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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 16:08
Etant donné que demain c'est la journée de la femme...je préfère faire cette rubrique aujourd'hui !

Certains navets pourraient au moins avoir le bon goût d'être drôle !  Hélas, ici ce n'est même pas le cas. Et c'est bien dommage, car l'idée de départ, renverser la vapeur avec King Kong et en faire une femelle amoureuse d'un gringalet, était somme toute sympathique. Malheureusement quand on voit le résultat, on est bien triste de n'avoir que deux yeux pour pleurer. On immagine ce que cela aurait pu donner avec l'équipe de Scarry Movies.

Queen Kong, 1976, réalisé par Frank Agrama (Angleterre, France, Italie, Allemagne), avec Robin Askwith (Ray Fay), Rula Lenska (Luce Habit), Valerie Leon (la reine des Nabongas), Jeanette Charles (la reine d’angleterre), Stanley Platts (le chef de la police). Cinéaste ambiteuse (et au chomage), Luce Habit voudrait relancer sa carrière en tournant un "GRAND" film d'aventures dans des décors entièrements naturels. Comme elle est fauchée, elle embauche Ray, un hippie aux dents blanches, pour jouer le rôle principal et s'embarque avec lui vers l'ile mystérieuse de Lazanga ("where they do the Konga"). Sur place, Ray est kidnappé par la reine des Nabongas (une tribu peuplées de femmes) qui veut l'offrir comme cadeau d'anniversaire à leur déesse, une femelle gorille de 3 mètres de haut, nommée Queen Kong...


Replaçons les choses dans leur contexte: en 1976, voulant surfer sur la vague de King Kong, le film chef d'oeuvre de 1933, qui venait d'etre remis sous le feu des projecteurs par le producteur Dino de Laurentiis.

Il y avait eu certes un king Kong nippon (ni mauvais d'ailleurs) "King Kong vs Godzilla", mais c'etait tout.  Voulant reprendre du poil de la bête, Frank Agrama écrit donc  un scénario féminisé (à défaut d'être un tant soit peu féministe) du film de Merian Cooper ou il inverse la vapeur :  King Kong ne portera plus la culotte, mais un sous-tif...Le héros s'appellera Ray Fay (en hommage à l'actrice "originale" Fay Wray). A quelques détails près, le pitch est le même: un, ici une, cinéaste ambitionne de relancer sa carrière qui est encore plus en chute libre que la bourse à Wall Street en tournant un film d'aventure en live chez les sauvages (une sorte de Kholanta avant l'heure). Elle prend un hippie dans la rue et lui fait miroiter la gloire. Une fois dans l'ile, ils sont kidnappés par une tribu d'amazones adeptes du bikini qui veulent offir Ray comme cadeau d'anniversaire à une femelle gorille. Jusque là, on pourrait, presque, dire que tout ne se déroule pas trop mal... Et puis apparait la gorillette en question, une espèce de peluche géante qui aurait été rapiécée par un docteur Frankenstein manchot, qui gagnerait certainement aujourd'hui l' Oscar des effets spéciaux les plus nuls.

Tout le reste suit donc dans le même registre. Pour faire comme dans le premier King Kong, notre gorillette (qui n'est pas du Mans) défend son beefteck en combattant un tyranosaure en latex, qu'elle arrive même à déchirer (provoquant par cela la démision du technicien chargé des SFX) en un coimbat assez singulier. Puis elle refait de même avec un ptérodactyle, en papier maché cette fois-ci. La cinéaste, amoureuse elle aussi du Hippie, cature Queeny en la bombardant de fummigènes et l'embarque sur le bateau en Leg qu'elle avait reçu à Noel quand elle avait 7 ans. Tout ce petit monde repart pour Londres (England) ou la belle bébête sera exposée à Central Park, avec innauguration en présence d'une autre Queen: sa gracieuse majesté Elzabeth II. Mais Queen Kong surprend la cinéaste en train d'essayer de rouler un patin à son Dinky-sextoy. Furieuse elle brise ses chaines, fait fuir la vingtaine de figurantes qui trainait sur le plateau (figurantes en faits censées représenter une troupe de féministes venant manifester contre l'utilisation méprisante de l'image de la femme lors de cette exhibition, female étant le mot anglais pour femme, j'en déduis qu'il sagit bien de la femme..) et détruit au passage la moitié des décors en carton.Tout cela se termine sur le plus énorme symbole phalique de la perfide Albion, l'emblématique Big Ben, ici une maquette en Lego, sur laquelle grimpe notre Queenette qui va finit la séquence en s'ammusant avec des héllicoptères en plastique téléguidés... Bref, quand le mot fin apparait, on se dit qu'on aurait mieux fait de regarder une émission de Benny Hill . C'est dire dans quel état le film nous laisse... Rien à dire du coté des acteurs si ce n'est que la production aurait pu faire un effort pour ce qui était du "jeune premier". Autant le recruteur du casting "filles" s'est souvenu du temps ou il lisait "Playboy" en cachette, autant celui, ou celle qui a recruté Robin Askwith pour le rôle de Ray Fay devrait changer de lunettes... et de sonotone !

 A noter que ce jeune comédien s'était déja commis dans pas mal de films dont certains navets (déja!) comme "Horror Hospital" ou il était décérébré (étonnant, non?)
La légende voudrait que Dino de Laurentiis paya une fortune pour ressayer d'acheter le film afin qu'il ne soit pas commercialisé. En vain. Quel dommage...

Une bande déssinée pour Adulte, Queen Kong, existe et n'a que peu de rapport avec le film

Pour les amateurs, le film existe en DVD US et en japonais non sous-titré pour les masos...

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Published by djordj - dans sales bêtes
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