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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 11:35


S'il est bien un héros populaire, c'est bien lui, le roi de la jungle, l'homme au pagne panthère échancré, qui fit (et fait encore) réver (voir fantasmer) des générations d'hommes, de femmes et d'enfants. Né en 1888 sous la plume d'un romancier Anglais (Edgar Rice Burroughs), il faudra attendre encore 30 ans pour le voir apparaitre au cinéma, en 1918, sous les traits de Gordon Griffith (tarzan enfant) et d'Elmo Lincoln (tarzan adulte) dans le film de Scott Sidney "Tarzan chez les singes". Dors et déja ses aventures rencontrent un véritable engoument de la part du public et le film rapporte à la firme américaine National Film Corporation of America plus d'un millionde dollars (ce qui à l'époque était colossal). C'est l'athlète Johnny Weissmuller  - ex champion olympique de natations aux Jeux Olympiques de 1924 et 1928, 7 médailles tout de même - qui lui assurera une renommée interplanétaire en reprenant le rôle dès1932 pour une douzaines de films. C'est d'ailleurs dans ce film que fut créé le fameux cri de Tarzan? inventé par l'ingénieur du son Douglas Shearer à partir d'un yodel autrichien joué à l'envers et en accéléré. Tarzan au fil des années a visité (à peu près) tous les pays et il passa même de Hollywwod à Bollywood... Et croyez moi, cela vaut, comme dirait Cheeta, son pesant de cacahuettes...


The adventures of Tarzan, 1985, réalisé par Babbar Subhasch (Inde), Hemant Birje (Tarzan), Kimi Katka (Ruby Shetty) , Narinder Nath (Krishanakant Verma), Om Shivpuri (Professeur Shetty), D.K.(Dalip Tahil). Ruby Shetty est à la recherche de son vieil explorateur de père à travers la jungle indienne, celui-ci ayant disparu alors qu'il recherchait la fameuse vallée de Shakabhoomi, d'ou nul parait-il n'est jamais revenu vivant (mais alors qui l'a raconté ?). Alors qu'elle se promène (et chante toute seule) dans la jungle, elle se fait mordre par un cobra (je croyais que les serpents étaient sourds? Faut dire qu'elle chante sacrément faux !!!!) à l'orée de la forêt. Le temps de parcourir quelques kilomètres et de s'évanouir, Tarzan la découvre, lui fait le coup du suçon et la ramène à la vie (On voit qu'il à pas suivi les cours du soir du  Prince Charmant, il lui embrasse que la jambe...). Elle tombe amoureuse de lui et lui chante quelques couplets. Puis, elle lui montre sa collection de maillots de bains, ils vont se baigner près de la cascade, Tarzan la sauve des machoires d'un crocodile (qui en avait marre de l'entendre chanter pendant qu'elle nageait),. pour le remercier, elle chante de nouveau, et comme il ne comprends toujours pas les paroles, elle décide de lui apprendre de suite l'alphabet gràce à une craie trouvée par terre et aux rochers, trouvés gràce au décorateur. Sous le charme, Tarzan la présente à sa famille (c'est à dire à deux élephants, un tigre et un lion, mais comme elle commence à rechanter une autre chanson , là, le tigre menace de la bouffer si elle arrête pas!). Pendant ce temps, le chef de l'expédition, un certain D.K, arrive à la retrouver gràce à tous les vêtements qu'elle a semé, tel le petit Poucet et un peu aussi gràce aux cris de lionne en rut qu'elle pousse depuis que Tarzan a décidé de lui faire perdre son pucelage (Tarzan est certes une bête, mais avant tout un homme, ne l'oublions pas !). Comme D.K est amoureux de Ruby, il capture Tarzan et va le vendre à un directeur de cirque, l'infâme Krishnakant Verma, ou travaille Ruby, qui va exploiter les capacités physiques de Tarzan pour en faire son attraction principale. Habillé, fouetté, battu, enchainé, Tarzan devra à chaque representation franchir des barrièrres de feu, se laisser tomber au milieu d'une foêtes de pointes acérées, etc. etc... devant une foule  de spectateurs de plus en plus nombreux et exigents! Comme à cette époque, Rama Yade ne militait pas encore pour les droits de l'homme, Tarzan ne peut donc désormais compter que sur lui même, Ruby elle ne songeant qu'à pousser la chansonette devant un tel public (comme si tout cela n'était pas assez difficile pour ce pauvre Tarzan)... Heureusement la famille de Tarzan, enfin ses eléphants, vont venir le délivrer, Tarzan et Ruby se mariront, auront beaucoup d'enfants (7, tous des nains de jardins) et tout finira par des chansons...



Eh oui, on trouve encore pas mal de substances hallucinogènes pas chères en Inde, et le moins que l'on puisse dire c'est que les scènaristes Bollywoodiens en usent tant qu'ils peuvent !!!  Pour ceux qui connaissent mal les films Bollywoodiens, sachez juste qu'en général les indiens repiquent les gros succès américains et y ajoutent des chansons (sauf pour les films de Julie Andrews ou la c'est même pas la peine de rajouter les chansons). Babbar Subhasch (ok, Babbar c'est à cause de ses oreilles, mais Subhasch ?) décide donc de profiter de la relance des films Tarzanesques gràce au film avec Bo Derek pour nous "infliger" cet "Adventures of Tarzan". Tout ce qui fit le succès des anciens Tarzan (sa rencontre avec Jane, la vie dans la jungle, les animaux sauvages et encore je vous ai passé les scènes avec les sauvages, dont un géant bronzé qui initie la belle Ruby aux joies du bondage en l'attachant avec des lianes à deux poteaux, hélas, pour nous il ne la baillonne pas..) est revisté en chansons, des chansons tellement mielleuses que qu' au bout de cinq minutes devient légèrement crispant. Pas de grands morceaux de bravoures, peu de combats épiques entre Tarzan et les animaux ou entre Tarzan et les sauvages. Non, des chansons, des chansons et encore des chansons ! Une retient particulièrement l'attention, quand Ruby tente de séduire les animaux préférés de Tarzan. Elle mime, avec un certain talent, reconnaissons le, les différents aspects de la femelle en rut qui cherche désespérement le mâle, allant même se mettre à quattre pattes et remuer son gros popotin devant les éléphants (des éléphantaux je dirais vu la taille, donc faire cela devant des enfants, en plus, c'est dégueulasse!). C'est vous dire à peu près, sans faire de féminisme depacotille, la place que DOIT occuper la femme en Inde... Idem pour les droits de l'homme, vu ce qu'ils font subir à Tarzan plus loin dans le cirque, c'est à dire mis en cage, enchainné, fouetté, traité pire qu'un annimal, tout cela devant des centaines de gens qui, non seulement ont payé leur place pour voir cela,  trouvent tout cela très normal...mais en plus applaudissent à chauque fois que Tarzan se fait fouetter ! Et pendant ce temps là, la mère Ruby pousse encore la chansonette. On croit réver. La fin est à voir tout particulièrement, car, se prenant définitivement pour Julie Andrews, Kimi Katka imagine sa future vie avec Tarzan (elle vivrait donc avec lui à la ville, l'habillerait en smoking, l'épouserait "en blanc" et accoucherait de 7 enfants, tous des males) en nous rabbat les oreilles en chantant , une fois de plus (mon royaume pour un baillon!!!!!!!!), sur l'air du "Do" le dos il a bon dos"  de "La mélodie du bonheur".
Soyez heureux, le film existe en dvd !!!!!

 

Tarzan va s'attaquer cette fois-ci à un homme caché dans une peluche géante...



Tarzan and King-Kong, (Tarzan et King Kong) ,1965, réalisé par A.Shamsheer (Inde), avec Randhwa.(Tarzan), Bela Rose (la reine de la jungle), Mumtaz (King Kong), Master Bhagwan, Shyam Kumar, Siddhu,  Dara Singh . 
En revenant d'une aventure qui l'avait conduit  à New-Dehli, Tarzan est attaqué par une tribu de sauvages. En fuyant, Tarzan tombe dans un trou, qui le précipite dans les geoles de la Reine de la Jungle, qui n'aime rien tant que de ragarder des combats (dans l'arène?). Pour satisfaire les envies de la cruelle Bela, Tarzan va donc devoir affronter un géant, un prince, et le roi des gorilles, le célèbre King Kong.

Ici Tarzan se bat contre la Reine de la Jungle, qui a pas l'air très commode et qui, si mes souvenirs sont bons a kidnappé sa petite ami, darah Sing. Il doit affronter quelques animaux sauvages, dont un crocodile géant, ainsi qu'un singe (soi disant géant lui aussi), le célèbre King-Kong (qui ici doit en fait être un nain de jardin puisqu'il a la taille de Tarzan). On a le droit aussi à un combat de catcheuses dont on se demande ce qu'elles viennent faire ici, mais vous remarquerez que l'on a beau supposé être en pleine jungle, à des milliers de kms de la civilisation, ces dames ont pris le temps de faire un tour chez Decathlon pour s'achter des chaussures de catcheur...
On trouve bien sûr le film en dvd
Rassurez vous, les Indiens ont produit beaucoup d'autres films de Tarzan... Entre autre deux films qui à mon avis ne doivent pas manque de piquant: Tarzan et Dalilah (1963) et Tarzan et Cléopatre (1964).

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Published by djordj - dans aventures
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