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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:30

Ce n'est certainement pas à ce vieux singe que l'on apprendra à faire la grimace... vu qu'il l'a fait déja depuis près de 80 ans !

Eh oui, je vous parlais de madame Kong la semaine dernière, il est grand temps désormais de parler de monsieur Kong... Car  depuis peu notre grosse peluche a repris du poil de la bête et a envahit de nouveau nos écrans. Qu'il n'avait jamais vraiment abandonné ....



C'est en 1933 que King Kong est apparu pour la première fois sur nos écrans. Depuis quelques temps déja le cinéma (muet alors) était déja parti à la decouverte des mondes préhistoriques ( "The lost World" de Harry O Hoyt, 1925,  reste le plus connu  avec ses dinosaures en caoutchoucs, même si D.W Griffith en 1914 réalisa un "Brute force" narrant les démélés d'une tribu primitive avec divers monstres préhistorques dont un homme-singe!), mais aucun de ces films ne nous montre véritablement un  singe géant, tout au plus un homme déguisé en singe (l'acteur Bull Montana dans ""The lost World", plus proche du Yéti que de King Kong

La  création de King kong est le savant mélange de plusieurs projets à l'origine totalement indépendents et complètement différents: premièrement une suite à "The lost World", deuxièmement un  film sur la civilisation des gorillles, sujet qui fascinait Mérian C.Cooper, troisèmement une idée (très) originale d'Edgar Wallace, le célèbre romancier qui fut à l'origine des KRIMI (films policiers allemands et ancêtres des gialli) qui immagina l'histoire d'un singe qui tombait amoureux d'un être humain (normal puisqu'il parait que l'on descend du singe) et enfin,indirectement, le film "Les chasses du comte Zaroff"  d'Erns't B Schoedsack qui était en train d'être tourné. Car en effet, ce furent dans les décors de ce dernier que furent réalisées les premières scènes d'un film qui aurait dü s'intituler "The Beast", celle ou un singe géant se bat contre un dinosaure et celle ou un immense tronc d'arbre qui servait de pont à une poignée de matelots cherchant à fuir le grand singe est renversé en un tour de main par ce dernier. Scènes qui furent réalisées par Ernst B. Schoedsack , prévu au départ comme co-réalisateur avec Cooper sur le projet de "The Beast".

Une fois ces deux scènes tournées et approuvées par le producteur, une équipe de scénaristes fut engagée pour écrire à toute vitesse le scénario qui engendra le film que l'on connait tous.

King Kong, 1933, réalisé par Ernst B. Schoedsack et Merian C.Cooper (USA), avec Fay Wray (Ann Darrow), Robert Armstrong (Carl Denham), Bruce Cabot (John Driscoll) et Frank Reicher (Capitaine Engelhorn). L'histoire  est simple: un réalisateur sur la paille engage une petite starlette pour jouer dans un film d'aventure qu'il part tourner sur une ile perdue au fin fond de l'asie... La bas, la donzelle est kindnapée par une tribu de sauvages qui comptent bien l'offrir en sacrifice à leur dieu, un singe géant nommé Kong . La bête tombe amoureuse de la belle, est kidnappée à son tour et emmenée à New-York pour faire figure, en tant qu'attraction, de 8è merveille du monde. Mais bon, le singe à son petit caractère et préfère grimper sur l'Empire State Building que de rester en cage.

Et la belle triompha de la bête! N'empèche que celle qui sommeillait en chacun d'entre nous s'est drôlement bien révéillée ce jour là...  King Kong fut un succès sans précédent, attirant des millions et des millions de spectateurs et de spectatrices qui s'évanouissaient dès l'apparition du gros singe velu. Et comme elles en redemandaient, un fils de Kong fut mis rapidement en chantier...



The son of Kong, (Le fils de King Kong) , 1933, réalisé par Ernst B.Schoedsack (USA) avec Robert Armstrong (Carl Denham), Helen Mack (Helen Peterson), Franck Reicher (Capitaine Engelhorn), John Marston (Capitaine Nils Helstrom). Interdit de chéquier et pourchassé par ses créanciers, Carl Denham se fait la belle de New-York et reprend le bateau vers la malaisie avec le capitaine Engelhorm (on ne change pas une équipe qui gagne...). Mais, une mutinerie éclate à bord et Denhamn, le capitaine, ainsi que quelques autres personnes sont débarqués sur l'ile de Skull ou ils se retrouvent confrontés à une autre peluche animée.


Ou l'on découvre que King Kong avait un fils. Curieusement il semblerait que les scénaristes n'aient jamais entendu dire que pour faire un enfant, il faut qu'il y ait aussi une maman... En tout cas, si Junior aime bien se bagarrer, comme son père, avec les autres peluches du plateau, ici un ours, il ne veut aucun mal aux acteurs. D'ailleurs, lors de l'éruption final du volcan et la destruction totale de l'ile, il se sacrifiera pour que (sur)vivent Carl Denham   (celui qui a tué son papa dans les 1er épisode, ce qui prouve qu'il n'est vraiment pas rancunier), le cuistot du bateau (un chinois, ce qui prouve qu'il n'est pas raciste) et les deux héros de l'histoire cad la brunette (exit Fay Wray, qui beuglait trop fort ?) et son futur ex- petit ami. Sortit trop vite, à la hâte pour profiter du succès de King Kong, le film sera un flop mais aura permis au moins à Ernst B.Schoedsack d'amortir ses décors...("Les chasses du Comte Zaroff", "King Kong", "le fils de King Kong").

Vexé (?), notre grosse fourrure à deux pattes décida alors de s'offir 30 ans de vacances avant que de décider de réapparaitre, sous d'autres horizons... Car c'est en Inde (et non au Japon comme le croient pas mal de gens, que King Kong va remontrer le bout de son museau dès le début des années 60.

King Kong, 1962, réalisé par Babubhai Mistri (Inde), avec:  Dara Singh (Jingu),Kumkum (la jeune fille), Chandra Shekar, Parveen Choudahry et King Kong (le roi Kong).  Le roi Kong est le titre que le Roi Hingoo accorde à celui qui sera l'homme le plus fort de son royaume. Le roi Kong du moment  (donc le catcheur King Kong) découvre en plein coeur d'une forêt un homme mystérieux nommé Jingu, qui vient de sauver une jeune femme des griffes, et surtout des dents, d'un dinosaure (le hachisch souvenez vous était pas cher en ce temps là... ) puis d'un gros singe velu (elle aime pas les petites bêtes on dirait la gamine) et qui semble donc être plus fort que lui. Au cours d'un combat, Jingu battra King Kong et deviendra donc le nouveau roi Kong et a la fin on decouvre qu'il n'est autre que le propre fils du roi Hingoo.
Pas grand chose à voir avec notre grand singe préféré mais apparement ce dernier plaisait beaucoup à Dara Singh puisqu'on le retrouve juste l'année d'après dans le mémorable "Tarzan contre King Kong dont je vous ait parlé précédement...


Abandonnons les champs de pavots indiens pour nous en aller au pays du soleil levant ou notre Kong adoré faisait cette année là (1962 donc) son vrai come-back...


Kingu Kongu tai Gojira , (King Kong contre Godzilla),  1962, réalisé par Ishiro Honda, (Japon/USA), avec: Tadao Takashima (Osamu Sakuraï), KenjI Sahara (Kazuo Fujita), Yu Fujiki (Kinsaburo Furue), Ichiro Arishima (Mr Tako). Godzilla (le monstre préféré des japonais) était congelé dans un iceberg, mais malheureusement un sous-marin nucléaire le libère accidentellement. Parralèlement à cela, une expédition scientifique à réussi à capturer King Kong dans l'ile de Skull et l'a ramené à Tokyo pour, là aussi, l'exhiber. Mais, la aussi, King Kong s'échappe et , comme son ancètre américain, décide d'aller faire voir les hauteurs de la ville à sa dulcinée aux yeux bridés. Arrive ce qui devait arriver, Kongi et Godzi finiront par se rencontrer et s'affronteront devant un public de militaires japonais qui comptent les points...
 

A l'époque, il y avait au cinéma deux sortes de "Monstres sacrés": Bette Davis et Joan Crawford qui s'affrontaient  pour la première fois sur les écrans dans "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?" et King Kong qui rencontrait pour la première fois aussi son "cousin" non pas germain mais nippon (mais mauvais) le sakanékaï Godzilla. Deux films dramatiques, mais pas dans le même sens... Autant le premier est un chef d'oeuvre de dramaturgie cinématographique, autant le second, pour autant que je m'en souviennes, est d'une affligeante niaiserie qui le confine au rang du plus mauvais film de ces vingt derniers siècles. King Kong, qui au départ avait été capturé par une équipe de scientifiques, ne peut même pas vivre sa tendre romance (petit clin d'oeil au King Kong de Schoedsack) avec Dora l'exploratrice (une japoniaise, qui porte même pas le kimono!!!) tout cela parce qu'une espèce de Casimir en écaille a décidé de mettre Tokyo à feu et à sang

Hélas, contrairement à ce que l'on eu été en droit d'espérer après avoir réglé religieusement le prix d'un ticket de cinéma indexé sur celui du pétrole, c'était d'avoir un combat titanesque plutôt qu'une scéance de guignol avec deux peluches mitées. Dans la première bagarre, King Kong se fait roussir les poils du kiki par Godzilla qui crache son feu par les nasaux. Dans le second, ce sont les militaires japonais qui le transportent sur les lieux du combat dans un curieux équpage fait à partir d'hélicoptères et de balons géants gonflés à l'hélium (pratique comme cela lors des gros plans on ne sait plus si ce sont les fils de la marionette ou les filins des ballons que l'on voit - pas cons les nippons) et là, King Kong prendra un bain de boue (c'est bon pour la peau, mais pour les poils ?) et mettra la patée à Godzilla dans un combat qui prouve bien, si l'on  ne le savait pas encore, que le ridicule ne tue jamais! La preuve Godzilla et King Kong reviendront très vite sur les écrans...

King Kong reviendra dans une autre réalisation d'Ishiro Honda. La Toho (la plus grosse compagnie japonaise  de productions de films) fêtait alors ses 35 ans d'existence et la RKO, gentilment (et contre pas mal de pognon?) lui prêta son King Kong pour cette adaptation sur grand écran d'une populaire série animée américaine

Kingu Kongu no gyakushu, (La revanche de King Kong), 19967, réalisé par Ishiro Honda (Japon/Usa), avec: Rhodes Reason (Carl Nelson), Mie Hama (Madame Pirahna), Akira Takarada (Lieutenant Jiro Nomura), Eisei Azmamoto (Docteur Who), Linda Miller (Susan Watson) . Une expédition américaine a décidé de continuer faire chier encore again notre gros singe et de le capturer. Pendant ce temps, un savant fou japonais, le docteur Who (qui?) a créé un robot à l'image de King Kong qu'il compte utiliser pour percer l'écorce terrestre afin de récupérer une matière hautement radioactif (appellé Elément X), qui le rendra maitre du monde (y'a pas à dire, il est vraiment fou!). Comme sa complice, la vicieuse Madame Pirahna (c'est la piere, Anna!)  a oublié de mettre des piles dans le robot, ça marche pas et ils doivent kidnapper le vrai King Kong, qui, en ayant marre qu'on l'empèche une fois encore de se faire l'héroine (élémentaire, c'est cette chère Watson cete fois-ci), pête la gueule au robot, d'abord au pôle nord mais comme il se gèle les cahouettes et que Godzilla est plus la pour les lui réchauffer, il fout le camps au Japon, détruit Tokyo, détruit le robot en bopite de conserves et repart tranquillement chez lui, en espérant arriver à temps pour choper "Plus belle la vie" sur la 3.

Attention, ce film est interdit aux enfants de plus de 7 ans !!! Réalisé avec de fausses poupées Barbie (non, ah oui, ce sont de vrais acteurs ?) et des jouets en caoutchouc. Et  comme à chaque fois il faut que la grosse peluche se grimpe un symbole phallique, cette fois-ci c'est la Tokyo Tower qui a été tirée au sort. A quand la tour Eiffel...?

Fatigué qu'on lui envoit sans cesse des monstres de pacotille pour tenter de lui voler la vedette, King Kong décide de quitter le japon pour repartir en Amérique. Il y arrivera 10 ans plus tard.


King Kong, 1976, réalisé par John Guillermin (Usa), avec Jessica Lange (Dwan), Jeff Bridges (Jack Prescott), Charles Grondin (Fred Wilson), John Randolph (capitaine Ross). Le capitaine Ross qui dirige un bateau pétrolier découvre le même jour un passager clandestin à son bord et une jeune femme qui dérive sur un canot pneumatique (rescapée du dernier naufrage du Poséidon ou du  titanic?). Puis, tout ce beau monde arrive sur une île ou des sauvages kidnappe la jeune femme pour l'offrir en casse-croute à leur dieu, le singe Kong. Comme Fred Wilson, mandaté par la compagnie pétrolière, n'a pas trouvé de pétrole, il décide de capturer le singe pour rentabiliser le voyage en le vendant à un zoo de New-York. Evidement, la bête ne va pas se laisser faire...

Après avoir fait bruler une tour de 120 étages, couler un paquebot, réalisé un tremblement de terre et s'écraser quelques 747, les producteurs américains ne savaient plus quoi inventer pour détruire une ville , à défaut de casser la baraque. Dino de Laurentiis se souvint alors que sa photocopieuse couleur était toujours branchée et décida de faire un remake du King Kong de 1933. On dépoussiera un peu le costume du vieux singe, mais comme on pouvait pas en faire de même avec Fay Wray, on recruta une autre blondinette, la belle Jessica Lange (qui n'avait jamais fait de cinéma) après le refus de Barbra Streissand (ouf, on a échappé à King Kong en comédie musicale...). A deux ou trois choses près l'histoire est la même, les plans sont les mêmes et la fin est la même. Mis à part que, comme l'Empire State Building était vétuste, Dino de Laurentiis prit les Twin Towers du World Trade center afin de diriger ses avions en papier maché dessus pour l'explosion finale (ignorant que certains prendraient son idée très au sérieux quelques décénies plus tard...). Le film en lui même n'a qu'un seul intérêt: faire du pognon! De gros moyens ont certes été mis, mais la magie n'opère pas comme pour le film de 1933. La grosse peluche a beau être plus sophistiquée, elle est quand même beaucoup moins attachante que l'original. John Guillermin, qui venait de réaliser la "Tour infernale", succéda à une kyrielle de réalisateurs prestigieux mais non retenus comme Roman Polanski, Sam Peckimpah et Michael Winner  (qui cette fois la ne gagna pas donc). Carlo Rimbaldi créa le singe de 15m de hauts (qui ne sert que dans deux séquences) et l'on devine aisément que c'est un acteur qui se cache à l'intérieur de la fourrure du singe (en fait c'est l'ingénieur des effets spéciaux Rick Baker). Le cadavre du singe servira plus tard  à Marco Ferrerri pour son film "Rêve de singe".

"King Kong 76" fit un énorme score au box office.


L'année suivante, King Kong revint dans "King Kong revient"


A.P.E, (King Kong revient) , 1976, réalisé par Paul Leder (Philippine), avec Rod Arrants (Tom Rose), Joanna Kerns (Marilyn Baker), Alex Nichols (Colonel Davis), Nak Hun Lee (Capitaine Kim). King Kong vient de s'échapper de la cale du bateau qui l'emmenait vers Séoul. Et tandis que le bateau coule, pendant que Céline Dion chante, il défonce la gueule au requin géant de Jaws qui vient de lui mordiller le gros orteil droit alors qu'il faisait tranquillement la planche (décidément personne ne veut le laisser faire la siste tranquille!). Dépité, il rejoint la côte pour trouver une chambre (la fameuse chambre des dépités) mais comme il ne trouve rien, il casse  quelques baraques aux bamas du coin (tant mieux, car le film lui ne cassait pas la barraque jusqu'à présent!!!). Quelques temps après, une starlette américaine nommée Marilyn Baker (et non pas Norman Jean Monroe, car là,  personne n'aurait compris!) débarque à Séoul. Comme notre vieux cochon de singe n'a pas les yeux dans sa poche (car il n'a pas de poche), il tombe amoureux de Marilyn et, sans attendre sept ans de réflexion, car, comme certains, il l'aime ça chaud, il va faire sa cour à la belle, ce qui rend jaloux le colonel Davis (mais qu'est ce qu'il est bête,  Davis! qui va lui tomber à bras raccourcis sur le poil (qu'il avait déja pas mal mité!).

Grand moment de cinéma que ce "King Kong revient". Je connais mal le cinéma Coréen (deux, trois et quatre même!), mais à mon avis il ne doit pas rouler sur l'or. Comme on peut le voir, le singe est en plastique quand ce n'est pas un figurant qui se trouve à l'interieur de la moquette pelée. Une grosse bassine en plastique fait figure d'océan, le requin et le bateau sont aussi en plastique et comme on pouvait pas détruire de nouveau Séoul, les coréens s'en étant chargés eux même, le final se passe dans une zone montagneuse en carton pâte ou King Kong se bat avec des hélicoptères Dinky Toys et, lorsqu'il en a jeté un contre une montagne,  il lui fait un grand doigt d'honneur !!! Le film fut tourné en 3D, mais comme "Jaws 3D", "Vendredi 13 3D", "Amityville 3D", ce genre de film n'a d'interet que si on peut le regarder avec les lunettes 3D. Et encore !!!

Bon, on parlera pas de Madame Queen Kong puisque c'est déja fait... On passera tout de suite à la suite du King Kong de John Guillermin, à savoir "King Kong II", normal puisque c'est une suite... Une suite malheureusement pas impériale, mais comme c'est pas Pathé qui l'a produite...

King Kong lives (King Kong II), 1986, réalisé par John Guillermin (USA), avec: Peter Elliott (King Kong), Georges Yiasoumi (Queen Kong), Brian Kerwin (Hank Mitchell), Linda Hamilton (Amy Franklin), John Ashton (Colonel Nevitt). Le king est mort. pas Elvis Presley, non, l'autre, King Kong. Du moins c'est ce que certains ont voulu nous faire croire (remarquez, pour Elvis c'est pareil...). En fait, il est toujours en vie mais si la doctoresse Hamilton ne lui fait pas rapidement une transfusion sanguine, il risque d'y passer. Problème: la croix rouge arrive déja pas normalement à faire face au manque de dons du sang, alors pour un aussi gros singe... Mais la bonne fée du Cinéma veille au grain et le brillant Kervin découvre une femelle gorille géante sur une des iles voisines de l'ile de Skull (ou celles de Jurrassic Park, je ne sais plus?). Aussitôt, on la capture (mettant ainsi en péril l'éco systéme, mais bon...) et on la ramène aux USA pour l'attacher dans un hangar à coté de la salle d'op ou est King Kong. Rien qu'en la sentant proche de lui, le Kong revit et bientot, aidé par la doctoresse qui a pas encore engendré de Terminator, il s'évade avec sa belle et tendre dulcinée (qui pour une fois est plus grande que son petit doigt). Leur lune de miel sera malheureusement très courte car l'armée, sur ordre du vice président (dong George Busch père), va poursuivre les fuyards avec ordre de les tuer. Mais Kong va se sacrifier et permettre à Madame Kong de pouvoir accoucher (sous X), tranquillement d'une peluche Toys'r'Us du plus bel effet!

On se disait ouf! On avait échappé à des films totalement improbales du style "Angélique et le Kong", "Bienvenu chez les Kong", "King Kong, la brute et le truand", "J'irais verser du Niocman sur King Kong" etc... etc... Mais voila, on avait oublié que les américains étaient capable du meilleur comme du pire. Et, mauvaise pioche, cette année là, c'est le pire qui est sortit ! Pourtant les scénaristes Ronald Sushet et Steven Pressfield  avaient eu 10 ans devant eux pour accoucher d'une histoire a peu près plausible. Que nenni ! On sombre de suite dans la démesure, dans l'énooooorme et l'inconcevable! Le ridicule ne tuant toujours pas, on a le droits aux dialogues les pires de toute l'histoire du cinéma. Je ne parle même pas des pauvres singes. King Kong pèche comme un humain, rôte comme un humain (apres avoir croqué un chasseur qui l'avait emmerdé juste avant en lui brulant la moustache). Madame Kong elle accouche non pas comme une femelle gorille, bien debout, mais comme une jolie petite bourgeoise du Maryland, couchée en faisant bien comme lui a indiqué le gynéco, adepte de l'accouchement sans douleur, la respiration du toutou. La doctoresse, donne ses conseils, comme si les singes parlent la langue qu' elle ("Vas-y King Kong, prend le dans tes bras. C'est ton fils !"). Et lorsque Papa Kong meurt, juste après l'accouchement, Bébé Kong qui n'est là que depuis quelques minutes, y va de sa petite larme comme si il avait déja compris les embrouilles dramatiques du scénario alors que nous on patauge dans la semoule depuis près de deux heures! Dramatique!
 
20 ans, il aura fallu 20 ans au grand singe pour oser se remontrer devant une caméra après son apparition mémorable dans le film suite de John Guillermin.


King Kong, 2005, réalisé par Michael Jackson (Usa), avec Naomi Watts (Ann Darrow), Jack Black (Carl Denham), Adrien Brody (Jack Driscoll), Thomas Kretschmann (Capitaine Engelhorn), Andy Serkis (King Kong/). Actrice de Music hall au chomage, Ann Darrow accepte de travailler pour le réalisateur Carl Denham qui va réaliser un film d'aventures sur une ile perdue au milieu de l'oséan Asiatique. En fait, Denham veut etre surtout explorer l'ile mysterieuse de Skull ou parait-il les indigenes vénèrent le dieu Kong. Ce que ni lui ni ses acteurs ne savent, c'est que Stevben Spielberg a oublié quelques uns de ses monstres préhistoriques sur l'ile. Et qu'ils n'ont pas bouffer du figurant depuis longtemps...
 
Bon, on ira pas quand même jusqu'à dire que ce film nous fait regretter les bons vieux films japonais sur King Kong (ceux avec les peluches en caoutchouc) mais presque...
Ok, les effets spéciaux sont merveilleux et on croirait vraiment que King Kong et les dinosaures sont vrais, mais qu'est ce qu'on s'emmerde! Ca met trois plombes à demarrer et une fois que le bateau à pris le large, le scénario aussi... On assiste à une bluette romancée entre la starlette et le scénariste (un personnage qui remplace celui de l'aventurier dans l'histoire originale et qui n'a aucune utilité, tellement il est fade - on préférait de loin l'aventurier et l'héroine aussi semble t'il..) embarqué dans cette galère par hasard. Une fois arrivé sur l'ile, mis à part l'épisode copié collé de la cérémonie indigène et de la présentation du singe, on a le droit à une bonne heure de "Jurrassic Park" avec des dinosaures qui en fait volent carrément la vedette au grand singe... qui commence à faire la grimace. puis on repart sur New-York, mais King Kong semble fatigué et ne casse pas vraiment la baraque. En fait on a l'impression qu'il en a vraiment marre de grimper sur des symboles phaliques doutteux, de se prendre des pruneaux pleins les poumons et de tomber sur des caisses en cartons. Bref,, lui aussi s'ennuie surtout que la blondasse qu'on lui a mis dans les pattes est aussi bandante qu'une choucroute de chez Leader Price. On s'attends à ce qu'il empoigne plutot le réalisateur et lui crie "coupez" dans l'oreille avant de le bouffer tout cru, mais malheureusement cela n'arrive pas. Peter Jackson parait il (promo oblige) révait depuis tout petit de réaliser SON King Kong.. C'est fait, il peut se rendormir... Nous on va se retaper "la planète des Singes"...

PS: Pour la bonne bouche (si je puis m'exprimer ainsi...) King Kong fait une apparition plutot salace (on ne s'en lasse pas) dans "Flesh Gordon" et "Le retour de Flesh Gordon" deux parodies bien cochonnes de Flash Gordon.

 

Tous les films pré-cités sont bien sur sortis en DVD

 


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Published by djordj - dans sales bêtes
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