Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 10:46

Dr Phibes rises again (Le rerour de l'abominable Dr Phibes), 1972, réalisé par Robert Fuest (Angleterre), avec Vincent Price (Dr Phibes ) Robert Quarry (Biederbeck), Valli Kempo (Vulnavia), Hugh Griffith ( Ambrose ), Peter Jeffrey (Inspecteur Trout), Peter Cushing (capitaine du bateau), Beryl Reyd (Miss Ambrose), Terry Thomas (Lombardo), Fiona Lewis (Diana), Lewis Fiander (Baker). Voila trois ans que le docteur Phibes a mystérieusement disparu après avoir assassiné huit membres de l'équipe médicale qui avait raté l'opération devant redonner vie à sa défunte bien aimée. La conjonction de la lune avec certaines planètes étant désormais favorable, le voila de retour pour essayer de réssuciter sa bien aimée. Mais sa maison a été partiellement détruite et un papyrus contenant la carte de l'endroit secret ou coule le fleuve de la vie éternelle lui a été dérobée par un archélogue nommé Biderbeck, lui aussi à la recherche de la vie éternelle. Phibes va partir vers l'égypte accompagnée du cercueil de son épouse et de lsa fidèle Vulnavia afin de rretrouver le papyrus, n'hésitant pas à parsemer son chemin d'autant de morts que nécessaires pour arriver à ses fins.

Revoila donc notre cher Dr Phibes, qui, contrairement hélas au bon vin, ne s'est pas bonnifié. Même s'il a pris de la "bouteille"... Hélas, trois fois hélas, cette cuvée de l'horreur 1972 est légèrement bouchonée ! La mayonnaise ne prend plus et tout ce qui faisait le charme du premier film (le cabotinage de Vincent Price, le roccoco des décor, le coté démentiel et inventif des meurtres a un air de "déja vu". Bien qu'il soit toujours muet, le personnage de Phibes est de plus en plus "bavard". Il n'arr^te pas de parler à sa défunte épouse, mais lui répète toujours la mêm chose - sa soif de la réssuciter et sa quête de la vie éternelle pour de nouveau se trouver à ses cotés - et à la longue, cela devient un peu redondant. On ne comprend pas très bien comment sa complice Vulnavia se retrouve de nouveau dans cet épisode, vu que dans le premier opus elle finissait sous une douche d'acide, ce qui normalement aurait du la faire disparaitre. Qu'il ait de nouveau une complice, toujours aussi belle,  muette et vétue d'atours à faire passer Marlène Diétrich pour une chiffonière d'Emmaüs, pourquoi pas, mais, vu qu'elle n'a plus le même visage (l'a précedente actrice, tombée enceinte a mis fin à sa carrière d'actrice), pourquoi lui redonner le même nom. On retrouve aussi d'autres acteurs du 1er film (Terry Thomas, Hugh Griffith) qui n'ont plus les mêmes rôles (Terry thomas étant mort dans le film précédent reste vivant cette fois-ci, Hugh Griffith ne mourrant pas dans le premier meurt ici) ainsi que d'autres qui gardent leurs roles (Peter Jeffrey pour l'inspecteur Trout, John Waters pour celui de son supérieur, Waverley) et Caroline Munroe toujours dans celui de la défunet épouse (toujours pas créditée au générique, la pauvre, ce qui, pour débuter une carrière est plutôt dur!). Bref, tout cela embrouille intutilement le film surtout que cette fois-ci, il n'est plus question d'une simple vengeance, avec meurtres à la clef, mais d'une prétendue quète spirituelle de l'immortalité et de la résurection. Pour y arriuver, Phibes va devoir une fois de plus tuer et va de nouveau se creuser les méninges pour le faire de manière originale. Il va parfois y arriver (lors du voyage en bateau vers l'égypte, un homme va finir à la mer dans une immense bouteille... de Gin; un autre va se retrouver prisonnier dns une gigantesque scorpion de métal et se faire piquer mortellement par des dizaines de petits scorpions, un troisième, mommifié dans son sac de couchage va finir compresser dans in immense étau, après avoir lu avant de s'endormir: "le tour d'écrou" de James Joyce, les amateurs d'humour noir apprécieront) mais d'autre smorts sentent le réchaffé: un des protagonistes meurt dans sa voiture complètement ensablé, alors que dans le film d'avant un personnage mourrait gelé dans la sienne; la fiancée du principal ennemi de Phibes,  l'archéologue Biederbeck est enchainée sur une planche et des harpons descendent inexorablement vers elle pour la transpercée, l'archéologue n'a que  troisminutes pour la sauver alors que dans le premier film c'était le fils de Joseph Cotten, toujours "ennemi" principal de Phibes qui avait son fils enchainé, sous une cuve rempli d'acide qui descendait inexorablement vers lui aussi et son pere avait six minutes, soit le double du temps, pour le sauver). Bref ce film sent vilainement la pompe à fric, on fait une suite pour profiter une fois de plus du succès du premier, sans prendre le temps d'écrire un bon scénario, histoire de plaires aux pauvres spectateurs qui ne sont la sque pour filer une fois de plus leur fric...Pas terrible comme mentalité et on comprends que Vincent Price n'ai pas voulu remettre le couvert une fois de plus. Ce qui est tout à son honneur. Quand on voit ce que cela donne avec des sags comme celle de "SAW", on ne peut quele féliciter.

A noter , l'apparition furtive (1min 53 montre en main) de Peter Cushing, qui était venu en voisin, puisqu'il tournait sur un plateau voisin un énième Dracula pour la Hammer. Ca coute pas cher et cela attire encore plus de public !!!

Le film est sortit en DVD

Par djordj - Publié dans : horreur
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 11:57


The Abominable Dr. Phibes, (L’abominable Dr Phibes), 1971, réalisé par Robert Fuest (Angleterre), avec: Vincent Price (Docteur Anton Phibes), Jopseph Cotten (Docteur Versalius), Virginia North (Vulnavia),Peter Jeffrey (Inspecteur Trout) Terry Thomas (Dr Longstreet),,Susan Travers (infirmière Allen), DavidHutcheson (Dr Hedgepath), Edward Burnham (Dr Dunwoody), Alex Scott (Dr Hargreaves), Peter Gilmore (Dr Kitaj), Maurice Kofmann (Dr Whitcombe), Sean Burtry (Lem Versalius), Hugh Griffith (le rabbin). Parce que sa femme est morte sur une table d'opération, le docteur Anton Phibes condamne les huit médecins et l'infirmière qui l'ont opéré à mourrir d'une manière particulièrement horrible. Aidé par la belle Vulnavia, il va organiser chacune de ces morts en rapport avec les dix plaies que Dieu fit fondre sur l'égypte pour sauver le peuple hébreu.


Le docteur Anton Phibes porte à merveille son sobriquet d'abominable... Plus sadique que lui, tu meurs! Défiguré (et devenu légèrement frapadingue) suite à un accident d'automibile, survenu alors qu'il se rendait au chevet de sa femme qui venait de décéder lors d'une opération chirurgicale, le docteur Phibe a décidé de venger la mort de sa bien aimé en tuant l'équipe médcicale, qu'il juge responsable de la mort de sa femme, en s'inspéirant des dix plaies d'égypte. Ainsi donc, le premier médecin mourra piqué par des centaines d'abeilles (selon les plaies c'étaient des taons, mais autres taons, autres moeurs dit le sage adage). Le second sera saigné à mort par des chauves-souris tandis que le troisième sera vidé de son sang tandis qu'il regardait un petit film cochon... (la je ne sais plus trop car normalement dans les plaies egyptiennes c'étaient des moustiques  et des ulcères qui couvrerent les egyptiens de pustulles, donc une approche assez fantaisitse de la légende...). Le quatrième aura la tête écrasée par un masque de grenouille lors d'un bal masqué (les grenouilles), Le cinquième sera congelé vivant dans sa voiture (la grèle), tandis que le sixième sera attaqué par des rats dans son propre aéroplane, ce qui provoquera bien sur un accident mortel. Le septième sera transpercé par la corne d'une licorne (les troupeaux) et l'infirmière finra dévorée dans sonsommeille par une horde de sauterelles. Le sort le plus macabre étant réservé au chirurgien chef (Joseph Cotten) qui devra délivrer son fils ainé (lmalédiction du premier fils) qui se trouve etre enchainé sous une cuve d'acide, en enlevant la clé du cadenas des chaines qui le retiennent sous la cuve, clef qui a été insérée près de son coeur. pour cela, le chirurgien aura 6 minutes (le temps qu'a eu l'épouse de Phibes avant de mourir) pour opérer (cela rapelle un peu un passage de SAW II ou un homme doit enlever une clef mise sous son oeil pour se delivrer lui aussi d'une mort atroce, comme quoi au cinéma tout se répete). Phibes se reservant le dernier sort (les tenèbres) pour rejoindre sa bien aimée... On ne s'ennuit pas donc durant ce petit chef d'oeuvre d'humour noir qui fit le bohneur des festivals de films fantastiques qui faisaient légions au début des années 70. Si "Dr Phibes" rata la palme du festival d'Avoriaz, (ce que l'on ne s'explique pas puisqu'elle fut attribuée à "Duel", un simple téléfilm, certes de Steven Spielberg, mais bon, "La baie sanglante" de Mario Bava, aussi en compétition,  n'obtint rien du tout non plus, comme quoi...), le film rafla quand même une récompense au festival du film Fantastique de Catalogne...


 Le film doit ENORMEMENT à Vincent Price, qui disons le d'emblée est absolument génial. L'acteur peut (enfin!) donner libre cours à sa science du cabotinage et il ne s'en prive pas. D'autant plus qu'il a ici un role "muet" (défiguré et brulé dans un accident d'auto, ses cordes vocales ont subit un sacré coup et il ne peut plus parler qu'au moyen d'un"ampliphone", ce qui fait que, tel un ventriloque, il ne rermue pas les lèvres quand il parle, ce qui rend son personnage encore plus "incroyable"). Vétu de gigantesques capes noires ou argent, il déambule dans son manoir rococco et  joue de l'orgue d'une manière totalement démente - dans tous les sens du terme - accompagné par un orchestre de pantins, tel un "fantôme de l'opéra", revu par Jean-Christophe Averty, brule au chalumeau les visages en cire de ses victimes et esquisse un pas de danse après chaque meurtre au bras de la belle Vulnavia, sa délicieuse complice.
 
Non créditée au générique, on reconaitra pourtant l'une des figures les plus emblématiques du film fantastique britanique des années 70/80, la belle Caroline Munroe, qui trouvait la son premier rôle, rôle muet puisqu'elle n'apparait que sous forme de photographies noir et blanc (à part dans la dernière minute du film ou elle est alors couchée aux cotés de Vincent Price. Elle apparaitra de nouveau dans le "Retour du Dr Phibes", suite bien moins bonne que ce premier opus, ainsi que Vulvania (qui pourtant meurt ici sous une pluie acide, mais bon, c'est ça la magie du cinéma...) et qui sera non plus interpréte par Virginia North (dont c'était le dernier film, sur 6), qui ne reprit pas le rôle car elle était enceinte,  mais par une certaine Valli Kemp dont ce fut le seul "grand" rôle puisqu'elle ne joua que dans 3 films.Même si elle ne dit pas un seul mot de tout le film, le personnage de Vulvania est essentiel, puisque c'est elle qui, quasiment, met en scène chaque meurtre et préfiqure ainsi le personnage de Dian Rigg dans l'excellent "Théatre de sang" dont je vous ait parlé il y a peu.

Le film est sortit en DVD, hélas sans bonus!!!!

Par djordj - Publié dans : horreur
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 07:56




Theatre of blood (Théâtre de sang), 1974, réalisé par Douglas Hickox, (Angleterre), avec: Vincent Price (Edward Lionheart), Diana Rigg (Edwina Lionheart), Ian Hendry (Peregrine Devlin), Harry Andrews (Trévor Dickman), Coral Browne (Chloé Moon), Robert Coote (Oliver Larding), Jack Hawkins (Solomon Psaltery), Robert Morley (Meredith Merridew), Denis Price (Hector Snipe), Diana Dors (Maisie Psaltry), Milo O’Shea (Inspecteur Boot). Le petit monde du théatre britanique vit dans la terreur. Depuis quelques temps un mystérieux assassin s'en prend aux critiques et les tue en s'inspirant des meurtres perpétrés dans les pièces de William Shakespeare (un  catalogue inépuisable pour sérial killer en herbe...). La police soupçonnerait bien l'acteur Edward Lionheart, qui avait eu des démélés avec tous les défunts, le seul problème est que cet acteur est mort depuis déja deux ans...

On ne fait pas d'Hamlet sans casser des vieux ou la manière la plus drôle d'aborder le théatre de William Shakespeare...
Un an après "L'abominable Docteur Phibes", Vincent Price se voit offrir de nouveau l'occasion de cabotiner à outrance.S'il s'agit toujours d'une histoire de vengeance, cette fois-ci elle ne sera plus bibliquement inspirée des dix plaies d'Egypte mais des oeuvres du plus grand dramaturge Britanique: William Shakespeare. Et coté meurtre, l'oncle William en connaissait un rayon (de bibliothèque, bien sur!!!!). Parce que des critiques se sont montrés particulièrement hostiles envers lui, un acteur complètement mégalo décide de se venger. Et d'une manière particulièrement "inspirée"...

Reprenant quelques-une des plus belles scènes du théatre Shaekespearien, notre vénérable cabotin (aidé de sa fille, la sublime Diana Rigg, alias Mme Peel de la série "Chapeau Melon et bottes de cuir") va occire un à un ceux qui lui ont refusé l'Oscar théatral de l'interprétation deux années auparavant. Suivant un répertoire savament orchestré, nos critiques vont donc mourir d'une manière fort "dramatique". Le premier sera poignardé par une horde de SDF, comme le fut Jules César par ses sénateurs. Le second, tel Hector dans "Proilus et Cressida" sera transpercé d'une lance et son cadavre sanguignolant sera trainé par un cheval au galop à travers la campagne (ici le chemin menant au cimetière).Puis, comme dans Cymbeline, la femme du 3è le découvrira décapité à ses cotés à son réveil...Tandis que le 4è se vera oter une livre de chair (ici son coeur) par un affreux Marchand de Venise. Le 5è critique, porté quand à lui sur la bouteille, sera noyé dans une barrique de vin, selon la bonne vieille méthode utilisé pour assassiner le Duc de Clarence par Richard III (à noter que Vincent Price interprèta ce fameux duc et perit donc noyé, dans le film  de Rowland L. Lee "The tower of London"). Un duel comme dans Roméo et Juliette pour le 6è et hop, on en arrive au 7è qui se verra "éliminer" d'une manière encore plus pernicieuse, puisque la "véritable" victime ne sera autre que sa femme, qui subira les foudres de sa jalousie maldaive comme dans"Othello". Les scénaristes ont semble t'il gardé le meilleur pour la fin: la seule femme du groupe sera brulée vive, telle Jeanne D'Arc dans "Henri VI", d'une manière plus moderne cependant...Et la 8è victime se verra contrainte de manger ses propres enfants (ici deux affeux caniches) comme dans "Titus Andronicus". Autant de morts plus imaginatives , sadiques et plus drôles les unes que les autres... Qui permettent en plus à Vincent Price de se travestir et de cabotiner encore plus que de raison, ce qui lui va à ravir.

Face à lui, les cinéphiles reconnaitront quelques unes des figures emblématiques du cinéma britanique: Robert Morlay (en critique homosexuel très paternaliste avec ses deux caniches qui connaitront malheureusement une fin très culinaire...), Harry Andrews, Denis Price (un habitué des films de la Hammer), Robert Coote, Michael Horden, Ian Hendry, l'ex sex symbol des années 60, Diana Dors ou encore Coral Browne (ex épouse de Vincent Price, qui lui réserve ici le sort funeste d'etre électrocutée). A noter une petite apparition de notre bonne Miss Marple (Joan Hickson) dans le rôle de Mrs Sprout, cell aui découvre le cadavre de son mari, décapité, au petit matin dans son lit -"dis donc, il en fait une tête ton mari au réveil...!").

 La palme revient à Diana Rigg (ex Miss Chapeau Melon ), actrice réputée de la Royal Shakespeare Company qui joue la fille de Vincent Price et réussit le tour de ne pas être "éffacée" (bien au contraire) par la présence de Vincent Price lors de leurs scènes communes. Bien que moins connu que "L'abominable Docteur Phibes", "Théatre de sang" lui est, de loin, bien supérieur, ne serait-ce que par l'intelligence et la cohérence de son scénario (contrairement à "L'abominable Docteur Phibes", qui, s'il a aussi de très bonnes idées au niveau des meurtres inspirés des plaies d'Egyptes, est plus que confus dans sa narration, et je ne parles même pas de sa suite "Le retour de l'abominable Docteur Phibes" qui lui vire carrément au grotesque). Rendons hommage aussi à l'excelent musique qui accompagne les meurtres et qui est due à ."Théatre de sang" ou de l'assassinat considéré comme du grand art!


Le film est sortit en DVD

Par djordj - Publié dans : horreur
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 11:27

Benjamin ou les mémoires d'un puceau, , 1967, réalisé par Michel Deville, (France), avec Michèle Morgan (la comtesse Gabrielle de Valandry) Michel Piccoli (Comte Philippe de Saint-Germain), Catherine Deneuve (Anne de Clécy), Pierre Clémenti (Benjamin), Francine Bergé (Marion), Anna Gaël (Célestine), Catherine Rouvel (Victorine), Jacques Dufilho (Camille), Lyne Chardonnet (Jacotte), Odile Versois (la conseillère), Simone Bach (Madame de la Tour). Nous sommes en France milieu- fin du XVIIIè siècle. Benjamin, jeune et beau garçon de 17 ans n'y connait rien aux femmes. Orpheli de père et de mère, il fut jusqi'ici éevé dans l'ignorance la plus totale du monde et dans la plus profonde solitude par son précepteur, Camille, qui, voyant la fortune du jeune homme s'épuiser, se décide à le conduire chez sa riche tante, la comtesse de Valandry, afin qu'elle pourvoit désormais au gite et à l'éducation du jeune homme. Benjamin découvre soudain un tout autre monde que celui qu'il connut jusqu'alors. Un monde remplit de jolies femmes et de galants homes, de soubrettes délurées et d'aristocrates argentés. Si le Comte Philippe est chargé de son éducation "civique", les soubrettes se chargent quand à elles de son éducation sexuelle. Ou tout du moins essayent , car à chaque fois que l'une d'entre elle parvient à le coincer pour le déniaiser, surgissent moultes imprévus qui empèchent la chose de s'accomplir. Au grand dam de ces dames et surtout de Benjamin qui aimerait bien jeter sa gourme une fois pour toutes. C'est en fin de compte la fiancée du Comte Philippe, la jeune Anne, qui s'offrira à lui par jeu, préférant perdre sa virginité dans les bras d'un inexpérimenté qu'elle apprécie plutôt que dans ceux de ce futur mari qu'on lui impose, qui à ses yeux n'est qu'un vulgaire débauché et qu'elle n'aime pas.
M

Michel Deville est sans conteste un cinéaste à part dans le cinéma Français. Qu'il mette en scènes des drames sentimentaux ("Le mouton enragé", "Raphael ou le débauché"), des films policiers ("Eaux" Profondes", "Le Paltoquet"), des films politiques ("Le dossier 51") ou des comédies légères ("L'ours et la Poupée", "Benjamin"), il étonne et surtout, il détonne, marchant souvent à contre-courant des modes et des genres. Ainsi, en pleine "Nouvelle vague", qui commence pourtant sérieusement à être "à bout de souffle", réalise t'il ce joli conte libertin qui fut courroné du Prix Louis Delluc. Tout est réussi dans ce film, du scénario (écrit en collaboration avec sa compagne Nina Companeez ) au casting éblouissant: Michèle Morgan, dans un de ses derniers beauxx rôles ), Michel Piccoli génial comme à son habitude, Pierre Clémenti éblouissant dans ce rôle de jeune puceau que toutes les femmes du chateau ont décidé de "déniaiser" la première, Catherine Deneuve qui n'a jamais été aussi belle (même avec Jean-Paul Rappeneau) et aussi "libertine", Catherine Rouvel, Lynn Chardonnet et Francine Bergé en soubrettes délurées, Odile Versois en "conseillère" matrimoniale, Jacques Dufilho dans le role du precepteur, bref un feu d'artifice de stars toutes à leurs avantages, servies par un scénario drôle, intelligent assorti de dialogues pertinents comme on en entend de plus en plus rarement  (eh oui, le cinéma français actuel pèche par manque de scénaristes et surtout de dialoguistes). Un film qu'on ne se lasse jamais de voir et de revoir.
Le film est sortit en DVD dans un coffret contenant pluseurs autres films de Michel Deville

Par djordj - Publié dans : comédies libertines
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 07:29

Eh bien, comme vous l'avez tous deviné, ces 6 films sont des adaptations de "Boule de Suif" de Guy de Maupassant.
Par djordj - Publié dans : Humeur
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