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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 13:51


Voila bien un des personnages les plus craints et pourtant l'un des plus populaires des films de séries B: le Zombie, autrement dit le Mort Vivant, celui qui, à l'instar de Lazare, est revenu de l'au-delà (en général de l'enfer) pour se payer la tronche de quelques ados boutonneux, voir de  quelques couples libidineux... Certains, comme George Roméro ont consacré leur vie et leur oeuvre uniquement à leur gloire. On se devait donc de leur rendre ici un vivant hommage !

Les Ibères sont rudes ! Et leurs morts vivants aussi... Dans les années 70, un cinéaste leur consacrait une tétralogie qui fera date dans l'histoire du cinéma fantastique. Son nom ? Il le signe à la pointe de leurs épées dans des poitrines fraichements dénudées: Amando de Ossorio !

La noche del terror ciego ,  (La révolte des morts vivants), 1972, réalisé par Armando de Ossorio, (Espagne/Portugal), avec: Lone Fleming (Betty Turner), César Burner (Roger Whelan), Helen Harp (Virginia White), Joseph Thelman (Pedro Candal), María Silva (María), Rufino Inglés (inspector Oliveira)
, Francisco Sanz (professeur Candal), Juan Cortes (le coroner). Alors qu'elle se trouve en vacances avec son fiancé Roger, Virginia croise son ex-petite amie (eh oui!!!) Betty, avec qui elle broutait de la tarte au poils au collège, qui se bronze mollement la couenne au bord de la piscine de leur hotel. Les deux jeunes femmes tombent bien évidement dans les bras l'une de l'autre. Le lendemain, Roger leur propose d'aller faire un tour en train à la campagne. Pendant le voyage et alors que la nuit ne va pas tarder à tomber,  Virginia, jalouse de voir que Betty commence à draguer Roger, quitte inopinément le train et va se réfugier dans les ruines du chateau de Berzano, ne sachant pas que quelques siècles auparavant une armée de templiers y fut massacrée et que désormais ils hantent les lieux et reviennent d'entre les morts les nuits de pleine lune afin de faire leur marché en viande fraiche. Pendant ce temps là, Roger et Betty, s'appercevant de sa disparition, tirent le signal d'alarme, stoppant ainsi net le train, juste à coté des ruines du chateau...

Soucieux de ne pas (trop) se démarquer de ses "rivaux" anglo-saxons, afin de ne pas décevoir son public, le cinéaste Amando de Ossorio exploite prudement le mythe des chevaliers morts- vivants lors de ce premier opus. L'action se situe donc dans des ruines médiévales, principalement la nuit, ce qui est bien pratique pour cacher la misère des costumes... Comme les principaux protagonistes ne sont pas très nombreux au départ, on adjoint à nos trois héros un scientifique habitant près de Berzano (le professeur Caldano), son fils Pedro, accusé du meurtre de Virginia, ainsi que sa petite amie. Malheureusement, au lieu d'accéler les choses, cela ralentit considérablement le rythme du film car on Betty, qui décidément à le feu aux fesses, commence à chauffer aussi Pedro et sa copine. Heureusement, tous se retrouveront quand même prisonniers du chateau ou, comme l'expliquera le professeur (il faut bien qu'il server à quelque chose, le pauvre),  jadis des templiers furent brulés vifs,sur ordre du roi d'Espagne, car ils y commettaient des actes de sorcellerie (très belle scène, ou une donzelle dépenaillée est attachée sur une croix de Saint-André et se fait torturer par une demi-douzaine de templiers libidineux.) Ces chevaliers de l'apocaypse ayant passé un pacte avec Satan, ils ont donc le droit de sortir à  la nuit tombée de leurs tombaux pour faire (à cheval?)  leur marché de chair fraiche. Comme ils ont eu les yeux brulés, ils repèrent leurs proies en écouttant le battement de leur coeur (plus d'yeux, mais de sacrées bonnes oreilles!!!) et les attirent télépathiquement vers eux. On a donc le droit à des tonnes de fumée artificielle à chaque gros plan d'une main cadavérique déplaçant la pierre d'un caveau et lorsqu'ils chevauchent dans la brume campagnarde, leurs canassons galopent... au ralenti. Ce qui fait que lorsque l'une de leurs futures victimes tente de s'échapper en grimpant sur le dos d'une des montures squelettiques des templiers, le cheval part... au ralenti ! Effet comique, involontaire sans doute mais qui déclenche des cascades de rires à chaque fois! Peu de scènes gores, on apperçoit juste un bras se faisant trancher).  A noter que les films ne sont pas montés et montrés dans le même ordre suivant les pays. Dans la version anglaise (plus courte d'une quinzaine de minutes, la scène ou la jeune femme est torturée par les templiers figure au début du film. Dans la version espagnole, le début du film ne montre qu'une main squeletique sortant d'un tombeau, ce qui fait hurler une pauvre femme,  la scène de la torture n'ayant lieu, en flash back lors de l'explication du professeur, qu'au milieu du film, mais la scène est bien plus longue et plus sanglante.. De même les anglais ont censuré pas mal la scène de sexe entre Virginia et Betty et quelques attaques de Templiers. La fin se termine bien sur sur l'implication eventuelle d'une suite, les morts vivants projetant d'envahir le reste du pays... Ce qui permettra au réalisateur, vu le succès immédiat du film, de réaliser rapidement un second épisode.
Notez ici que l'affiche italienne (la 6è) est la même que l'affiche allemande ou l'affiche belge de l'épisode suivant...

Chic, chic, chic, les Templiers de la morts sont de retour ! Toujoursd accompagné en plus par cette musique style "Carmina Burana" version ascenceur de Monoprix . Trop Kitch !

El ataque de los muertos sin ojos, (Le retour des morts vivants), 1973 , réalisé par Amando de Ossorio (Espagne), avec : Tony Kendall (Jack), Fernando Sancho (Duncan), Esperanza Roy (Vivian), Frank Braña (Dacosta), José Canalejas (Murdo), Loretta Tovar (Monica), Ramón Lillo (Bert), Lone Fleming(Amalia), María Nuria (Nancy, la fille d’Amalia), José Thelman (Juan, le petit ami de Monica), Juan Cazalilla (le gouverneur), Luis Barboo (le templier exécuté).  Au XIVème sièècle, les villageois de Berzano massacrèrent quelques Templiers à cause de leurs pratiques sataniques. 500 ans plus tard, les descendants de ces villageois s’apprêtent à fcommémorer comme il se doit lcet anniversaire mais la fête va être gachée par l’arrivée des Templiers, bien décidés à se venger. Quelques personnes réfugiées dans l'égilse vont devoir affronter cette horde sauvage de morts vivants.

Peut-être l'épisode le plus violent des 4 volets de cette saga templiesque. Cette fois, nos morts-vivants ont de quoi bouffer pour un bout de temps, car Amando de Ossorio n'a pas lésiné sur la chair fraiche... Il a rassemblé pas mal de monde, en fait tous les villageois de Berzano plus quelques "invités", avec comme prétexte la commémoration du 500è anniversaire du plus grand brasero de la ville. La fête bat son plein, tout le monde boit et chante mais, lorsque minuit sonne, une horde de cavaliers zombies débarque à la fête et commence à tailler à grand coups d'épées rouillées dans tout ce qui bouge. Quelques uns, plus malins que d'autres, se réfugient dans l'église. Il y a, entre autre le curé,  le maire et Viviane sa secretaire de petite amie, laquelle est toute retournée car son ex boyfriend, Jack Marlowe, est de retour, puis  une mère de famille et sa fille et l'idiot du village. Mais quelques templiers bien sur se souviennent de leur catéchisme et comme il n'y a plus de vin, décident d'aller faire un tour à l'église. Et re contre-ut à gogo, ces dames hurlant à tue-tête dès qu'un de ces vilains cocos pointe le bout de son museau défraichi. Le maire, qui est un beau salaud envoie alors la petite fille en éclaireuse sur la place du village pour voir si les templiers ont décampé et comme elle est limite mongole elle y va. Bien sur les templiers arrivent et elle continue à chanter "a la claire fontaine" comme si elle ne les voyait pas. Sa mère se sacrifie en voulant la sauver, mais elle met presque 1/4 heure avant de se faire tuer à grand coup d'épée qui tombe au ralenti. Ce qui donne le temps au maire de se frayer un passage aux milieux des autres templiers, mais il arrive quand même à se faire scalper, histoire que la morale soit sauve! Sa copine, qui avait vu le premier film, et avait bien rigolé décide de nous refaire le coup du cheval au ralenti. Mais manque de pot, comme dans le premier épisode, elle se fait gauler au passage par un des figurants templiers qui avait le bras long. En tout cas, on comprend, enfin,  pourquoi ces templiers sont aveugles: avant de les bruler vifs, on leur a brulé les yeux... (et la, je ne poserais qu'une seule question: ça change quoi?) et pourquoi ils eviennent maintenant: en fait ils ont juré sur le bucher de revenir 500 ans plus tard. Comme les templiers n'ont qu'une parole et que l'histoire a démarré en 1472,. ils reviennent donc en 1972 (le temps que le film soit monté et sorte, on est en 1973). Par contre, dès que l'aurore pointe son nez, ils s'évanouissent en fumée. Cette fois-ci, le film est plus sanglant que le précédent et on a le droit à quelques décapitations, une poitrine bien défoncée dont on retire les chairs sanguignolentes, quelques brulures au second dégré (coté humour) qui en promettent pour l'épisode suivant.

Cette fois-ci ce ne sont plus Céline et Julie qui sont en bateau, mais nos Templiers libidineux qui sont tout contents car les scénaristes ont décidé de leur offrir sur un plateau (de cinéma) une floppée de mannequins en bikini. Mais contrairement aux passagers de "The Love Boat" , ici on ne peut pas dire que "La croisière s'amuse"...

 

El Buque maldito, (Le monde des morts-vivants),1974, réalisé par Armando de Ossorio, (Espagne), avec: Maria Perschy (Lillian), Jack Taylor (Howard Tucker), Barbara Rey (Noemi), Carlos Lemos (professeur Grüber), Manuel de Blas (Sergio), Blanca Estrada (Kathy), Margarita Merino (Lorena Kay). Lorena, Eliane, Noemy et Kathy, mannequins vedettes chez "Cochonou" ont été engagées pour faire des photos de mode pour le prochain catalogue des "3 Cuisses", tout cela en haute mer sur un bateau. Mais le deuxième jour, Kathy et Lorena  semblent avoir disparu. En même temps qu'elle s'organise une petite séance de broutte-minou avec Eliane, Noémie découvre qu'en fait Barry a machiné la disparition de ses copines en les "abandonnant" en pleine mer sur un canot pneumatique, pensant faire ainsi un mega coup médiatique. Mais comme l'équipage tarde à retrouver le canot, Noemie, la photographe, Barry le responsable de la promo et un savant légèrement frappadingue partent à leur recherche. En chemin, ils croisent un vaisseau du XVIIè siécle complètempent abandonné qui navigue en plein brouillard. pas peureux pour unsou, ils montent tous à bord, espérant retrouver les deux "naufragées. Ce qu'ils vont trouver va depasser tout ce qu'ils pouvaient escompter en horreur...

 

Avant dernier de la série des Templiers maudits, ce 3è épisode est de loin le plus mauvais des 4 et pourtant celui pour lequel on éprouve le plus de sympathie... Tout est raté dans ce film, des décors jusqu'au casting. Le décorateur, Eduardo Torre de la Fuente (ne pas oublier qu'il s'agit d'un U et non pas d'un I dans son nom, soyez sympas, même si...) a ressorti les Légos que le père Noel lui avait offert l'année précédent et a construit son bateau à l'identique. Hélas, même de loin dans le brouillard, cela se voit et on restera silencieux sur les scènes de gros plans, surtout lors de l'incendie ou alors la... on frise le ridicule! Comme ils sont en haute mer, et qu'il faut bien qu'ils dorment quelque part, cette fois-ci nos preux chevaliers dorment dans des cercueils.. en contreplaqué. Aussi épais que la convention collective de la RATP, le scénario aurait pourtant pu tenir sur un de leurs tickets de métro tellement l'histoire est simplette. Les invraissemblances sont légions ce qui prete souvent à rire, surtout dans les moments soit-disant les plus terrifiants. Les acteurs sont très mauvais, la palme revenant à l'actrice blonde Barbara Rey qui met presque 10 minutes à mourir, 10 minutes de fou rire ininterrompu (voir pics plus haut pour avoir un apperçu de ses talents d'actrice - il y a même un moment ou elle regarde bien droit la caméra en ouvrant grand la bouche en souriant - alors qu'elle vient de se faire trancher la gorge-  du style: suis-je bien comme ça ? 8è photo de la série. Incroyable, mais vrai !!!). A ne pas rater !

4è et dernier volet

La Noche de las gaviotas , (La chevauchée des morts vivants), 1975, réalisé par Amando de Ossorio, (Espagne), avec:Víctor Petit (Docteur Henry Stein), María Kosty (Joan Stein), Sandra Mozarowsky (Lucy), José Antonio Calvo (Teddy), Julia Saly (Tilda Flanagan), Maria Vidal (Madame Flanagan), Javer de Riviera (le docteur) Susana Estrada (la jeune vierge sacrifiée au début du film). 1975 Le docteur Henry Stein et sa jeune épouse débarquent au petit village de Berzano. Bien que d'apparence paisible, il semble régner une étrange ambiance au sein de cette communauté de pécheurs. Le docteur et sa famille sont même avertis par la population qu'ils ne doivent en aucun cas sortir dehors la nuit. Une nuit, le docteur recueille et soigne l'idiot du village qui vient de se faire fouetter par la population. Au loin, on entend la cloche de l'église sonner et il apperçoit au loin une étrange procession de femmes vétues de noir, entourant une jeune fille apeurée,  se dirigeant vers la plage. Curieux, ils les suivent de loin et les voient attachant la jeune femme à un rocher. Pas plus curieux que cela, ils rentrent chez eux. La jeune femme réussit à se liberer et se réfugie dans leur maison. C'est à ce moment là qu'ils vont découvrir, à l'insu de leur plein gré, qu'ils auraient mieux fait de ne pas venir s'installer ici, car chaque année une malediction ancestrale veut que les habitants du village offrent une jeune fille vierge aux fantomes de Templiers libidineux, sinon ceux ci reviennent d'outre tombe et zigouillent la populace à grand coup d'épées rouillées..
 

 
Dernier chapitre de la tétralogie qui clot en beauté le cycle des templiers maudits. On retrouve, comme d'habitude, d'entrée de jeu au générique le pourquoi et le comment de cette foutue malédiction, qui ici empèche un petit village cotier de dormir les nuits de pleine lune. Comme d'habitudes de vilains templiers qui avaient pris la facheuse habitude de trucider quelque jeune vierge éffarouchée en l'attachant à demi-nue sur une croix de Saint-André, ces vilains chevaliers donc ont tous été occis et avant de crever, ils ont jeté une malediction aux villageois qui les avaient combattus, leur enjoignant de leur fournir régulièrement une jeune vierge en sacrifice (en fait c'est: tous les 7 ans, 7 vierges durant 7 nuits), faute de quoi ils reviendraient massarer tous les habitants. Mais bon, 1/ trouver une jeune vierge de nos jours n'est pas chose facile (et encore heureux, le film se déroule en 1975, de nos jours ce serait quasiment "Mission Impossible"), 2/ y'a toujours quelqu'un qui a rien compris au film et qui rompt la malédiction. Ici un jeune médecin et sa femme, qui, n'ayant pas compris que le fait que le médecin précédent ne soit resté que quelques semaines cachait certainement quelque chose, sont venus bêtement s'installer au village. Et comme ils sont bêtes et gentils, ils recueillent non seulement l'idiot du village, qui vient de se faire fouetter par les villageois (décidément dans ces films il est question souvent de pratique S.M...), mais en plus accueillent chez eux à bras ouverts une jeune femme qui, cinq minutes auparavant d'ailleurs allait tranquillement se faire sacrifier presque sous leurs yeux sans qu'ils réagissent... Va comprendre ! Tout cela donc a le don de mettre en colères nos chevaliers fantômes qui du coup envahissent la maison du docteur et essayent de réduire en charpie nos récalcitrants. Ossorio ne résiste pas, petit farceur, à nous refaire le coup de la pauvre fille qui saute sur un cheval, au ralenti, pour échapper aux squelettes des templiers, ais, à force, cette "private" joke ne fait plus rire que lui. La version américaine se nomme "The night of the Seaguls", car, de temps en temps, on entend crier des mouettes (on voit que Robert Dhéry n'est pas là!), et c'est normal car parait-il les mouettes seraient en fait la réincarnation des âmes des jeunes vierges sacrifiées. (Je n'ose penser à quoi correpond le guano...!).

Certains pensent que le film de John Gilling "Laz Cruz del Diablo",1975, avec  serait en fait véritablement le dernier chapitre des templiers maudits, mais personnellement je ne vois dans ce film, à la limite, qu'un hommage à nos templiers en questions, qui interviennent juste le temps d'un rêve fait par le héros, un vieil écrivain britanique alcolo qui se croit possédé par le diable (certainement depuis qu'il a vu "L'exorciste" au cinéma).

Les amateurs d'Amando de Ossorio peuvent se référer au livre qui lui est consacré et trouveront aussi les 4 films de la saga des Templiers maudits dans un superbe coffret dvd made in USA en forme de... cercueil ! Chez Blue Underground

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Published by djordj - dans horreur
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