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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:28

Casanova and Co, (13 femmes pour Casanova), 1977, réalisé par Franz Antel alias François Legrand (Italie/France/Autriche), avec Tony Curtis (Giacomo/Casanova), Jean Lefebvre (le sergent), Umberto Orsini (comte Tirtta), Marisa Berenson (La femme du calife), Hugh Griffith (le calife), Marisa Mell (Duchesse de Corano), Britt Ekland (comtesse Trivulzi ), Sylva Koscina (la femme du préfet), Andréa Ferreol (la femme du boulanger), Victor Spinetti (le préfet), Gérard Jugnot (Valente). Nous sommes en Italie, au milieu du XVIIIè siécle. La cité de Venise est en pourparler avec le calife de Shiraz qui doit lui fournir l'exclusivité d'une essence rare: l'huile de rose. Tout pourrait se passer le mieux du monde si le calife n'avait pas une dernière exigence avant de signer le contrat. Le calife, ou plutôt sa femme: le contrat ne sera signé que si celle-ci passe une nuit d'amour avec le célèbre Casanova. Comme celui-ci croupit normalement dans une prison de la cité des doges, cela ne devrait poser aucun problème. Hélas pour la république de Venise, notre dom juan vient de se faire la belle (vient de sévader !!!! ), gràce à sa maitresse, la duchesse de Corano, qui cache le fugitif, que plusieurs semaines de cachot ont rendu provisoirement impuissant (une histoire de radiation au plomb). Heureusement, en même temps que notre beau tombeur, une fripouille répondant au nom de Giacomino, s'est lui aussi carapaté de la même prison. Et comme il est le sosie parfait de casanova, tout le monde va se méprendre sur sa véritable identité. Pour le plus grand bonheur de Giacomino, qui n'aura jamais été autant courtisé...et le plus grand malheur du véritable Casanova, qui non seulement pendant ce temps là doit le couroux de sa sulfureuse amante mais aussi la pitié des quelques nonnettes...

Encore un film avec une superbe affiche qui ne tient pas ses promesses. En effet, que réver de mieux que de voir réunies dans le même film les sublimes Marisa Berenson ( "Barry Lyndon" ), Sylva Koscina ( "Juliette des esprits" ), Britt Ekland ( "L'homme au pistolet d'or" ), Marisa Mell ( "Danger Diabolik" ) et Andréa Férréol ( "la grosse bouffe" )? Peut être un film avec un scénariste et un metteur en scène digne d'elles. Le film n'est en fait qu'une bouffonerie mysogine, typique de l'italie des années 70, sans grand intérêt. L'intrigue est des plus stupides: Casanova, devenu impuissant, suite à un séjour prolongé en prison doit se faire remplacer au pied levé par une petite frappe et ce pour satisfaire ceux qui justement ont emprisonné le grand séducteurs quelques mois auparavant... Tony Curtis joue les deux personnages avec toute la facétie que l'on lui connait (surtout depuis "Amicalement votre" ) mais cela ne sauve pas le film pour autant. Jean Lefebvre et Gérard Jugnot qui visaient alors quelques carrière "internationnales vite avortées  ( "L'ile mystérieuse", "Barbe Bleue", "L'ile au trésor" pour le premier, "La coccinelle à Monte-Carlo" pour le second) interprètent  avec toute la franchouillardise qu'on leur connait les deux crétins de soldats chargés de ramener Casanova au bercail (c'est à dire dans les bras de la califa). Ce qui nous permet de passer quelques bons moments, hélas trop rares. Et ce n'est (même) pas la fameuse scène de la partie de Dé-Strip, ou quelques figurantes perruquées, ainsi que Britt Ekland enlèvent savament gaines, bas et corsets au fur et à mesure qu'elles perdent au jeu de dé jusqu'à se retrouver bien sur dans la tenue d'Eve la plus stricte...  qui permettra au film de s'élever. Sylva Koscina, Marisa Mell et surtout Andréa Férréol, dans le rôle de la boulangère qui met savament la main à la pâte, sont honteusement sous-exploitées érotiquement. La seule à, peut-être, s'en sortir pas trop mal reste Marisa Berenson dans le rôle de la femme du Calife qui veut devenir Calife à la place du Calife. "Certains l'aiment chaud" nous proclamme  Tony Curtis à un moment donné (vous noterez combien les scénaristes peuvent être drôles quand ils le veulent!), hélas ici, cela sent plutôt le réchauffé! Le film sortit aussi sous les titres "Some like it cool", "Sex on the run", "The amourous mis-adventures of Casanova" et "The rise and rise of Casanova".


Le film existe en DVD (V.O a préferer à la VF ou, curieusement Tony Curtis est doublé, certes, par Michel Roux lorsqui'il est Giacomino, le voleur mais curieusement par un autre acteur quand il est Casanova, ce qui est extrèmement pénible à la longue...)

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