula Lenska (Luce Habit), Valerie Leon (la reine des Nabongas), Jeanette Charles (la reine d’angleterre), Stanley Platts (le chef de la police). Cinéaste ambiteuse (et au chomage), Luce Habit voudrait relancer sa carrière en tournant un "GRAND" film d'aventures dans des décors entièrements naturels. Comme elle est fauchée, elle embauche Ray, un hippie aux dents blanches, pour jouer le rôle principal et s'embarque avec lui vers l'ile mystérieuse de Lazanga ("where they do the Konga"). Sur place, Ray est kidnappé par la reine des Nabongas (une tribu peuplées de femmes) qui veut l'offrir comme cadeau d'anniversaire à leur déesse, une femelle gorille de 3 mètres de haut, nommée Queen Kong...


Replaçons les choses dans leur contexte: en 1976, voulant surfer sur la vague de King Kong, le film chef d'oeuvre de 1933, qui venait d'etre remis sous le feu des projecteurs par le producteur Dino de Laurentiis.

Il y avait eu certes un king Kong nippon (ni mauvais d'ailleurs) "King Kong vs Godzilla", mais c'etait tout.  Voulant reprendre du poil de la bête, Frank Agrama écrit donc  un scénario féminisé (à défaut d'être un tant soit peu féministe) du film de Merian Cooper ou il inverse la vapeur :  King Kong ne portera plus la culotte, mais un sous-tif...Le héros s'appellera Ray Fay (en hommage à l'actrice "originale" Fay Wray). A quelques détails près, le pitch est le même: un, ici une, cinéaste ambitionne de relancer sa carrière qui est encore plus en chute libre que la bourse à Wall Street en tournant un film d'aventure en live chez les sauvages (une sorte de Kholanta avant l'heure). Elle prend un hippie dans la rue et lui fait miroiter la gloire. Une fois dans l'ile, ils sont kidnappés par une tribu d'amazones adeptes du bikini qui veulent offir Ray comme cadeau d'anniversaire à une femelle gorille. Jusque là, on pourrait, presque, dire que tout ne se déroule pas trop mal... Et puis apparait la gorillette en question, une espèce de peluche géante qui aurait été rapiécée par un docteur Frankenstein manchot, qui gagnerait certainement aujourd'hui l' Oscar des effets spéciaux les plus nuls.

Tout le reste suit donc dans le même registre. Pour faire comme dans le premier King Kong, notre gorillette (qui n'est pas du Mans) défend son beefteck en combattant un tyranosaure en latex, qu'elle arrive même à déchirer (provoquant par cela la démision du technicien chargé des SFX) en un coimbat assez singulier. Puis elle refait de même avec un ptérodactyle, en papier maché cette fois-ci. La cinéaste, amoureuse elle aussi du Hippie, cature Queeny en la bombardant de fummigènes et l'embarque sur le bateau en Leg qu'elle avait reçu à Noel quand elle avait 7 ans. Tout ce petit monde repart pour Londres (England) ou la belle bébête sera exposée à Central Park, avec innauguration en présence d'une autre Queen: sa gracieuse majesté Elzabeth II. Mais Queen Kong surprend la cinéaste en train d'essayer de rouler un patin à son Dinky-sextoy. Furieuse elle brise ses chaines, fait fuir la vingtaine de figurantes qui trainait sur le plateau (figurantes en faits censées représenter une troupe de féministes venant manifester contre l'utilisation méprisante de l'image de la femme lors de cette exhibition, female étant le mot anglais pour femme, j'en déduis qu'il sagit bien de la femme..) et détruit au passage la moitié des décors en carton.Tout cela se termine sur le plus énorme symbole phalique de la perfide Albion, l'emblématique Big Ben, ici une maquette en Lego, sur laquelle grimpe notre Queenette qui va finit la séquence en s'ammusant avec des héllicoptères en plastique téléguidés... Bref, quand le mot fin apparait, on se dit qu'on aurait mieux fait de regarder une émission de Benny Hill . C'est dire dans quel état le film nous laisse... Rien à dire du coté des acteurs si ce n'est que la production aurait pu faire un effort pour ce qui était du "jeune premier". Autant le recruteur du casting "filles" s'est souvenu du temps ou il lisait "Playboy" en cachette, autant celui, ou celle qui a recruté Robin Askwith pour le rôle de Ray Fay devrait changer de lunettes... et de sonotone !

 A noter que ce jeune comédien s'était déja commis dans pas mal de films dont certains navets (déja!) comme "Horror Hospital" ou il était décérébré (étonnant, non?)
La légende voudrait que Dino de Laurentiis paya une fortune pour ressayer d'acheter le film afin qu'il ne soit pas commercialisé. En vain. Quel dommage...

Une bande déssinée pour Adulte, Queen Kong, existe et n'a que peu de rapport avec le film

Pour les amateurs, le film existe en DVD US et en japonais non sous-titré pour les masos...

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:41
Aujourd'hui c'est vendredi, donc le jour du poisson...

Le continent des hommes poissons (L'Isola degli uomini pesce), 1978, réalisé par Sergio Martino et Miller Drake, avec Barbara Bach (Amanda Marvin), Joseph Cotten (Professeur Ernest Marvin) , Claudio Cassinelli ( Lieutenant Claude de Ross), Richard Johnson (Edmond Rackham), Beryl Cunningham (Shakira), Franco Ivarone (José), Roberto Posse (Peter), Guiseppe Castellano (Skip), Francesco Mazzeri (François), Mel Ferrer (Radcliff, uniquement version USA), Cameron Mitchell (Decker, uniquement version USA). Alors qu'elle transportait une cargaison de bagnars vers Cayenne, une goelette française sombra corps et biens en plein océan Pacifique. Seuls un médecin, le lieutenant Claude de Ros et cinq prisonniers parviennent miraculeusement indemnes sur une ïle volcanique apprement déserte. Alors qu'ils explorent les environs, deux des bagnards sont sauvageents massacrés. De Ros et les trois autres survivants, François, Peter et José découvrent un cimetière vaudou. Sauvé in extrémis de l'attaque d'un serpent par une jeune femme blanche,  Amanda, de Ros va découvrir que celle-ci vit sous la coupe d'une espèce de despote, Edmund Rackham, qui mène à la baguette une poignée d'indigènes superstitieux. Alors que ses deux autres compagnons d'infortunes disparaissent mystérieusement à leurs tours, le jeune médecin découvre qu'en fait Rackham détient prisonnier le professeur Ernest Marcin (père de la ravissante Amanda et bilogiste réputé) et qu'il a obligé le pauvre savant à lui créer toute une armée de monstres mi-hommes mi-poissons, afin de repecher le trésor de la ville d'Atlantis qui se trouve enfouie sous l'ile...


 
Quand Jules Vernes et Edgar Rice Burrough (le père de Tarzan) rencontrent  H.G Wells, la terre se dote d'un nouveau continent: celui des hommes poissons...
 A la fin des années 70, Sergio Martino, lassé des westerns spaghettis et des giallis, décide de tourner une série de trois films d'aventures: "La montagne du dieu cannibale", "Le Continent des hommes poissons" et "Alligators" dont nous avons déja parlé hier. Si le premier surfait sur la vague "Cannibales", très à la mode avec les films de Ruggero Deodato et le troisième récolta les miettes du succès bestial des "Dents de la mer" de Steven Spielberg, notre "Continent des hommes poissons" profitait quand à lui non pas de l'immense notoriété populaire de la publicité des produits surgelés Findus" mais du succès du film "L'ile du Docteur Moreau" avec Burt Lancaster, dans le rôle titre, Michael York et la belle Barbara Carrera.

Reprenant l'idée du savant légèrement frappadingue qui réunissait utopiquement animaux et humains dans un même corps, il rajoute à l'histoire un aventurier sans scrupules qui veut récupérer le trésor de l'Atlandide (la fameuse citée enfouie sous les eaux, très à la mode cette année là puisque Kevin Connors réalisa lui "Les 7 cités d'Atlantis" avec Cyd Charisse et Doug McClure), une belle héroine en détresse et le sauveur aux dents ultra blanche qui va avec, quelques monstres en celluloid et bien sûr un volcan, que l'on croyait éteint et qui crache de mille feux son mécontentment puisque Mère Nature, une fois de plus, a été violée durant ce voyage au centre de la mer.


Avouons le franchement, ce film sent la série B à plein nez, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Il n'y a qu'a regarder la (superbe) affiche pour savoir d'entrée de jeu à quoi l'on a à faire: un doux mélange de "La créature du Lac noir " de Jack Arnold et du "Monstros de las Pierras Blancas"   pour le poiscai à deux pattes, de "L'ile mystérieuse" pour le volcan capricieux et les protagonistes livrés à eux mêmes sur une ile "soi disant déserte" et bien sur tous les films reprenant le thème de l'a citée perdue d'Atlantis.Tourné pour les extérieurs à Nuoro, en Sardaigne, ce "Continent" se révèle agréable à voir, même si les quelques séquences purement "studios" révèlent des décors dans la plus pure tradition "PLAYMoBIL", notament pour l'incendie final de la maison de Barbara Bach et les scènes sous-marines de la cité d'Atlantis avec les "silhouettes" d'hommes poissons...

De plus, rien que pour le plaisir de voir (et revoir) la sublime Barbara Bach, plus belle que jamais dans ses robes mouillées, on est prêt à passer l'éponge (pas seulement sur elle...) sur sur les nombreuses erreurs de raccords et de scripts qui pullullent ça et là (n'ayez crainte vous aurez le droit bientot à notre "Script aveugle...". Ce "Continent" connut une suite,  réalisée aussi par Sergio Martino (en fait un téléfilm) qui s'appellait  "La Reine des hommes poissons" avec Ramona Badescu (bien pronnoncer SVP!!!) dans le rôle de la Reine.

Pour sa sortie aux USA, sous le titre pompeux de "Screamers", le film fut remonté par Roger Corman, qui trouvant qu'il manquait cruellement de scènes sanglantes y rajouta carrément quelques scènes vraiment gores... ainsi qu'une nouvelle partition musicale orchestrée par Sandy Bergman ("Jaws 3 D"). De plus, sont cités au générique de ce nouveau montage Mel ferrer et  Cameron Mitchell qui ne figurent pas dans le film original...
Le film est sortit en DVD chez Neo Publishing ainsi que dans un coffret spécial "Barbara Bach" réunissant les deux films de Sergio Martino celui-ci et "Alligators".

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 14:09
Qu'ils soient à poils, à plumes ou à écailles, au cinoche,  certains animaux ont la dent dure, et pas seulement contre la critique...

Les requins de la production cinématographique le savent bien, tout ce qui bouge sous l'eau est une mane tombée du ciel, surtout depuis "Les dents de la mer". En Italie, plus que parout ailleurs, on a rapidement donné des petits frères au requin de "Jaws". Commençons donc notre abécédaire des dents de la terre avec A comme... Alligator



Alligator (Il fiume del grande caimano), 1979, Sergio Martino (Italie), avec Barbara Bach (Alice Brandt), Mel Ferrer (Joshua), Claudio Cassinelli (Daniel Nessel), Richard Johnson (Père Jonathan), Geneve Hutton (Sheena), Romano Puppo (Peter), Fabrizia Castagnoli (la mère de Minou), Enzo Fisichella (Maurice), Lory del Santo (Jane), Amy Papa (Laura), Silvia Collatina (Minou). "Bienvenue à Paradise House" disait l'affiche publicitaire. S'ils avaient su ce qui les attendaient, nul doute que les clients du richissime promoteur Joshua Cash n'auraient foutu les pieds dans son complexe hotelier. Car non seulement le champagne est tiède, mais en plus ils vont servir d'hors d'oeuvre à un crocodile géant qui a décidé de venir rendre visite à une tribu de sauvages des environs. Et les quelques survivants, qui n'auront pas fini dans la gueule du croco, pourraient bien terminer leur séjour sous les sagais des autochtones...
 

Du beau, du bon, du Bis, à l'état brut de chez brut !!!! Réalisé juste après "Le continent des hommes poissons" (dans lequel jouaient déja Barbara Bach, Richard Johnson et Claudio Cassinelli), cet avatar des "Dents de la mer" se déguste avant tout comme une bande décimée animée, plutôt agréable à suivre.On retrouve ainsi une galerie de personnages (stéréo) typés: le beau héros (photographe de mode) qui sait quoi faire (comme McGyver) avec sa bite et son couteau quand tout se complique, la belle héroïne, objet suave et moite de toutes les convoitises que le héros et le vilain zanimo aimeraient bien croquer, chacun à leur façon...le patron de la station hotelière plus préoccupé par son tirroir caisse que par la sécurité de ses clients (je ne parle même pas de ses employés...), son adjoint (qui passe et trépasse sans qu'on sache très bien à quoi il sert), un vieil ermite, une tribu d'emplumés (les Kuma) pas si pacifiques que l'on pourrait le croire, quelques tourristes bien grassouillets (histoire de bien nourrir la bêêêête) et enfin une Top modèle nympho-intello, qui sera la première à finir sous les dents du croco, mais c’est normal, elle etait partie faire crac crac dans les roseaux avec un figurant, hors, selon la religion des kuma il est interdit de s’accoupler sur l'île des amours pendant la pleine lune. Elle avait qu'à lire le script avant, bien fait ! Le propos se veut écolo: "on ne doit pas violer mère nature", il faut donc laisser la jungle dans l'état où on l'a trouvé en entrant ("C'est pas moi, m'sieur, c'est Tarzan qui.... ). Le croco (un immense sac Vuiton en perspective) est là pour veiller à ce que les choses se passent bien, c'est à dire mal ! Il n'hésite pas pour cela à foutre un hélico à l'eau (polluant la rivière en même temps, mais on s'en fout !), à casser quelques barques et bouffer du blanc-bec. Et quand c'est pas lui qui sert de bras séculier vengeur (ça plairait à Audiard, ça!) ce sont les autochtones qui, armés de sagaies et de flèches enflammées, foutent le feu au décor du club Merde... faisant par la même occasion encore plus de morts que dans un film de Schwarzenegger. On regrettera cependant deux petites choses: premièrement  la pauvreté des effets spéciaux:  (le croco n'apparait en effets que rarement et toujours en partie seulement - une patte par ci, un bout de queue par là, un coup de zyeux par-ci, un bout de machoire par la- ou alors en silhouette dans l'eau et là, on voit qu'il sort tout droit de chez Toys"R"Us) et secondo la fin qui part en eau de boudin (normal, vu que le croco a littéralement explosé!). A part cela, pas grand chose à dire: Barbara Bach est toujours aussi belle que dans l'épisode de James Bond "L'espion qui m'aimait",  Mel Ferrer joue parfaitement les chefs d'entrerpises vereux et voraces et Claudio Cassinelli reste toujours aussi mauvais acteur, mais comme apparement aucun réalisateur ne semble s'en appercevoir...

Sorti en France en 1980 sous le titre "Alligator" (alors qu'au générique le titre est "Alligators" avec un S comme dollars), le film connu une première exploitation vidéo VHS sous le même titre , "Alligator", alors qu'il sortit  en dvd sous le titre "Le dieu alligator" avant d'être renommé pour une deuxième sortie DVD sous le titre ""Le grand alligator".

Repost 0
Published by djordj - dans sales bêtes
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de djordj
  • : Un blog consacré au cinéma de série B
  • Contact

Recherche

Liens