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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:43

La Vergine di Norimberga, (La vierge de Nuremberg), 1963, réalisé par Antonio Margheriti (Italie), avec Christopher Lee (Erich), Rossana Podesta (Mary Hunter), Georges Riviere (Max Hunter), Jim Dolen (John Shelby), Anny Degli Uberti (Marta), Luigi Severini (le docteur), Luciana Milone (Trude). Mary et Max viennent de se marier. Max possède un chateau près de Nuremberg, ou lui et sa femme viennent de descendre, car Max a des affaires à regler dans la région. Mary se reveille la première nuit, la première nuit de leur arrivée, en sursaut car elle croit avoir entendu des cris. Déambulant dans le chateau, tandis qu'au loin dehors l'orage gronde, Mary découvre une salle des tortures appartenant au musée du chateau, consacrée entièrement aux instruments préférs de celui qui se faisait appeler le "Justicier Rouge (un ancètre de Max), un être sanguinaire qui prenait plaisir à torturer et tuer les femmes qu'il considérait comme infidèles. Parmi les joyeux instruments de torture de la salle, une vierge de Nuremberg d'ou semblent provenir d'inquiétants murmures. Mary ouvre la porte de la vierge et découvre à l'intérieur une femme mutilée en train d'agoniser. C'en est trop pour les nerfs de la pauvre Mary qui s'évanouit. Loupant ainsi de peu (c'est bête), le générique du début... Elle se reveille dans sa chambre, entourée du docteur de la région et de son mari, qui tente de la persuader qu'elle a juste fait un cauchemar... Mais le médecin aussi a remarqué qu'il se passait des chose bizarre au chateau et a ramassé subreptissement une mèche de cheveu qui trainait dans la salle des tortures. De plus, un agent de Scotland Yard semble s'interesser de pres aux habitants du chateau car des jeunes femmes semblent avoir mystérieusement disparu depuis quelques jours. A l'instart de la camériste de Mary, dont elle est sans nouvelles depuis la nuit dernière (en fait c'est elle qui était dans la vierge de Nuremberg, pourtant Mary n'est pas blonde...). Mary commence à soupçonner son mari d'être l'instigateur de ces étranges disparitions, sentiment qui ne fait qu'accroitre quand elle fait la connaissance d'Eric, le serviteur fidèle, mais défiguré, de son mari...

 
"La vierge de Nuremberg" fait partie de ces petits chefs d'oeurvre du cinéma gothique Italien qu'il fait bon revoir. Ne serait-ce qu'à cause du petit coté Kitch et vintage qu'il dégage... Avouons le tout de suite, ce film d'Anthony Dawson (à savoir Anthony Marghereti qui préféra, sans doute pour ne pas nuire au caractère très "british" du film, prendre ce pesudonyme) n'est certainement pas le meilleur, mais reste quand même un des plus significatif de cette période ou Mario Bava régnait en maitre sur le film d'horreur gothique transalpin (avec des chefs d'oeuvres comme "Le corps et le fouet" ou "Le masque du démon"). Anthony Marghereti, que certains critiques surnomèrent le Roger Corman Italien, n'avait jusqu'alors que rélisé que quelques films, de science-fiction, qui ne laisseront pas de trace dans l'histoire du cinéma. "La vierge de Nuremberg" est le premier opus d'une trilogie de films gothiques dont "La sorcière sanglante" et surout "Danse Macabre" (les deuxs réalisés l'année suivante, tous les deux avec la sublime Barbara Steele) sont les plus beaux fleurons.

Mais, même si "La vierge de Nuremberg" pêche à cause de son scénario calamiteux (mal construit, trop lent parfois ou souvent trop rapide selon les scènes et surtout plein d'invraissemblances), il distille quand même une ambiance d'horreur qui n'est pas sans rapeller les premices du Giallo (je pense notament à "La fille qui en savaiot trop" et bien sur, à cause de son catalogue des machines de supplices à l'excellent "Bourreau écarlate" dont j'ai parlé il y a peu sur http://www.le-giallo.com/article-29546311.html

Le titre du film fait référence à un célèbre instrument de torture employé non pas au moyen-age comme le voudrait la légende, mais à partir du XVIIIè siècle seulement.(source Wilkipédia). Une sorte de sarcophage en fer, fait à l'éffigie de la vierge Marie (charmant!)  de la taille d'un homme, dont l'intérieur est garni de pointes acérées. Le bourreau y enfermait sa victime qui était ainsi transpercée de part en part. Juste assez pour pouvoir se vider de son sang et ainsi agoniser durant des heures. La dernière "Vierge de Nuremberg" disparut parait-il durant le bombardement de la ville en 1944. Dans le film, la fameuse boite n'est, malheureusement, utilisée que deux fois, au début et à la fin du film. mais nous avons le droit à d'autres atrocités, dont une horrible cage en fer ou l'on enferme la tête de la victime avant de liberer par une sorte de trappe un rat affamé qui vient dévorer le visage de celui (ou celle) dont le visage est enfermé dans cette cage. Marghereti nous fait voir aussi quelques déviances médicales, d'ordre militaire, nazies, notament la fabrication "in live" d'un "crâne humain" à la limite du soutenable...(pour l'époque, depuis on a eu "SAW").

On retiendra surtout du casting l'inquiétant Christopher Lee, qui a l'époque se baladait de chateau en chateau ( "Le corps et le fouet" -Mario Bava 1963, "Le chateau des morts-vivants - Lucianno Riocci 1964, "La crypte du vampire" -  de Camillo Mastrocinque 1964 et bien sur la série des "Dracula" de Terence Fisher, entre autre...), inquiétant à souhait dans son rôle de domestique défiguré, goiminé au Pétrol Han, fidèle jusqu'à la mort à son (ses) maïtre(s) et qui faillit bruler vif durant le tournage, à cause de la scène finale... (et peut être aussi à cause de la sur-abondance de Pétrol Han sur sa perruqe ???). Georges Rivière est assez insignifiant pour que l'on ne s'attarde pas sur son jeu de comédien. Quand à Rossana Podesta, elle traverse le film avec uniquement deux tenues: un déshabillé bleu pale qui lui fait les 3/4 du film et une serpillère en laine absolument hideuse qui fait (presque) regretter sa nuisette ainsi que deux expressions faciales "Oh mon Dieu j'ai peur !!!!" et "Ciel mon Mari! ". Ce qui prète plus souvent à rire qu'à confusion...
Le film existe en DVDfrançais et vient de ressortir (sous une jaquette différente mais sans bonus supplémentaires).

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Published by djordj - dans horreur
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