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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:42

Dod sno (Dead Snow), 2008 réalisé par Tommy Wirkola (Norvège) avec Charlotte Frogner (Hanna), Orjan Gamst (Herzog), Stig Frode Henriksen (Roy), Vegar Hoel (Martin), Jeppe Laursen (Erlend), Evy Kasseth Røøsten (Liv), Jenny Skavlan (Chris), Bjorn Sundquist (le montagnard), Ane Dahl Torp (Sara), Lasse Valdal (Vegard). Six étidiants norvégiens devaient se retrouver à passer les vacances de Paques tranquillement à faire de la luge et de la moto-neige, au lieu de cela ils vont devoir affrontr une horde de zombies d'un genre particulièrement féroce: des nazis morts lors de la deuxième guerre mondiale. La résistance s'organise

Le film de zombies redevient un genre à la mode (la preuve, même les français en font !). Et chacun tente d'y aller de sa touche d'originalité afin de nous faire digerer le mieux du monde cette orgie de viande qui reste à varier... Après les astro-zombies (une espèce venue de l'espace, les  zombies homos (gays, donc forcément pas tristes!), les zombies nucléaires (voir énucléés), les zombies de la  3è chaine  (L'inspecteur Derrick ), (re) voici les zombies du IIIè Reich. Je dis bien re-voici car il y a quelques paires de décades, Ken Wiederhorn et Jean Rollin avait déja réalisé "Shock Wawes" pour le premier (1977) et  "Le lac des morts-vivants", pour le second (1981)  ou des Nazis Zombies assoifés de sang sortaient de l'eau (l'Océan et un lac) pour bouffer (entre autre) de la donzelle en bikini (voir même sans bikini). Cette fois-ci nos nazis-zombies ne marchent plus au ralenti (il faut croire qu'à force de s'etre peler le cul pendant 50 piges, ils ont desormais le feu au même endroit), mais courent à toute vitesse dans la neige. Ils aiment bien aussi la viande bien saignante (contrairement aux 2 autre sfilms), ce qui nous vaut quelques belles scènes bien gore du genre "Evil Dead" en encore plus rigolo. Car le film ne se prend pas (trop) au sérieux et les moments de franche rigolade sont très nombreux, même (surtout) dans les moments les plus hards... Les zombies se font trancher la couenne avec une tronçonneuse, une moto neige, une masse, une serpette voir un canif. Les étudiants (et diantes) se font eclater la tête, vider les boyaux, trancher les bras, écarteler, dans la plus pure tradition Goriwoodienne. Il est clair que si "Dead snow " n'a rien inventé, il a én tout cas très bien récupéré par-ci par-là les bonnes idées des précédents films de Zombies. Qu'il surpasse pour la pluspart.  Pas étonant alors qu'il ait remporté le prix du public au dernier Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. Comme quoi, certains l'aiment froid !
Le film existe en Dvd avec pas mal de bonus

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 14:02


Motel Hell, (Nuits de cauchemar), 1980, réalisé par Kevin Connor (USA), avec : Rory Calhoun (Vincent Smith), Nancy Parsons (Ida Smith), Paul Linke (Sheriff Bruce Smith), Nina Axelrod (Terry), Wolfman Jack (le réverend Billy), Elaine Joyce (Edith), Monique St Pierre (Debbie), Rosanne Katon (Debbie), Hampton Bengle (Bob le vétérinaire). S'il y a bien un endroit qui est réputé dans toute la contrée pour la qualité de la nourriture qu'on y sert, c'est bien le motel de Vincent et Ida Smth. On y sert la meilleure viande funmée de toute la région. Les touristes s'y précipitent nombreux. Il faut dire que les Smith les gatent bien, leurs touristes. Certains plus que d'autres en fait. Car si  la pluspart d'entre eux dégustent avec ferveur la viande que leur servent ces gentils fermiers, d'autres, moins chanceux, servent en fait de matière première à ce bon produit du terroir... La jeune  et jolie Terry, qui vient avec son mari d'avoir un accident de moto à quelques kilomètres de la ferme, va en faire l'expérience. Tandis que son mari va être transformé en jambonneau fumé, la pauvre enfant est "recueuillie" par Vincent, au grand dam de sa soeur Ida, qui est de nature assez jalouse et possessive.  Tout semble idyllique cependant jusqu'à ce que Vincent découvre le sheriff du patelin, qui fait aussi partie de la famille, ne tourne autours de la jolie demoiselle...

"Motel Hell"
fait partie de ces films cultes des années 80 qu'il fait bon revoir de temps en temps, même si, indéniablement, ils sont relativement mauvais... En fait, soyons juste, "Motel Hell" n'est pas un mauvais film. Il est simplement mal fait. Kevin Connor, son réalisateur, est en fait plus un réalisateur de télé qu'un vrai réalisateur de cinéma, même si on lui doit d'autres films cultes et surtout kitchs comme "Le sixième continent" et "Les 7 cités d'Atlantis" avec Doug McClure qui surfaient sur la vague des films d'aventures (inspirés entre autre par Edgar Rice Burrough) en vogue à l'époque. Des films aux effets spéciaux tellement ringards qu'ils en devinrent aussitôt cultes."Motel Hell"  louche quand à lui plutôt du coté de films  comme "Le crocodile de la mort" et surtout "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hopper , rivalisant coté satire de l'Amérique profonde avec le cultissime "Mother's day" de Charles Kaufman sortit la même année .


Tout comme dans "Le crocodile de la mort", les "héros" tiennent un motel. le Motel Hello (mais comme le néon du  O est grillé , cela donne MOTEL  HELL (motel de l'enfer, pas mal trouvé!) ais au lieu de donner leur clientèle à manger au crocodile du coin, ils la donnent à manger à d'autres clients. En fait, ils piègent quelques touristes de passage (en provoquant des accidents de la route par exemple). Puis ils les droguent, leur coupent les cordes vocales, les enterrent vivants jusqu'au cou dans un champs (caché) derrière leur ferme et les gavent (comme des oies) avant de les tuer et de les transformer en chair à paté ou en saucisson sec... Et leurs clients (ceux qui ont le bonheur de ne pas finir en chair à saucisse) trouvent cette charcutaillerie tellement bonne qu'ils viennent même en famille de l'autre bout du pays pour en acheter. Cela donne droit d'ailleur à une scène très rigolotte avec une famille d'américains (très) moyens venus de très loin avec leurs petites filles (des jumelles absolument odieuses) pour gouter à cette vinde réputée et qui repartiront avec deux gamines traumatisées a vie...après qu'elles aient eues un avant gout de ce qui se trame derrière les sous bois... Autre victime de nos bons fermiers, le (trop curieux) préposé des services vétérinaires chargé de la vérification du bon respect de l'hygiène dans l'abbattage des animaux, qui finra dans le champs, tout comme ce  coupe de touristes aux moeurs assez spéciales (des adorateurs de SM et de bondage) se flaissent gentilment ligotér dans leurs chambre par les deux fermiers, pensant "innocement" que leurs hôtes ont les mêmes gouts qu'eux...avant de réaliser, mais trop tard qu'ils vont bientôt "passer à la casserole"... Trois moments assez "drôles" mais hélas trop isolés un scénario confus qui préfère privilégier une biscornue histoire d'amour-jalousie triangulaire entre les membres de la famille Smith (le fernier Vincent - sa soeur la grosse Ida et le shérif du coin, dont on ne sait pas trop s'il est le petit frère ou un cousin des deux autres) qui tourne autours d'une blondinette sans intérêt que courtise les deux "males" pendant plus de la moitié du film, délaissant ainsi le veritable interet du film: l'élevage " en batterie des futurs "donneurs" de foie gras...  Car ce sont de véritables petits moments d'horreur pure (hélas très mal filmés) que de découvrir tout d'abord ce champs dans lequel sont enterrés jusqu'à la tête une douzaines de personnes dont on a coupé les cordes vocales  -et qui donc ne peuvent plus emettre que des sons ressemblant étrangement à des grogneement de porcs et qui sont gavés comme tels. Puis de découvrir (presque une heure apres !) comment, une fois arrivés à maturation, ils sont tués :afin de ne pas les stresser, pour que la viande reste tendre, on les hypnotise avec des spots de couleurs puis on les étrangle au moyen d'une grosse corde de chanvre attachée à l'arrière du tracteur... Enfin de voir comment ils sont découpés et transformés dans l'abattoir familial. Le film s'accélère (enfin!) et l'on a droit à quelques scènes interessante comme ce duel final (inspiré certainement par le deuxième volet de "Massacre à la tronçonneuse" , duel  entre le shérif et le fermier, dissimulé sous une grosse tête de cochon, qui tous les deux se battent d'ailleursplus pour la blondinette que pour les pauvres touristes. Ou encore ce règlement de compte entre les survivants du champs (dont le couple SM avec le mec - Dick Curtis - habillé en soutient gorge et culotte  feminine noire) et la grosse Ida, une scène qui fait penser à une attaque de "morts-vivants" dignes de George Roméro, l'humour en plus.

On retrouve avec joie l'acteur Rory Calhoun, jusqu'ici spécialisé dans les westerns ( "La rivière sans retour" avec Marilyn Monroe et Robert Mitchum) qui cabotine à souhait dans son rôle de fermier nécrophage. L'actrice Nancy Parson, remarquée dans les série comique des "Porky's" interpèrte Ia soeur aux tendances incestueues. Hélas, face à eux pas de grands (ni bons) acteurs pour leur donner la réplique.


A noter en "guest star" le chanteur/dj Wolfman Jack (apperçu notament dans le célèbre "Américan graffiti" de George Lucas) dans le rôle d'un pasteur médiatique passant (en fond sonnore) à la télé (et faisant un sermon sur l'amour de son prochain) tandis que le couple SM, qui a d'autres chats à fouetter,  s'en donne à coeur joie dans leurs ébats.

 
Le film était sortit à l'époque en VHS  en France, mais je ne sais pas s'il existe (en tout cas en VF) en dvd.

A noter: les scénaristes de films d'horreur étant largeent en mal d'inspiration, depuis déja longtemps d'ailleurs, "Mother's day" et "Motel Hell" feront l'objet de remakes en 2010, le premier sera réalisé par Darren Lynn Bouseman ("Saw III" et "Saw IV") et le second par Steven C Miller (la aussi réalisateur de télé surtout)

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:40


Die Schlangengrube und das Pendel (Le vampire et le sang des vierges), 1967, réalisé par Harald Reinl (Allemagne), avec Lex Barker (Roger Mont-Elise/Juge  von Marienberg, son père), Karin Dor (Lilian / Baronne  von Braban, sa mère), Christopher Lee (Comte Frédéric Régula), Carl Lange (Anatole), Vladimir Medar (Père Fabien), Christiane Rücker (Babette). Jadis comdamné à être écartelé, suite aux meurtres sanguinaires de 12 jeunes filles vierges, le comte Régula revient à la vie trente ans plus tard, décidé à se venger des enfants de ses bourreaux , la baronne von Braban (celle qui l'a dénoncé) et le Juge  von Marienberg (celui qui l'a comdamné) et aussi à acquérir la vie éternelle en buvant le sang de Lilian, sa dernière captive et aussi la  fameuse 13è vierge, indispensable à cette opération.

 
Hier soir passait, enfin,  sur Ciné FX, ce petit bijou fantasma-gothique du cinéma allemand, dont l'incroyable influence esthéti que des films gothiques italiens (je pense notament aux films de Mario Bava, comme "Le masque du démon", à cause du masque du début peut-être ?) ou encore au fameux "La vierge de Nuremberg" de Antonio Margheretti) le dispute à l'ambiance Draculienne des films de la Hammer(ici le méchant craint lui aussi les croix) . Rajoutez à cela la panoplie complète sado-maso version "Le bourreau écarlate" et vous avez un petit chef-d'oeuvre made in sixties...

Certes le Vampire et le sang des vierges n'est pas un fillm totalement réussi, bien trop long à démarrer (un voyage en calèche qui n'en finit pas, Christopher Lee n'apparaissant qu'au tout début puis une bonne heure après), pas assez sadique (on ne voit aucun meurtre, les 12 vierges étant déja mortes depuis trente ans et si ce n'est le supplice du pendule que subit Lex Barker -bof- loin d'égaler celui que subit John Kerr dans le film de Roger Corman "The pit and the Pendulum" ), il n'y a guère que celui de la planche de la fosse aux serpents (d'ou peut-être le titre pour la version Belge) que subit Karin Dor ou celui de la planche à clous que subit sa servante Christiane Rucker pour nous donner véritablement quelques légers frissons.

Mais ne boudons pas notre plaisir quand même, il se dégage de ce film un charme complètement kitch qui sent bon la  poussière et les toiles d'arraignées. Christopher Lee, avec son visage bleu et lacéré est absolument génial  dans le rôle du vilain fantôme sadique pret à tout pour posséder la vie éternelle, face à Lex - Tarzan -Barker qui n'en peut plus d'essayer de faire craquer les coutures de son costume de dandy afin de séduire la femme de sa vie. Interprétée par la belle Karin Dor. A noter les excellents seconds rôles, notament celui du valet Anatole, presque plus sadique que son maitre vénérabe ou celui de "Père Fabian", qui n'a d'évangélqiue que la soutane, dont il se défroque assez rapidement pour notre plus grand bonheur... A noter aussi la trop brève apparition de Chistiane Rucker (qui joua sous le pseudo de Christiane Royce, dans "Le Château de Frankenstein", de Robert Oliver) dans le rôle de la pauvre servante Babette qui se retrouve sans comprendre pourqoui attachée (et baillonnée bien sûr!) au dessus d'une planche certie de clous accérés vers laquelle, grâce à un ingénieux système hydraumétrique) elle se rapproche inexorablement jusqu'à ce que... Non je ne dirais rien, même sous la torture !
Si le nom du metteur en scène autrichien, Harald Reinl, ne dit pas grand chose à la pluspart d'entre vous, sachez qu'il a surtout réalisé quelques bons "Krimis", quelques films de la série  du célèbre western teutonique "Winnetou" et aussi le fameux "L'anneau des Niebelungen" avec Terence Hill et aussi Karin Dor. Mais ce "Vampire et le sang des vierges" sera et restera sans aucun doute sa seule heure de gloire!
 Je ne connais le film qu'en DVD allemand mais peut-être existe t'il dans d'autres langues.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 10:46

Dr Phibes rises again (Le rerour de l'abominable Dr Phibes), 1972, réalisé par Robert Fuest (Angleterre), avec Vincent Price (Dr Phibes ) Robert Quarry (Biederbeck), Valli Kempo (Vulnavia), Hugh Griffith ( Ambrose ), Peter Jeffrey (Inspecteur Trout), Peter Cushing (capitaine du bateau), Beryl Reyd (Miss Ambrose), Terry Thomas (Lombardo), Fiona Lewis (Diana), Lewis Fiander (Baker). Voila trois ans que le docteur Phibes a mystérieusement disparu après avoir assassiné huit membres de l'équipe médicale qui avait raté l'opération devant redonner vie à sa défunte bien aimée. La conjonction de la lune avec certaines planètes étant désormais favorable, le voila de retour pour essayer de réssuciter sa bien aimée. Mais sa maison a été partiellement détruite et un papyrus contenant la carte de l'endroit secret ou coule le fleuve de la vie éternelle lui a été dérobée par un archélogue nommé Biderbeck, lui aussi à la recherche de la vie éternelle. Phibes va partir vers l'égypte accompagnée du cercueil de son épouse et de lsa fidèle Vulnavia afin de rretrouver le papyrus, n'hésitant pas à parsemer son chemin d'autant de morts que nécessaires pour arriver à ses fins.

Revoila donc notre cher Dr Phibes, qui, contrairement hélas au bon vin, ne s'est pas bonnifié. Même s'il a pris de la "bouteille"... Hélas, trois fois hélas, cette cuvée de l'horreur 1972 est légèrement bouchonée ! La mayonnaise ne prend plus et tout ce qui faisait le charme du premier film (le cabotinage de Vincent Price, le roccoco des décor, le coté démentiel et inventif des meurtres a un air de "déja vu". Bien qu'il soit toujours muet, le personnage de Phibes est de plus en plus "bavard". Il n'arr^te pas de parler à sa défunte épouse, mais lui répète toujours la mêm chose - sa soif de la réssuciter et sa quête de la vie éternelle pour de nouveau se trouver à ses cotés - et à la longue, cela devient un peu redondant. On ne comprend pas très bien comment sa complice Vulnavia se retrouve de nouveau dans cet épisode, vu que dans le premier opus elle finissait sous une douche d'acide, ce qui normalement aurait du la faire disparaitre. Qu'il ait de nouveau une complice, toujours aussi belle,  muette et vétue d'atours à faire passer Marlène Diétrich pour une chiffonière d'Emmaüs, pourquoi pas, mais, vu qu'elle n'a plus le même visage (l'a précedente actrice, tombée enceinte a mis fin à sa carrière d'actrice), pourquoi lui redonner le même nom. On retrouve aussi d'autres acteurs du 1er film (Terry Thomas, Hugh Griffith) qui n'ont plus les mêmes rôles (Terry thomas étant mort dans le film précédent reste vivant cette fois-ci, Hugh Griffith ne mourrant pas dans le premier meurt ici) ainsi que d'autres qui gardent leurs roles (Peter Jeffrey pour l'inspecteur Trout, John Waters pour celui de son supérieur, Waverley) et Caroline Munroe toujours dans celui de la défunet épouse (toujours pas créditée au générique, la pauvre, ce qui, pour débuter une carrière est plutôt dur!). Bref, tout cela embrouille intutilement le film surtout que cette fois-ci, il n'est plus question d'une simple vengeance, avec meurtres à la clef, mais d'une prétendue quète spirituelle de l'immortalité et de la résurection. Pour y arriuver, Phibes va devoir une fois de plus tuer et va de nouveau se creuser les méninges pour le faire de manière originale. Il va parfois y arriver (lors du voyage en bateau vers l'égypte, un homme va finir à la mer dans une immense bouteille... de Gin; un autre va se retrouver prisonnier dns une gigantesque scorpion de métal et se faire piquer mortellement par des dizaines de petits scorpions, un troisième, mommifié dans son sac de couchage va finir compresser dans in immense étau, après avoir lu avant de s'endormir: "le tour d'écrou" de James Joyce, les amateurs d'humour noir apprécieront) mais d'autre smorts sentent le réchaffé: un des protagonistes meurt dans sa voiture complètement ensablé, alors que dans le film d'avant un personnage mourrait gelé dans la sienne; la fiancée du principal ennemi de Phibes,  l'archéologue Biederbeck est enchainée sur une planche et des harpons descendent inexorablement vers elle pour la transpercée, l'archéologue n'a que  troisminutes pour la sauver alors que dans le premier film c'était le fils de Joseph Cotten, toujours "ennemi" principal de Phibes qui avait son fils enchainé, sous une cuve rempli d'acide qui descendait inexorablement vers lui aussi et son pere avait six minutes, soit le double du temps, pour le sauver). Bref ce film sent vilainement la pompe à fric, on fait une suite pour profiter une fois de plus du succès du premier, sans prendre le temps d'écrire un bon scénario, histoire de plaires aux pauvres spectateurs qui ne sont la sque pour filer une fois de plus leur fric...Pas terrible comme mentalité et on comprends que Vincent Price n'ai pas voulu remettre le couvert une fois de plus. Ce qui est tout à son honneur. Quand on voit ce que cela donne avec des sags comme celle de "SAW", on ne peut quele féliciter.

A noter , l'apparition furtive (1min 53 montre en main) de Peter Cushing, qui était venu en voisin, puisqu'il tournait sur un plateau voisin un énième Dracula pour la Hammer. Ca coute pas cher et cela attire encore plus de public !!!

Le film est sortit en DVD

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 11:57


The Abominable Dr. Phibes, (L’abominable Dr Phibes), 1971, réalisé par Robert Fuest (Angleterre), avec: Vincent Price (Docteur Anton Phibes), Jopseph Cotten (Docteur Versalius), Virginia North (Vulnavia),Peter Jeffrey (Inspecteur Trout) Terry Thomas (Dr Longstreet),,Susan Travers (infirmière Allen), DavidHutcheson (Dr Hedgepath), Edward Burnham (Dr Dunwoody), Alex Scott (Dr Hargreaves), Peter Gilmore (Dr Kitaj), Maurice Kofmann (Dr Whitcombe), Sean Burtry (Lem Versalius), Hugh Griffith (le rabbin). Parce que sa femme est morte sur une table d'opération, le docteur Anton Phibes condamne les huit médecins et l'infirmière qui l'ont opéré à mourrir d'une manière particulièrement horrible. Aidé par la belle Vulnavia, il va organiser chacune de ces morts en rapport avec les dix plaies que Dieu fit fondre sur l'égypte pour sauver le peuple hébreu.


Le docteur Anton Phibes porte à merveille son sobriquet d'abominable... Plus sadique que lui, tu meurs! Défiguré (et devenu légèrement frapadingue) suite à un accident d'automibile, survenu alors qu'il se rendait au chevet de sa femme qui venait de décéder lors d'une opération chirurgicale, le docteur Phibe a décidé de venger la mort de sa bien aimé en tuant l'équipe médcicale, qu'il juge responsable de la mort de sa femme, en s'inspéirant des dix plaies d'égypte. Ainsi donc, le premier médecin mourra piqué par des centaines d'abeilles (selon les plaies c'étaient des taons, mais autres taons, autres moeurs dit le sage adage). Le second sera saigné à mort par des chauves-souris tandis que le troisième sera vidé de son sang tandis qu'il regardait un petit film cochon... (la je ne sais plus trop car normalement dans les plaies egyptiennes c'étaient des moustiques  et des ulcères qui couvrerent les egyptiens de pustulles, donc une approche assez fantaisitse de la légende...). Le quatrième aura la tête écrasée par un masque de grenouille lors d'un bal masqué (les grenouilles), Le cinquième sera congelé vivant dans sa voiture (la grèle), tandis que le sixième sera attaqué par des rats dans son propre aéroplane, ce qui provoquera bien sur un accident mortel. Le septième sera transpercé par la corne d'une licorne (les troupeaux) et l'infirmière finra dévorée dans sonsommeille par une horde de sauterelles. Le sort le plus macabre étant réservé au chirurgien chef (Joseph Cotten) qui devra délivrer son fils ainé (lmalédiction du premier fils) qui se trouve etre enchainé sous une cuve d'acide, en enlevant la clé du cadenas des chaines qui le retiennent sous la cuve, clef qui a été insérée près de son coeur. pour cela, le chirurgien aura 6 minutes (le temps qu'a eu l'épouse de Phibes avant de mourir) pour opérer (cela rapelle un peu un passage de SAW II ou un homme doit enlever une clef mise sous son oeil pour se delivrer lui aussi d'une mort atroce, comme quoi au cinéma tout se répete). Phibes se reservant le dernier sort (les tenèbres) pour rejoindre sa bien aimée... On ne s'ennuit pas donc durant ce petit chef d'oeuvre d'humour noir qui fit le bohneur des festivals de films fantastiques qui faisaient légions au début des années 70. Si "Dr Phibes" rata la palme du festival d'Avoriaz, (ce que l'on ne s'explique pas puisqu'elle fut attribuée à "Duel", un simple téléfilm, certes de Steven Spielberg, mais bon, "La baie sanglante" de Mario Bava, aussi en compétition,  n'obtint rien du tout non plus, comme quoi...), le film rafla quand même une récompense au festival du film Fantastique de Catalogne...


 Le film doit ENORMEMENT à Vincent Price, qui disons le d'emblée est absolument génial. L'acteur peut (enfin!) donner libre cours à sa science du cabotinage et il ne s'en prive pas. D'autant plus qu'il a ici un role "muet" (défiguré et brulé dans un accident d'auto, ses cordes vocales ont subit un sacré coup et il ne peut plus parler qu'au moyen d'un"ampliphone", ce qui fait que, tel un ventriloque, il ne rermue pas les lèvres quand il parle, ce qui rend son personnage encore plus "incroyable"). Vétu de gigantesques capes noires ou argent, il déambule dans son manoir rococco et  joue de l'orgue d'une manière totalement démente - dans tous les sens du terme - accompagné par un orchestre de pantins, tel un "fantôme de l'opéra", revu par Jean-Christophe Averty, brule au chalumeau les visages en cire de ses victimes et esquisse un pas de danse après chaque meurtre au bras de la belle Vulnavia, sa délicieuse complice.
 
Non créditée au générique, on reconaitra pourtant l'une des figures les plus emblématiques du film fantastique britanique des années 70/80, la belle Caroline Munroe, qui trouvait la son premier rôle, rôle muet puisqu'elle n'apparait que sous forme de photographies noir et blanc (à part dans la dernière minute du film ou elle est alors couchée aux cotés de Vincent Price. Elle apparaitra de nouveau dans le "Retour du Dr Phibes", suite bien moins bonne que ce premier opus, ainsi que Vulvania (qui pourtant meurt ici sous une pluie acide, mais bon, c'est ça la magie du cinéma...) et qui sera non plus interpréte par Virginia North (dont c'était le dernier film, sur 6), qui ne reprit pas le rôle car elle était enceinte,  mais par une certaine Valli Kemp dont ce fut le seul "grand" rôle puisqu'elle ne joua que dans 3 films.Même si elle ne dit pas un seul mot de tout le film, le personnage de Vulvania est essentiel, puisque c'est elle qui, quasiment, met en scène chaque meurtre et préfiqure ainsi le personnage de Dian Rigg dans l'excellent "Théatre de sang" dont je vous ait parlé il y a peu.

Le film est sortit en DVD, hélas sans bonus!!!!

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 07:56




Theatre of blood (Théâtre de sang), 1974, réalisé par Douglas Hickox, (Angleterre), avec: Vincent Price (Edward Lionheart), Diana Rigg (Edwina Lionheart), Ian Hendry (Peregrine Devlin), Harry Andrews (Trévor Dickman), Coral Browne (Chloé Moon), Robert Coote (Oliver Larding), Jack Hawkins (Solomon Psaltery), Robert Morley (Meredith Merridew), Denis Price (Hector Snipe), Diana Dors (Maisie Psaltry), Milo O’Shea (Inspecteur Boot). Le petit monde du théatre britanique vit dans la terreur. Depuis quelques temps un mystérieux assassin s'en prend aux critiques et les tue en s'inspirant des meurtres perpétrés dans les pièces de William Shakespeare (un  catalogue inépuisable pour sérial killer en herbe...). La police soupçonnerait bien l'acteur Edward Lionheart, qui avait eu des démélés avec tous les défunts, le seul problème est que cet acteur est mort depuis déja deux ans...

On ne fait pas d'Hamlet sans casser des vieux ou la manière la plus drôle d'aborder le théatre de William Shakespeare...
Un an après "L'abominable Docteur Phibes", Vincent Price se voit offrir de nouveau l'occasion de cabotiner à outrance.S'il s'agit toujours d'une histoire de vengeance, cette fois-ci elle ne sera plus bibliquement inspirée des dix plaies d'Egypte mais des oeuvres du plus grand dramaturge Britanique: William Shakespeare. Et coté meurtre, l'oncle William en connaissait un rayon (de bibliothèque, bien sur!!!!). Parce que des critiques se sont montrés particulièrement hostiles envers lui, un acteur complètement mégalo décide de se venger. Et d'une manière particulièrement "inspirée"...

Reprenant quelques-une des plus belles scènes du théatre Shaekespearien, notre vénérable cabotin (aidé de sa fille, la sublime Diana Rigg, alias Mme Peel de la série "Chapeau Melon et bottes de cuir") va occire un à un ceux qui lui ont refusé l'Oscar théatral de l'interprétation deux années auparavant. Suivant un répertoire savament orchestré, nos critiques vont donc mourir d'une manière fort "dramatique". Le premier sera poignardé par une horde de SDF, comme le fut Jules César par ses sénateurs. Le second, tel Hector dans "Proilus et Cressida" sera transpercé d'une lance et son cadavre sanguignolant sera trainé par un cheval au galop à travers la campagne (ici le chemin menant au cimetière).Puis, comme dans Cymbeline, la femme du 3è le découvrira décapité à ses cotés à son réveil...Tandis que le 4è se vera oter une livre de chair (ici son coeur) par un affreux Marchand de Venise. Le 5è critique, porté quand à lui sur la bouteille, sera noyé dans une barrique de vin, selon la bonne vieille méthode utilisé pour assassiner le Duc de Clarence par Richard III (à noter que Vincent Price interprèta ce fameux duc et perit donc noyé, dans le film  de Rowland L. Lee "The tower of London"). Un duel comme dans Roméo et Juliette pour le 6è et hop, on en arrive au 7è qui se verra "éliminer" d'une manière encore plus pernicieuse, puisque la "véritable" victime ne sera autre que sa femme, qui subira les foudres de sa jalousie maldaive comme dans"Othello". Les scénaristes ont semble t'il gardé le meilleur pour la fin: la seule femme du groupe sera brulée vive, telle Jeanne D'Arc dans "Henri VI", d'une manière plus moderne cependant...Et la 8è victime se verra contrainte de manger ses propres enfants (ici deux affeux caniches) comme dans "Titus Andronicus". Autant de morts plus imaginatives , sadiques et plus drôles les unes que les autres... Qui permettent en plus à Vincent Price de se travestir et de cabotiner encore plus que de raison, ce qui lui va à ravir.

Face à lui, les cinéphiles reconnaitront quelques unes des figures emblématiques du cinéma britanique: Robert Morlay (en critique homosexuel très paternaliste avec ses deux caniches qui connaitront malheureusement une fin très culinaire...), Harry Andrews, Denis Price (un habitué des films de la Hammer), Robert Coote, Michael Horden, Ian Hendry, l'ex sex symbol des années 60, Diana Dors ou encore Coral Browne (ex épouse de Vincent Price, qui lui réserve ici le sort funeste d'etre électrocutée). A noter une petite apparition de notre bonne Miss Marple (Joan Hickson) dans le rôle de Mrs Sprout, cell aui découvre le cadavre de son mari, décapité, au petit matin dans son lit -"dis donc, il en fait une tête ton mari au réveil...!").

 La palme revient à Diana Rigg (ex Miss Chapeau Melon ), actrice réputée de la Royal Shakespeare Company qui joue la fille de Vincent Price et réussit le tour de ne pas être "éffacée" (bien au contraire) par la présence de Vincent Price lors de leurs scènes communes. Bien que moins connu que "L'abominable Docteur Phibes", "Théatre de sang" lui est, de loin, bien supérieur, ne serait-ce que par l'intelligence et la cohérence de son scénario (contrairement à "L'abominable Docteur Phibes", qui, s'il a aussi de très bonnes idées au niveau des meurtres inspirés des plaies d'Egyptes, est plus que confus dans sa narration, et je ne parles même pas de sa suite "Le retour de l'abominable Docteur Phibes" qui lui vire carrément au grotesque). Rendons hommage aussi à l'excelent musique qui accompagne les meurtres et qui est due à ."Théatre de sang" ou de l'assassinat considéré comme du grand art!


Le film est sortit en DVD

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 14:53



Blubeard (Barbe-bleue) 1972, réalisé par Edward Dmytryk, (France/Italie/Allemagne), avec Richard Burton (Baron von Sepper), Joey Heatherton (Anne, la chanteuse de cabaret), Raquel Welch (Magdalena, la nonne), Virna Lisi (Elga, la cantatrice), Nathalie Delon (Erika, la mannequin), Sybil Danning (la prostitué), Marilu Tolo (Brigitte, la féministe), Agostina Belli (Caroline, la paresseuse), Karin Schubert Greta, la 1ère femme), Jean Lefebvre (le père de Greta), Edward Meeks (Sergio, le manager d’Anne), Doka Bukovska (Rosa, la servante), Mathieu Carrière (le violoniste). Veuf de sa première femme, la jeune Greta, le baron von Sepper vient juste de se remarier avec Ann, une chanteuse de cabaret américaine. Ancien héros de guerre, grièvement bléssé au visage lors d'un raid aérien, le baron dissimule ses cicatrices derrière un collier de barbe bleue. Connu pour son admiration sans borne pour Hitler, ce SS d'opérette est aussi connu pour ses nombreuses conquètes féminines. Ann va bientôt découvrir que son mari n'a jamais quitté ses anciennes maitresses. En fait, après les avoir assassiné, il a conservé leurs corps dans une splendide chambre froide... Une chambre qui, à l'aube prochaine,  deviendra aussi la sienne !

Qui peut se vanter d'avoir eu dans ses bras à la fois Raquel Welch, Virna Lisi, Nathalie Delon, Agostina Belli, Marilu Tolo, Sybyl Danning et Karin Schubert ? Soit quelques unes des plus belles femmes des années 70 ? Eh bien ce diable de Richard Burton, qui, non content d'être marié à LA divine Liz Taylor, a signé (à mon avis vu le casting, les yeux fermés) pour tourner cette version contemporaine du mythe de Barbe Bleue ! L'idée de faire jouer à un Dom Juan comme Burton le rôle d'un "Sérial Séducteur" n'était pas mauvaise au départ. Mais c'est la façon dont le sujet est traité qui est déroutante. Qu'il soit hanté par le souvenir d'une mère castratrice (on tombe dans un relake de Psycho" d'Hitchcock, la mère étant embaumée, mais cette fois-ci c'est la vieille bonne qui coiffe la maman sur sa chaise à bascule) peut encore passer,

que cela lui donne des problèmes érectiles qui l'oblige à tuer ses différentes conquètes féminines lorsqu'il doit passer à l'acte, on tombe dans le psycho de pacotille. Qu'il soit un nazi n'est pas du meilleur goût (même si la croix sur l'uniforme n'est pas la croix gammée, il dit quand même clairement à un moment donné que la seule chose de bien chez Brigitte - Marilu Tolo - c'est qu'elle soit née dans la ville natale d'Hitler, personnage qu'il vénère plus que tout). Le personnage perd donc définitivement notre affection, alors que le fait qu'il soit présenté comme un héros de la première guerre mondiale au début le rendait,  malgré ses meurtres,après tout assez sympathique. Puisque l'on parle de ses meurtres, parlons aussi de ses conquètes. Elles nous apparaissent sous forme de flash-back (après tout, pourquoi pas, même si je ne suis pas un fanatique de ce genre de langage cinématographique qui à mon avis, à la longue, à tendance, comme ici, à ralentir le film). On met donc, à peu près, plus d'une bonne demi-heure pour rentrer dans le vif du sujet: la découverte de la sinistre chambre foride et de ses cadavres, aidé en cela par la nouvelle baronne von Sepper, Joey Heatherton (la seule erreur de casting, mais erreur de taille!). Que de temps perdu en bla-bla, parlottes et autre coin-coin... Surtout que lorsque l'on voit la tête des pauvres macchabées, on est plus que refroidit (si, si!). Horreur, malheur, il semberait que la production ait engagé, pour ces effets spéciaux, un sculpteur aveugle (ou myso ?).

On dirait des poupées gonflables remaquillées (et encore!) Rien à voir en tout cas avec celles qu'elles sont censéés representer. Passé cette mauvaise surprise, le film va (enfin!) nous raconter ce qui leur est arrivé. Le réalisateur, Edward Dmytryk nous emmène donc dans une suite de sketchs, inégaux hélas, plus ou moins droles, plus ou moins horribles, et qui constitue le 2è tiers du film. Le plus intéressant. La première (qui est la seconde en fait, on verra pourquoi plus loin) c'est Virna Lisi. Etonnante dans le rôle d'une soprano complètement dingo, qui ne parle pas mais passe son temps à chanter et à bousculer le pauvre Burton, qui, à la fin, en a tellement marre qu'il la place sous une guillotine et la décapite, ce qui lui clot définivement le bec (il était temps!!!). A peine remis de ses émotions, voilà que débarque Nathalie Delon. Qui ne trouve rien de mieux pour séduire son amant que de demander à une prostituée (Sybil Danning) de lui montrer comment on fait l'amour. De voir sa maitresse enlacée avec une autre femme sous le portrait de sa mère échauffe alors les sangs de notre baron qui leur fait dégringoler sur le dos un lustre ornée d'une magnifique défense d'éléphant. Raquel Welch entre alors en scène, dans le rôle d'une nonette nymphomane, à la mémoire prodigieuse, et dont Burton ne pourra se défaire qu'en l'enfermant (vivante bien sur!!!) dans un cercueil... C'est de loin le meilleur, et le plus drôle, des épisodes meurtriers. Au fur et à mesure qu'elle egraine son chapelet d'amants, la belle Raquel s'effeuille un peu plus jusqu' à porter dans le caveau familial une robe à damner un saint... Curieusement après l'humour, généreusement présent jusqu'alors,  fait sérieusement défaut. Le personnage de Marilu Tolo en maitresse sado maso est abject et on se surprend à s'identifier à Burton lorsqu'il la découvre plus masochiste que dominante et qu'il la noie dans un tonneau de son propre vin. Puis c'est au tour d'Agostina Belli de se faire rentrer dans le lard. La belle italienne joue une adolescente insipide qui finira sous les griffes acérées du faucon de Burton. Du moins, c'est ce qui théoriquement à du se passer, puisque on n'apperçoit même pas l'ombre d'un téton égratigné (tu parles d'un film d'horreur !!!). Et enfin on revient à la première épouse,  KarinSchubert.Curieusemment, si on voit Burton la tuer au début du film, en simulant un accident de chasse, ce n'est qu'à la fin que l'on comprend comment et pourquoi il la tue. En fait, lorsqu'il l'épouse, elle est vierge, gourmande de sexe comme toute bonne teutonne qui se respecte mais au bout de deux ans de "diette" sexuelle, elle menace le baron de tout dévoiler de son infirmité (il bande mou) et, surtout de divorcer. Il décide donc de la tuer le jour de leur deuxième anniversaire de mariage. Lors d'une chasse au sanglier. Tout ce temps la, pour en arriver la! On est fatalement déçu. Puis arrive la troisème partie. Anne est enfermée dans la glacière, Burton part à la gare pour attendre un haut dignitaire du Reich. Il se fait tuer, bêtement, par un violoniste juif revanchard dont il a tué les parents au début du film. On se demande si la pauvre Anne va mourrir (con, oui mais gelée?). Ou si Mathieu Carrière, le violoniste juif qui après avoir tué Burton est en train de saccager son chateau, va trouver le mécanisme secret de la cachette ou elle est enfermée. Le suspense est atroce mais ne dure pas longtemps! Mais ouf il y arrive. Et pan, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire le générique de fin est déja là. La fin est donc absolument et absurdement baclée,comme si on nous disait: bon, ça fait déja trop longtemps que vous êtes la, laissez la place aux spectateurs suivants... 
On l'aura compris, Edward Dmytryk, qui est un  réalisateur somme tout classique ("Ouragan sur le caine", "La lance brisée" ou le curieux remake de "L'ange Bleu" avec Curd Jurgens et May-Britt qui ne parvint pas à remplacer Marlène bien sur! ) n'est pas du tout le réalisateur qu'il aurait fallu à ce film. On aurait révé d'un Mario Bava, qui aurait su mettre en avant les décors baroques de l'antre du monstre, d'un Dario Argento (qui, lui, aurait su si bien faire mourrir ses victimes ou d'un Terence Fisher qui aurait su tirer de ce conte de fées pour adultes toute son horreur... Le résultat avec Dmytrylk est plus que fade et c'est bien dommage car il est peu sur désormais qu'un cinéaste puisse un jour de nouveau réunir un tel casting de choix.

La musqiue est du génial Ennio Morricone

 
Le film est sortit en DVD  et VHS

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:58

The pit and the pendulum, (la chambre des tortures), 1961, réalisé par Roger Corman (Usa), avec Vincent Price (Nicholas/Sébastien Médina), Barbara Steel (Elizabeth), John Kerr (Francis Barnard), Luana Sanders (Catherine), Anthony Carbone (Docteur Léon), Patrick Westwood (Maximilian), Lynette Bernay (Maria), Larry Turner (Nicholas, enfant), Mary Menzies (Isabella), Charles Victor (Bartolomé). Nous sommes en Esagne, au XVIè siècle. Suite au décès mysterieux de sa soeur Elizabeth, Francis Barnard se rend au chateau de son beau-frère Nicholas Médina, fils du célèbre inquisiteur Sébastien Médina, afin de comprendre pourquoi sa soeur est morte si soudainement dans sa trentième année. Il est accueillit par Catherine, la soeur de Nicholas et le docteur Léon, qui, malheureusement ne lui fournissent aucune explication plausible. Francis découvre en  son beau-frère un être mentalement dérangé, qui semble persuadé avoir enterré sa femme alors qu'elle était encore vivante. Ce qui s'expliquerait, d'après le docteur Léon, par le fait que Nicholas aurait assisté, encore enfant, à une terrible scène de ménage entre Sébastien, son père, Bartolomé son oncle et Isabella, sa mère, le premier accusant les deux autres de se livrer à l'adultère, puis les punissant en les emmurants vivants dans sa salle de torture... Une exhumation du corps d'Elizabeth semble corroborer d'ailleurs les délires de Nicholas, le cadavre de la défunte ayant les yeux grands ouverts et les mains abimées à force d'avoir griffé le couvercle du cercueil... Nicholas sombre alors de plus en plus dans la folie. Un soir,  entendant la voix d'Elizabeth l'appeler, il la suit jusqu'à la salle des tortures. La, le docteur révèle à Nicholas l'horrible vérité: Elizabeth n'est pas morte, bien au contraire. Elle est même sa maitresse. Devant l'apparition de sa défunte épouse, Nicholas perd complètement la raison, s'immaginant alors être son propre père, Sébastien. Il baillone et emprisone sa femme dans une vierge de fer, tue le docteur et, s'immaginant de Francis, qui venait juste d'arriver en entendant des cris, n'est autre que son "frère Bartolomé" , l'assome puis l'attache sur un étau pour le soumettre au supplice du "Puit et du Pendule". Francis sera sauvé "in extremis" par l'intervention de Catherine et son serviteur. Nicholas mourra dans la bataille en tombant dans le puit. La pauvre Elizabeth, toujours enfermée dans la vierge de fer et réduite au silence par un épais baillon, verra donc se refermer à jamais sur elle la porte de la salle des tortures. Catherine, ignorant que la prétendue morte ést toujours bien vivante, vient à jamais de sceller la porte de la chambre des tortures...

"La chambre des tortures" est le deuxième des huits films que Roger Corman adaptera de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. Il fut tourné, presque, à la suite du premier "La chute de la maison Usher", avec la même équipe technique et le même acteur principal: le génial Vincent Price (après tout, pourquoi changer une équipe qui gagne?). Le scénario, écrit par l'auteur de science-fiction Richard Matheson (celui-la même qui écrivit "I am a légend", adapté plusieurs fois au cinéma sous les titres "Je suis une légende" en 1964 avec Vincent Price, encore lui, puis "Le survivant", avec CHarlton Heston en 1971 et "Je suis une légende" en 2007 avec Will Smit) est peu fidèle à l'oeuvre de Poe, les puristes en seront pour leurs frais...

En effet, dans l'oeuvre de Poe, si l'action se situe toujours en Espagne, nous sommes plus à l'époque de l'inquisition, mais sous les guerres napoléoniennesl. Un homme se réveille, ligotté sur un baflan. Au plafond, un pendule à la lame acérée, descend inexorablement vers lui. Il réussit, grace à une ruse, à se détacher, mais c'est alors qu'il constate que les murs avancent vers lui , le poussant inexorablement vers le centre de la pièce ou il y a un immense puits sans fond... Richard Matheson ne retiendra de l'histoire que le pendule, puisqu'a la fin de l'histoire, le héros, John Kerr, se retrouve enchainé et bailloné sous un pendule à la lame acéré qui descend inexorablement vers lui. Entre temps, Matheson nous aura brodé une histoire de double adultère temporel se situiant dans le chateau d'un ex inquisiteur (pratique pour la salle des tortures, indispensable à l'histoire), et de personnes entéréées vivantes,  se rapprochant ainsi plus de l'histoire de " La chute de la maison Usher" que du récit original du "Puit et le pendule".

S'il est indéniable que "La chambre des tortures" souffre de quelques longueurs, il n'en demeure pas moins un véritable petit joyau au niveau de l'ambiance totalement gothique qu'il dégage. Les décors somptueux de Daniel Haller (certains étaient déja utilisés dans "La chute de la maison Usher"), réhaussés par la sublime photographie de Floyd Crosby,  monochromique dans les scènes du "passé",  valent le détour, notament cette salle des tortures sur les murs de laquelle sont peints d'inquiétantes silhouettes d'inquisiteurs et la panoplie d'instruments de torture reste le top du gothique des années 60.


On y retrouve, outre le célèbre pendule, le catalogue complet des instruments chers au divin marquis de Sade (Croix de saint-André, chevalet, carcan, pilori, braseros et la fameuse Vierge de fer (ou Vierge de Nuremberg, vue hier), sarcophage en fer garnie à l'intérieur de pointes acérées ou sera enfermée à tout jamais la pauvre Barbara Steele à la fin du film.


Une Barbara Steele qu'il nous faut, malheureusement, attendre pendant près de la première moitié du film...avant que de la voir apparaitre, telle qu'en elle même c'est à dire angélique et vénéneuse à souhaits. On aura donc du supporter un Vincent Price à la limite du cabotinage (mais n'est-ce pas là après tout sa marque de fabriqueet ce qui le rend si sympathique?), qui force le respect et en impose tellement à ses partenaires, qu'on oublie régulièrement leur présence lorsqu'ils sont à ses cotés (exception faite pour Barbara Steele, pour les rares scènes, hélas, ou ils sont ensemble).
Le film existait en VHS et existe bien sur en DVD, hélas sans grands bonus.

A noter, le petit clin d'oeil au film fait dans l'épisode de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir": "Caméra meurtre" tourné en 1967 (2è saison Emma Peel, couleur) ou Diana Rigg est attachée, dans un décor de cinéma, sous un pendule comme celui du film.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:43

La Vergine di Norimberga, (La vierge de Nuremberg), 1963, réalisé par Antonio Margheriti (Italie), avec Christopher Lee (Erich), Rossana Podesta (Mary Hunter), Georges Riviere (Max Hunter), Jim Dolen (John Shelby), Anny Degli Uberti (Marta), Luigi Severini (le docteur), Luciana Milone (Trude). Mary et Max viennent de se marier. Max possède un chateau près de Nuremberg, ou lui et sa femme viennent de descendre, car Max a des affaires à regler dans la région. Mary se reveille la première nuit, la première nuit de leur arrivée, en sursaut car elle croit avoir entendu des cris. Déambulant dans le chateau, tandis qu'au loin dehors l'orage gronde, Mary découvre une salle des tortures appartenant au musée du chateau, consacrée entièrement aux instruments préférs de celui qui se faisait appeler le "Justicier Rouge (un ancètre de Max), un être sanguinaire qui prenait plaisir à torturer et tuer les femmes qu'il considérait comme infidèles. Parmi les joyeux instruments de torture de la salle, une vierge de Nuremberg d'ou semblent provenir d'inquiétants murmures. Mary ouvre la porte de la vierge et découvre à l'intérieur une femme mutilée en train d'agoniser. C'en est trop pour les nerfs de la pauvre Mary qui s'évanouit. Loupant ainsi de peu (c'est bête), le générique du début... Elle se reveille dans sa chambre, entourée du docteur de la région et de son mari, qui tente de la persuader qu'elle a juste fait un cauchemar... Mais le médecin aussi a remarqué qu'il se passait des chose bizarre au chateau et a ramassé subreptissement une mèche de cheveu qui trainait dans la salle des tortures. De plus, un agent de Scotland Yard semble s'interesser de pres aux habitants du chateau car des jeunes femmes semblent avoir mystérieusement disparu depuis quelques jours. A l'instart de la camériste de Mary, dont elle est sans nouvelles depuis la nuit dernière (en fait c'est elle qui était dans la vierge de Nuremberg, pourtant Mary n'est pas blonde...). Mary commence à soupçonner son mari d'être l'instigateur de ces étranges disparitions, sentiment qui ne fait qu'accroitre quand elle fait la connaissance d'Eric, le serviteur fidèle, mais défiguré, de son mari...

 
"La vierge de Nuremberg" fait partie de ces petits chefs d'oeurvre du cinéma gothique Italien qu'il fait bon revoir. Ne serait-ce qu'à cause du petit coté Kitch et vintage qu'il dégage... Avouons le tout de suite, ce film d'Anthony Dawson (à savoir Anthony Marghereti qui préféra, sans doute pour ne pas nuire au caractère très "british" du film, prendre ce pesudonyme) n'est certainement pas le meilleur, mais reste quand même un des plus significatif de cette période ou Mario Bava régnait en maitre sur le film d'horreur gothique transalpin (avec des chefs d'oeuvres comme "Le corps et le fouet" ou "Le masque du démon"). Anthony Marghereti, que certains critiques surnomèrent le Roger Corman Italien, n'avait jusqu'alors que rélisé que quelques films, de science-fiction, qui ne laisseront pas de trace dans l'histoire du cinéma. "La vierge de Nuremberg" est le premier opus d'une trilogie de films gothiques dont "La sorcière sanglante" et surout "Danse Macabre" (les deuxs réalisés l'année suivante, tous les deux avec la sublime Barbara Steele) sont les plus beaux fleurons.

Mais, même si "La vierge de Nuremberg" pêche à cause de son scénario calamiteux (mal construit, trop lent parfois ou souvent trop rapide selon les scènes et surtout plein d'invraissemblances), il distille quand même une ambiance d'horreur qui n'est pas sans rapeller les premices du Giallo (je pense notament à "La fille qui en savaiot trop" et bien sur, à cause de son catalogue des machines de supplices à l'excellent "Bourreau écarlate" dont j'ai parlé il y a peu sur http://www.le-giallo.com/article-29546311.html

Le titre du film fait référence à un célèbre instrument de torture employé non pas au moyen-age comme le voudrait la légende, mais à partir du XVIIIè siècle seulement.(source Wilkipédia). Une sorte de sarcophage en fer, fait à l'éffigie de la vierge Marie (charmant!)  de la taille d'un homme, dont l'intérieur est garni de pointes acérées. Le bourreau y enfermait sa victime qui était ainsi transpercée de part en part. Juste assez pour pouvoir se vider de son sang et ainsi agoniser durant des heures. La dernière "Vierge de Nuremberg" disparut parait-il durant le bombardement de la ville en 1944. Dans le film, la fameuse boite n'est, malheureusement, utilisée que deux fois, au début et à la fin du film. mais nous avons le droit à d'autres atrocités, dont une horrible cage en fer ou l'on enferme la tête de la victime avant de liberer par une sorte de trappe un rat affamé qui vient dévorer le visage de celui (ou celle) dont le visage est enfermé dans cette cage. Marghereti nous fait voir aussi quelques déviances médicales, d'ordre militaire, nazies, notament la fabrication "in live" d'un "crâne humain" à la limite du soutenable...(pour l'époque, depuis on a eu "SAW").

On retiendra surtout du casting l'inquiétant Christopher Lee, qui a l'époque se baladait de chateau en chateau ( "Le corps et le fouet" -Mario Bava 1963, "Le chateau des morts-vivants - Lucianno Riocci 1964, "La crypte du vampire" -  de Camillo Mastrocinque 1964 et bien sur la série des "Dracula" de Terence Fisher, entre autre...), inquiétant à souhait dans son rôle de domestique défiguré, goiminé au Pétrol Han, fidèle jusqu'à la mort à son (ses) maïtre(s) et qui faillit bruler vif durant le tournage, à cause de la scène finale... (et peut être aussi à cause de la sur-abondance de Pétrol Han sur sa perruqe ???). Georges Rivière est assez insignifiant pour que l'on ne s'attarde pas sur son jeu de comédien. Quand à Rossana Podesta, elle traverse le film avec uniquement deux tenues: un déshabillé bleu pale qui lui fait les 3/4 du film et une serpillère en laine absolument hideuse qui fait (presque) regretter sa nuisette ainsi que deux expressions faciales "Oh mon Dieu j'ai peur !!!!" et "Ciel mon Mari! ". Ce qui prète plus souvent à rire qu'à confusion...
Le film existe en DVDfrançais et vient de ressortir (sous une jaquette différente mais sans bonus supplémentaires).

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 13:51


Voila bien un des personnages les plus craints et pourtant l'un des plus populaires des films de séries B: le Zombie, autrement dit le Mort Vivant, celui qui, à l'instar de Lazare, est revenu de l'au-delà (en général de l'enfer) pour se payer la tronche de quelques ados boutonneux, voir de  quelques couples libidineux... Certains, comme George Roméro ont consacré leur vie et leur oeuvre uniquement à leur gloire. On se devait donc de leur rendre ici un vivant hommage !

Les Ibères sont rudes ! Et leurs morts vivants aussi... Dans les années 70, un cinéaste leur consacrait une tétralogie qui fera date dans l'histoire du cinéma fantastique. Son nom ? Il le signe à la pointe de leurs épées dans des poitrines fraichements dénudées: Amando de Ossorio !

La noche del terror ciego ,  (La révolte des morts vivants), 1972, réalisé par Armando de Ossorio, (Espagne/Portugal), avec: Lone Fleming (Betty Turner), César Burner (Roger Whelan), Helen Harp (Virginia White), Joseph Thelman (Pedro Candal), María Silva (María), Rufino Inglés (inspector Oliveira)
, Francisco Sanz (professeur Candal), Juan Cortes (le coroner). Alors qu'elle se trouve en vacances avec son fiancé Roger, Virginia croise son ex-petite amie (eh oui!!!) Betty, avec qui elle broutait de la tarte au poils au collège, qui se bronze mollement la couenne au bord de la piscine de leur hotel. Les deux jeunes femmes tombent bien évidement dans les bras l'une de l'autre. Le lendemain, Roger leur propose d'aller faire un tour en train à la campagne. Pendant le voyage et alors que la nuit ne va pas tarder à tomber,  Virginia, jalouse de voir que Betty commence à draguer Roger, quitte inopinément le train et va se réfugier dans les ruines du chateau de Berzano, ne sachant pas que quelques siècles auparavant une armée de templiers y fut massacrée et que désormais ils hantent les lieux et reviennent d'entre les morts les nuits de pleine lune afin de faire leur marché en viande fraiche. Pendant ce temps là, Roger et Betty, s'appercevant de sa disparition, tirent le signal d'alarme, stoppant ainsi net le train, juste à coté des ruines du chateau...

Soucieux de ne pas (trop) se démarquer de ses "rivaux" anglo-saxons, afin de ne pas décevoir son public, le cinéaste Amando de Ossorio exploite prudement le mythe des chevaliers morts- vivants lors de ce premier opus. L'action se situe donc dans des ruines médiévales, principalement la nuit, ce qui est bien pratique pour cacher la misère des costumes... Comme les principaux protagonistes ne sont pas très nombreux au départ, on adjoint à nos trois héros un scientifique habitant près de Berzano (le professeur Caldano), son fils Pedro, accusé du meurtre de Virginia, ainsi que sa petite amie. Malheureusement, au lieu d'accéler les choses, cela ralentit considérablement le rythme du film car on Betty, qui décidément à le feu aux fesses, commence à chauffer aussi Pedro et sa copine. Heureusement, tous se retrouveront quand même prisonniers du chateau ou, comme l'expliquera le professeur (il faut bien qu'il server à quelque chose, le pauvre),  jadis des templiers furent brulés vifs,sur ordre du roi d'Espagne, car ils y commettaient des actes de sorcellerie (très belle scène, ou une donzelle dépenaillée est attachée sur une croix de Saint-André et se fait torturer par une demi-douzaine de templiers libidineux.) Ces chevaliers de l'apocaypse ayant passé un pacte avec Satan, ils ont donc le droit de sortir à  la nuit tombée de leurs tombaux pour faire (à cheval?)  leur marché de chair fraiche. Comme ils ont eu les yeux brulés, ils repèrent leurs proies en écouttant le battement de leur coeur (plus d'yeux, mais de sacrées bonnes oreilles!!!) et les attirent télépathiquement vers eux. On a donc le droit à des tonnes de fumée artificielle à chaque gros plan d'une main cadavérique déplaçant la pierre d'un caveau et lorsqu'ils chevauchent dans la brume campagnarde, leurs canassons galopent... au ralenti. Ce qui fait que lorsque l'une de leurs futures victimes tente de s'échapper en grimpant sur le dos d'une des montures squelettiques des templiers, le cheval part... au ralenti ! Effet comique, involontaire sans doute mais qui déclenche des cascades de rires à chaque fois! Peu de scènes gores, on apperçoit juste un bras se faisant trancher).  A noter que les films ne sont pas montés et montrés dans le même ordre suivant les pays. Dans la version anglaise (plus courte d'une quinzaine de minutes, la scène ou la jeune femme est torturée par les templiers figure au début du film. Dans la version espagnole, le début du film ne montre qu'une main squeletique sortant d'un tombeau, ce qui fait hurler une pauvre femme,  la scène de la torture n'ayant lieu, en flash back lors de l'explication du professeur, qu'au milieu du film, mais la scène est bien plus longue et plus sanglante.. De même les anglais ont censuré pas mal la scène de sexe entre Virginia et Betty et quelques attaques de Templiers. La fin se termine bien sur sur l'implication eventuelle d'une suite, les morts vivants projetant d'envahir le reste du pays... Ce qui permettra au réalisateur, vu le succès immédiat du film, de réaliser rapidement un second épisode.
Notez ici que l'affiche italienne (la 6è) est la même que l'affiche allemande ou l'affiche belge de l'épisode suivant...

Chic, chic, chic, les Templiers de la morts sont de retour ! Toujoursd accompagné en plus par cette musique style "Carmina Burana" version ascenceur de Monoprix . Trop Kitch !

El ataque de los muertos sin ojos, (Le retour des morts vivants), 1973 , réalisé par Amando de Ossorio (Espagne), avec : Tony Kendall (Jack), Fernando Sancho (Duncan), Esperanza Roy (Vivian), Frank Braña (Dacosta), José Canalejas (Murdo), Loretta Tovar (Monica), Ramón Lillo (Bert), Lone Fleming(Amalia), María Nuria (Nancy, la fille d’Amalia), José Thelman (Juan, le petit ami de Monica), Juan Cazalilla (le gouverneur), Luis Barboo (le templier exécuté).  Au XIVème sièècle, les villageois de Berzano massacrèrent quelques Templiers à cause de leurs pratiques sataniques. 500 ans plus tard, les descendants de ces villageois s’apprêtent à fcommémorer comme il se doit lcet anniversaire mais la fête va être gachée par l’arrivée des Templiers, bien décidés à se venger. Quelques personnes réfugiées dans l'égilse vont devoir affronter cette horde sauvage de morts vivants.

Peut-être l'épisode le plus violent des 4 volets de cette saga templiesque. Cette fois, nos morts-vivants ont de quoi bouffer pour un bout de temps, car Amando de Ossorio n'a pas lésiné sur la chair fraiche... Il a rassemblé pas mal de monde, en fait tous les villageois de Berzano plus quelques "invités", avec comme prétexte la commémoration du 500è anniversaire du plus grand brasero de la ville. La fête bat son plein, tout le monde boit et chante mais, lorsque minuit sonne, une horde de cavaliers zombies débarque à la fête et commence à tailler à grand coups d'épées rouillées dans tout ce qui bouge. Quelques uns, plus malins que d'autres, se réfugient dans l'église. Il y a, entre autre le curé,  le maire et Viviane sa secretaire de petite amie, laquelle est toute retournée car son ex boyfriend, Jack Marlowe, est de retour, puis  une mère de famille et sa fille et l'idiot du village. Mais quelques templiers bien sur se souviennent de leur catéchisme et comme il n'y a plus de vin, décident d'aller faire un tour à l'église. Et re contre-ut à gogo, ces dames hurlant à tue-tête dès qu'un de ces vilains cocos pointe le bout de son museau défraichi. Le maire, qui est un beau salaud envoie alors la petite fille en éclaireuse sur la place du village pour voir si les templiers ont décampé et comme elle est limite mongole elle y va. Bien sur les templiers arrivent et elle continue à chanter "a la claire fontaine" comme si elle ne les voyait pas. Sa mère se sacrifie en voulant la sauver, mais elle met presque 1/4 heure avant de se faire tuer à grand coup d'épée qui tombe au ralenti. Ce qui donne le temps au maire de se frayer un passage aux milieux des autres templiers, mais il arrive quand même à se faire scalper, histoire que la morale soit sauve! Sa copine, qui avait vu le premier film, et avait bien rigolé décide de nous refaire le coup du cheval au ralenti. Mais manque de pot, comme dans le premier épisode, elle se fait gauler au passage par un des figurants templiers qui avait le bras long. En tout cas, on comprend, enfin,  pourquoi ces templiers sont aveugles: avant de les bruler vifs, on leur a brulé les yeux... (et la, je ne poserais qu'une seule question: ça change quoi?) et pourquoi ils eviennent maintenant: en fait ils ont juré sur le bucher de revenir 500 ans plus tard. Comme les templiers n'ont qu'une parole et que l'histoire a démarré en 1472,. ils reviennent donc en 1972 (le temps que le film soit monté et sorte, on est en 1973). Par contre, dès que l'aurore pointe son nez, ils s'évanouissent en fumée. Cette fois-ci, le film est plus sanglant que le précédent et on a le droit à quelques décapitations, une poitrine bien défoncée dont on retire les chairs sanguignolentes, quelques brulures au second dégré (coté humour) qui en promettent pour l'épisode suivant.

Cette fois-ci ce ne sont plus Céline et Julie qui sont en bateau, mais nos Templiers libidineux qui sont tout contents car les scénaristes ont décidé de leur offrir sur un plateau (de cinéma) une floppée de mannequins en bikini. Mais contrairement aux passagers de "The Love Boat" , ici on ne peut pas dire que "La croisière s'amuse"...

 

El Buque maldito, (Le monde des morts-vivants),1974, réalisé par Armando de Ossorio, (Espagne), avec: Maria Perschy (Lillian), Jack Taylor (Howard Tucker), Barbara Rey (Noemi), Carlos Lemos (professeur Grüber), Manuel de Blas (Sergio), Blanca Estrada (Kathy), Margarita Merino (Lorena Kay). Lorena, Eliane, Noemy et Kathy, mannequins vedettes chez "Cochonou" ont été engagées pour faire des photos de mode pour le prochain catalogue des "3 Cuisses", tout cela en haute mer sur un bateau. Mais le deuxième jour, Kathy et Lorena  semblent avoir disparu. En même temps qu'elle s'organise une petite séance de broutte-minou avec Eliane, Noémie découvre qu'en fait Barry a machiné la disparition de ses copines en les "abandonnant" en pleine mer sur un canot pneumatique, pensant faire ainsi un mega coup médiatique. Mais comme l'équipage tarde à retrouver le canot, Noemie, la photographe, Barry le responsable de la promo et un savant légèrement frappadingue partent à leur recherche. En chemin, ils croisent un vaisseau du XVIIè siécle complètempent abandonné qui navigue en plein brouillard. pas peureux pour unsou, ils montent tous à bord, espérant retrouver les deux "naufragées. Ce qu'ils vont trouver va depasser tout ce qu'ils pouvaient escompter en horreur...

 

Avant dernier de la série des Templiers maudits, ce 3è épisode est de loin le plus mauvais des 4 et pourtant celui pour lequel on éprouve le plus de sympathie... Tout est raté dans ce film, des décors jusqu'au casting. Le décorateur, Eduardo Torre de la Fuente (ne pas oublier qu'il s'agit d'un U et non pas d'un I dans son nom, soyez sympas, même si...) a ressorti les Légos que le père Noel lui avait offert l'année précédent et a construit son bateau à l'identique. Hélas, même de loin dans le brouillard, cela se voit et on restera silencieux sur les scènes de gros plans, surtout lors de l'incendie ou alors la... on frise le ridicule! Comme ils sont en haute mer, et qu'il faut bien qu'ils dorment quelque part, cette fois-ci nos preux chevaliers dorment dans des cercueils.. en contreplaqué. Aussi épais que la convention collective de la RATP, le scénario aurait pourtant pu tenir sur un de leurs tickets de métro tellement l'histoire est simplette. Les invraissemblances sont légions ce qui prete souvent à rire, surtout dans les moments soit-disant les plus terrifiants. Les acteurs sont très mauvais, la palme revenant à l'actrice blonde Barbara Rey qui met presque 10 minutes à mourir, 10 minutes de fou rire ininterrompu (voir pics plus haut pour avoir un apperçu de ses talents d'actrice - il y a même un moment ou elle regarde bien droit la caméra en ouvrant grand la bouche en souriant - alors qu'elle vient de se faire trancher la gorge-  du style: suis-je bien comme ça ? 8è photo de la série. Incroyable, mais vrai !!!). A ne pas rater !

4è et dernier volet

La Noche de las gaviotas , (La chevauchée des morts vivants), 1975, réalisé par Amando de Ossorio, (Espagne), avec:Víctor Petit (Docteur Henry Stein), María Kosty (Joan Stein), Sandra Mozarowsky (Lucy), José Antonio Calvo (Teddy), Julia Saly (Tilda Flanagan), Maria Vidal (Madame Flanagan), Javer de Riviera (le docteur) Susana Estrada (la jeune vierge sacrifiée au début du film). 1975 Le docteur Henry Stein et sa jeune épouse débarquent au petit village de Berzano. Bien que d'apparence paisible, il semble régner une étrange ambiance au sein de cette communauté de pécheurs. Le docteur et sa famille sont même avertis par la population qu'ils ne doivent en aucun cas sortir dehors la nuit. Une nuit, le docteur recueille et soigne l'idiot du village qui vient de se faire fouetter par la population. Au loin, on entend la cloche de l'église sonner et il apperçoit au loin une étrange procession de femmes vétues de noir, entourant une jeune fille apeurée,  se dirigeant vers la plage. Curieux, ils les suivent de loin et les voient attachant la jeune femme à un rocher. Pas plus curieux que cela, ils rentrent chez eux. La jeune femme réussit à se liberer et se réfugie dans leur maison. C'est à ce moment là qu'ils vont découvrir, à l'insu de leur plein gré, qu'ils auraient mieux fait de ne pas venir s'installer ici, car chaque année une malediction ancestrale veut que les habitants du village offrent une jeune fille vierge aux fantomes de Templiers libidineux, sinon ceux ci reviennent d'outre tombe et zigouillent la populace à grand coup d'épées rouillées..
 

 
Dernier chapitre de la tétralogie qui clot en beauté le cycle des templiers maudits. On retrouve, comme d'habitude, d'entrée de jeu au générique le pourquoi et le comment de cette foutue malédiction, qui ici empèche un petit village cotier de dormir les nuits de pleine lune. Comme d'habitudes de vilains templiers qui avaient pris la facheuse habitude de trucider quelque jeune vierge éffarouchée en l'attachant à demi-nue sur une croix de Saint-André, ces vilains chevaliers donc ont tous été occis et avant de crever, ils ont jeté une malediction aux villageois qui les avaient combattus, leur enjoignant de leur fournir régulièrement une jeune vierge en sacrifice (en fait c'est: tous les 7 ans, 7 vierges durant 7 nuits), faute de quoi ils reviendraient massarer tous les habitants. Mais bon, 1/ trouver une jeune vierge de nos jours n'est pas chose facile (et encore heureux, le film se déroule en 1975, de nos jours ce serait quasiment "Mission Impossible"), 2/ y'a toujours quelqu'un qui a rien compris au film et qui rompt la malédiction. Ici un jeune médecin et sa femme, qui, n'ayant pas compris que le fait que le médecin précédent ne soit resté que quelques semaines cachait certainement quelque chose, sont venus bêtement s'installer au village. Et comme ils sont bêtes et gentils, ils recueillent non seulement l'idiot du village, qui vient de se faire fouetter par les villageois (décidément dans ces films il est question souvent de pratique S.M...), mais en plus accueillent chez eux à bras ouverts une jeune femme qui, cinq minutes auparavant d'ailleurs allait tranquillement se faire sacrifier presque sous leurs yeux sans qu'ils réagissent... Va comprendre ! Tout cela donc a le don de mettre en colères nos chevaliers fantômes qui du coup envahissent la maison du docteur et essayent de réduire en charpie nos récalcitrants. Ossorio ne résiste pas, petit farceur, à nous refaire le coup de la pauvre fille qui saute sur un cheval, au ralenti, pour échapper aux squelettes des templiers, ais, à force, cette "private" joke ne fait plus rire que lui. La version américaine se nomme "The night of the Seaguls", car, de temps en temps, on entend crier des mouettes (on voit que Robert Dhéry n'est pas là!), et c'est normal car parait-il les mouettes seraient en fait la réincarnation des âmes des jeunes vierges sacrifiées. (Je n'ose penser à quoi correpond le guano...!).

Certains pensent que le film de John Gilling "Laz Cruz del Diablo",1975, avec  serait en fait véritablement le dernier chapitre des templiers maudits, mais personnellement je ne vois dans ce film, à la limite, qu'un hommage à nos templiers en questions, qui interviennent juste le temps d'un rêve fait par le héros, un vieil écrivain britanique alcolo qui se croit possédé par le diable (certainement depuis qu'il a vu "L'exorciste" au cinéma).

Les amateurs d'Amando de Ossorio peuvent se référer au livre qui lui est consacré et trouveront aussi les 4 films de la saga des Templiers maudits dans un superbe coffret dvd made in USA en forme de... cercueil ! Chez Blue Underground

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Published by djordj - dans horreur
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