Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 15:46

Commençons en beauté cette double scéance avec au programme deux films d'épouvante espagnols. Le cinéma fantastique ibérique est un peu le parent pauvre de la production cinématographique fantastique mondiale . N'ayant jamais engendré de compagnie de production comme la célèbre "Hammer" (Grande Bretagne), elle du se contenter de porter en son sein quelques réalisateurs comme Eloy de la Iglésias ou Amando de Ossorio, dont les renommées internationnales, hélas, n'atteignirent jamais celles d'un Mario Bava ou d'un Terence Fisher. Parmi ses réalisteurs, l'un d'entre eux pourtant se détachera du lot comme étant sans conteste le roi de la série B ( puis Z malheureusement), réalisant à lui tout seul plus de 190 films (dans tous les genres mais principalement des films fantastiques). Assistant réalisateur puis metteur en scène, musicien et génial touche-à-tout, Jésus Franco (connu aussi sous les pseudonnymes suivant: Joan Almirall, Rosa Maria Almirall, Rosa María Almirall, Clifford Brawn, Clifford Brown Jr., Clifford Brown, Juan G. Cabral, Betty Carter, Candy Coster , Terry De Corsia, Rick Deconinck,  Raymond Dubois, Chuck Evans, Toni Falt , Dennis Farnon , Jess Franck, Adolf M. Frank, Anton Martin Frank,  Jeff Frank , Wolfgang Frank, Jesse Franco,  James Gardner, Manfred Gregor, Jack Griffin, Robert Griffin, Lennie Hayden, Frank Hollmann, Frarik Hollmann, Rick Deconinck, B.F. Johnson, James Lee Johnson, James P. Johnson, David Khune,Lulu Laverne , Jésus Franco Manera,  Jeff Manner, Roland Marceignac, A.L. Mariaux; John O'Hara, Cole Polly , Preston Quaid,  Dan Simon, Dave Tough, Pablo Villa,  Joan Vincent ou encore Robert Zinnermann) connaitra (presque) immédiatement le succès en réalisant ce qui est considéré comme l'un, si ce n'est LE premier film fantastique espagnol "Gritos en la noche" connut en france sous le titre: " L'Horrible Docteur Orloff", qui se veut un hommage aux films dits "gothiques" qui triomphait alors au début des années 60 dans les salles de quartier, (films anglais de la Hammer ou italiens pour la pluspart).

L'Horrible docteur Orloff (Gritos en la noche)
, 1962, réalisé par Jess Franco (Espagne), avec Howard Vernon (Docteur Orloff), Conrado San Martin (Inspecteur Tanner), Diana Lorys (Wanda Bronsky), Perla Cristal (Arne), Maria Silva (Dany), Ricardo Valle (Morpho), Marsa Laso (Irma Gold),Venancio Muro (Jean Rousseau), Félix Dafauce (L’inspecteur de police) , Manuel Vazquez (Klemp). A la fin du siècle dernier, dans une petite ville d'Italie, des jeunes femmes disparaissent mystérieusement. L'Inspecteur Tauner, aidée de sa fiancée Wanda, découvre bientôt qu'un certain Docteur Orlof, rayé pour d'obscures raisons de l'ordre des médecins mais toujours dangereux maniaque du bistouri, serait peut-être à l'origine de toutes ces disparitions. En effet, ce dernier, assisté de deux forçats évadés, kidnappe et séquestre dans son chateaux ces malheureuses jeunes femmes sur lesquelles, il prélève des morceaux de peau qu'il essaie ensuite de greffer sur sa fille Mélissa, defigurée lors d' un accident. Sans  bien sûr jamais y réussir. Pour pouvoir arréter le docteur en flagrant délire, Tauner décide d'utiliser sa fiancée comme appat...

Pour ce premier film d’épouvante, Jésus Franco est allé tout bonnement puiser son inpiration du côté de Georges Franju (qui ne cessera d'ailleurs de l'inspirer), son "Horrible Docteur Orloff" étant une sorte de remake des "Yeux sans visages" sortit peu de temps auparavant en France. Howard Vernon (un des acteurs  fétiches de Franco) reprend à peu de choses près le rôle de Pierre Brasseur, celui d'un ancien chirurgien qui cherche à redonner visage humain à sa fille, défigurée lors d'un incendie dans son propre laboratoire,  n'hésitant pas à prélever sur d'autres jeunes femmes qu'il a enlevé,  la peau de leurs visages.

Mais comme Jésus Franco aime l'horrible et le morbide il adjoint à celle qui remplace Alida Valli (qui jouait aussi  l'assistante et la maitresse du savant)  le sosie du monstre de Frankenstein qui se serait échappé des studios de la Hammer(à peu de choses près, celui joué par Christopher Lee).

Cet ancien 
tueur psychopathe, mort puis "ressuscité » par les soins du bon docteur Orloff, lui fait office désormais de valet de pied et l'aide à kidnapper les pauvres malheureuses qui lui serviront de cobaye, a les tuer en les mordant au cou (comme Dracula?) puis à les enfourner dans un cercueil, et  les trimbaler dans une vieille cariole jusqu'à son lugubre chateau (on s'éloigne de la clinique privée de Pierre Brasseur pour se rapprocher du chateau du Comte Dracula). Pour bien nous faire pénétrer dans l'atmosphère lugubre et fantastique de l'histoire, Jésus Franco à fait appel au chef opérateur Godofredo Pacheco qui illumine l'écran gràce à sa magnifique photographie noir et blanc, qui fait penser souvent aux films expressionistes allemands.  Pour pimenter le tout, Franco rajoute un soupçon d'érotisme (on entrevoit une poitrine dénudée) et d'horreur (la malheureuse est découpée vivvante (on apperçoit sa poitrine se soulever alors que Howard Vernon est en train de l'éventrer avec son scalpel). Rien de bien méchant mais souvenez vous que l'Espagne subissait alors  le joug d'une censure (hyper)catholique due au régume Franquiste.

"L'horrible docteur Orloff" restera une des pièces maitresses du cinéma de Jess Franco, qui n'atteindra jamais plus une telle maitrise ni dans ses scénariis, ni dans ses réalisations. J'en veux pour preuve son insipide remake plus de trente ans apres: "Les prédateurs de la nuit" qui, s'il surpasse en effets saignants ses ainés ("Les yeux sans visage" et "L'horrible docteur Orloff") est loin cependant de les égaler malgré son casting d'enfer (Christopher Mitchum, Telly Savalas, Helmut Berger, Stephane Audran, Caroline Munroe et Brigitte Lahaie)...

Mais son cinéma reste cependant très intéressant, ne serait-ce que par la richesse la multiplicité de ses oeuvres...

"L'horrible Docteur Orloff" est sortit en DVD

Le second film de Jess Franco se nomme quand à lui (dans sa version originale) "El secreto del Dr Orloff" mais n'a pas grand chose à voir avec le héros du film précédent si ce n'est qu'il est encore question de jeunes filles kidnapées et tuées. Mais cette fois-ci, le docteur Orloff (ou son descendant?) n'est pas forcément dans le coup...


Les maitresses du Dr Jekyll (El Secreto del Dr. Orloff),
1964, réalisé par Jesus Franco (alias Jess Frank) avec: Hugo White (Andros), Marcelo Arroita Jauregui (docteur Jekyll), Agnès Spaak (Melissa), Perla Cristal (Rosa), José Rubio (Juna Manuel), Pastor Serrador (inspecteur Klein), Luisa Sala (Ingrid Jekyll), Manuel Guitan (Ciceron). Le docteur Conrad Jekyll a tué son frère Andros qu'il soupçonnait d'entretenir des relations adulterines avec sa femme. Mais il a bien pris soin de conserver intact son corps plutot que de l'enterrer. Il a en effet la secrete intention de redonner vie à son frère, et ce gràce à une invention que lui a légué , sur son lit de mort, son confrère, le professeur Orloff. Avec cette machine, il transforme son frère en une veritable machine à tuer, chargée d'assassiner ses maitresses (de vulgaires artistes de cabaret) dont il cherchait depuis quelques temps à se débarasser. L'arrivée de sa nièce Melissa (la propre fille de son frère) va perturber ses projets et reveiller chez son "monstre" des sentiments humains.
  "
A mi chemin entre "Frankenstein" (de Marry Shelley)et " le Cabinet du docteur Cagliari" (le célèbre film expressioniste allemand de 1920 de Robert Wiene), ce film de Jess Franco aurait pu faire une très bonne série B si il ne péchait pas par sa lenteur et son "manque d'originalité". Le fameux docteur Jekyll dont il est question ici n'a rien à voir avec le héros de Robert Louis Stevenson. D'ailleurs, dans la version espagnole, notre docteur s'appelle Fisherman, c'est dire si les producteurs français ne reculent devant rien pour vendre leur marchandise...  Plus docteur Frankenstein donc que mister Jekyll, ce brave docteur réssucite donc d'entre les morts son pauvre frère qu'il avait tué quelques temps auparavant et, gràce à une machine à ultra sons l'oblige à étrangler ses maitresses qu'il trouve à la longue vulgaires (il n'a pas tort) et chères à entretenir. Afin que sa "créature" ne se trompe pas de victime, il offre à chacune d'entre elle le même collier (un serpent noué) qui guide les ultra sons. Cela rappelle donc le film de Murneau "Le cabinet du docteur Cagliairi" ou déja un savant fou se servait de quelqu'un qu'il avait hypnotiser comme machine à tuer. L'idée de tourner en noir et blanc reforce d'ailleurs ce sentiment ( la magnifique photographie en noir et blanc est due au travail d'Alphonse Nieve) ainsi que le maquillage blafard de l'acteur jouant Andros, qui n'est pas sans rapeller physiquement le pauvre Alan du film de Robert Wiene.

 Hélas le film ne trouve pas sa vitesse de croisière. Jess Franco nous gave (dans tous les sens du terme) avec plusieurs numéros de cabaret rébarbatifs. Si mauvais que l'on comprend d'ailleurs pourquoi leurs artistes sont supprimées aussitôt après...! L'arrivée, impromptue, de la nièce du savant (Agnès Spaak) ne fait que compliquer les choses. Comme elle est la fille du fameux frère mort (on ne comprend pas bien comment elle a été élevée si loin de son oncle, qu'elle n'a jamais connue puisque le frère (son père, qu'elle n'a jamais connue d'ailleurs non plus... mais qu'est ce qu'elle connait alors?) est mort au chateau de son oncle. Son père (qui normalement est mort) la reconnait de suite lui par contre (alors qu'elle devait etre tout bébé quand il mourrut puisque la tante, donc sa maitresse dit à sa fille, -à lui, donc sa nièce -à elle, qu'elle à connu sa mère, à la nièce- donc la femme du frère - il y a tres très longtemps déja!). Mais bon, on n'en est pas à une erreur scénaristique près, ainsi par exemple quand la première victime se fait etrangler, elle porte au cou un collier qui ne ressemble pas du tout à ceux qu'offrent le docteur Jekyll à ses maitresses, et pourtant l'adjoint de l'inspecteur de police (étrange personnage lui aussi) affirme à ce dernier que toutes les victimes portaient le même collier. De même, le docteur Orloff, qui est censé etre mourrant au début du film se retrouve bien vivant vers le milieu du même film et comprend à quoi son invention a bien pu servir et avertit la police anonymenent par telephone (mais nous on l'a reconnu!)... Mais ne jettons pas le bébé ave l'eau du bain (ce serait trop horrible!!!) Ce film possède quand même une certaine poésie qui fait qu'il n'est pas entièrement raté ainsi que quelques très belles scènes:Celle ou le docteur Jekyll retrouve Andros errant la nuit dans les couloirs de son chateau (les deux personnages sont éclairés par le seul chadelier que tient Jekylll) et la scène, bien que très courte est fort belle. Celle ou Andros, toujours la nuit, porte la 4è victime dans ses bras avant de la jeter dans le canal (qui rapelle aussi une scène du "Judex" de franju - 1963) .

Il est à noter que dans les deux films, les deux "machines à tuer" se ressemblent énormément et font, toutes deux références au cinéma expressioniste allemand. De même, le docteur Jeyll et le docteur Orloff, pour s'attirer les bonnes gràces de leurs infortunées compagnes, leurs offre de magnifiques colliers... Encore deux qui connaissent bien les femmes et leurs petites faiblesses....

Le film existe en DVD

Par djordj - Publié dans : horreur
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 10:17


Coplan, agent secret FX18 (Uccidete agente segreto 777 stop)
, réalisé par Maurice Cloche, (France/Italie/Espagne), avec: Ken Clark (Coplan), Jany Clair (Patricia), Jacques Dacqumine (Le Vieux), Daniel Ceccaldi (Moreau), Claude Cerval (Barter), Margit Kocsis (Lila Sari), Ramon Centenero (Legay), Cristina Gaioni (Arlette), Amédée Domenech (Fondane), André Cagnard (Le tueur), Guy Delorme (Lattina). Francis Coplan, le célèbre agent secret français FX18, est rappelé dare-dare de ses vacances par " Le Vieux ", le patron des Services Secrets français. Un de ses collègues  vient d'être liquidé à Rome, à la barbe même des policiers italiens, à l'aide d'une fléchette empoisonnée au curare. On soupçonne un certain Moreau, ex agent secret lui même,  d'être l'assassin. Aidé apr un jeune et intrépide détective, Coplan va retrouver la trace de Moreau, qui se trouve désormais à bord d'un immense yacht, le "Minaoubia", faisant route vers les baléares, en compagnie de deux charmantes jeunes femmes (dont l'une d'elle, Patricia,  est en fait elle aussi agent secret)  et de quelques complices franchement patibulaires... En s'infiltrant sur le « Minaoubia »,Coplan met la main sur un appareil ultra-secret-perfectionné en liaison avec un satellite espion.  Moreau et Barter, le "chef du réseau", parviennent à s'échapper du yacht après avoir tué le détective et se réfugient dans une vieille ferme abandonnée ou ils réussissent à capturer Coplan et Patricia. Barter menace de la faire écraser sous un vieux pressoir à huile. Heureusement la cavalerie arrive toujours à la dernière seconde et ils seront tous deux délivrés sains et sauf...Moreau, le vrai cerveau du gang d'espionnage, tente alors de s'échapper à bord d'un petit avion avion complice, mais Coplan reussit à monter à bord avant qu'il ne décolle, saute à bord de l'avion. Le chef de la sécurité française, c'est à dire le patron de Coplan, c'est à dire "Le Vieux", confiant dans son jeune protégé, fait lancer la chasse au fuyard qui sera intercepté par une patrouille de Super-Mystères de Creil qui n'hésite pas à ouvrir le feu sur l'appareil. Mais heureusement, Coplan sautera juste avant que ce dernier n'explose, avec bien sur Moreau encore à son bord...



Il est beau, grand, musclé et poilu (donc tout comme l'autre)...La seule différence: il est blond!Ken Clark (rien à voir avec Superman...qui lui s'appellait Clark Kent) va incarner pendant près d'une décénnie l'archétype même du James-Bond-spaghetti (pas moins de 00..7 films d'espionnages à son actif!). Mais nous lui consacrerons, n'ayez pas peur, une page spéciale bientôt, il la mérite. Ici, il incarne le plus secret des agent français, l'agent secret Francis Coplan alias FX18. Coplan est né en 1953 sous la plume de deux écrivains Belges: Gaston Van den Panhuyse et Jean Libert, qui écrivirent donc toutes ses aventures sous le pseudonnyme de Paul Kenny. Ecrites à 4 mains, les aventures de l'agent secret Français durent leur naissance au départ de Jean Bruce des éditions Fleuve Noir pour celle des Presses de la Cité. Perdant là leur principal héros (Hubert Bonnitheur de la Bath, alias OSS117, un autre célèbre espion) et donc leur principal source de revenu, les éditions Fleuve Noir voulurent créer un autre espion . Bien leur en pris puisque Coplan sera le heros de plus de 200 aventures palpitantes qui le mèneront aux 4 coins du globe. S'il connut un franc succès gràce à cette littérature dite "de gare" (les gens lisant principalement ce genre de livres dans les trains et les métros en allant au boulot), Coplan n'eut pas le même succès au cinéma. 00...7 acteurs pas moins pour l'incarner à l'écran(6 en fait au cinéma: Henri Vidal - Ken Clark - Dominique Paturel - Richard Wyler - Lang Jeffries et Claudio Brooks plus Philippe Caroit pour une mini-série télévisée de 6 épisodes). Autant de visages différents, autant de facettes du personnage ce qui semble t'il déroutera plus d'un spectateur... Il faut en plus signaler que les moyens mis en oeuvres pour chacune de ses aventures sont loins d'égaler tant au point de vue financier qu'au point de vue scénario et choix dans les differents castings. Ici nous assistons donc à la seconde et la plus intéressantes des aventures de Coplan FX18. S'il n'y a rien à dire sur le choix du premier rôle (Ken Clark, comme on le verra souvent, incarne à merveille les agents secrets charmeurs et bagarreurs) il n'en va pas de mêm pour le reste du casting...Jany Cair (qui rejouera dans un second Coplan: "Coplan FX18 casse tout" (apparement tout sauf 3 pattes à un canard...) est en fin de carrière, une carrière très courte (9ans) faites de beaucoup de péplums, cape et épée et séries z italiennes. Hélas elle n'est pas vraiment une bonne actrice et personne ne se souvient vraiment d'elle désormais...Daniel Ceccaldi, immense acteur de seconds roles (comiques ou non) n'a pas hélas la carrure du "méchant" espion auquel on est en droit de s'attendre et ne fait donc jamais le poids face à Ken Clark dans les scènes qui les opposent. Ce qui nuit terriblement au film! Tout comme la mise en scène, mollassone qui fait que l'on arrive à s'endormir même pendant les (quelques) scènes de combat. Maurice Cloche avait, il est vrai, jusqu'alors réalisé plutot des mélodrames populaires ("La porteuse de pain", "les filles de la nuit", "Marchand de filles", "Prison de femmes") et c'est pourtant à partir de ce film qu'il finira sa carrière en ne réalisant plus, ou presque, que des films d'espionnage, dont les célèbres aventures du "Vicomte" dont nous reparlerons plus tard bien sur...! "Coplan, agent secret FX18" est repassé dernièrement à la télévision (sur la chaine ACTION) et ma foi reste un film interessant à regarder, principalement pour son coté "Vintage"  années 60. La chanson du générique est d'ailleurs interprétée par une des grandes "vedettes" de l'époque:  Frank Alamo..

Le film était sortit en VHS, je n'en connais pas de version en DVD

Par djordj - Publié dans : espionnage
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 09:39


Dans les années 60, sur les écrans blancs de nos nuits noires, un anglais devint plus célèbre encore que la reine qu'il était censé servir... Son nom: Bond, James Bond, le celèbre agent secret matricule 007- ce qui veut dire permis de tuer ! Et pas seulement le temps avec d'affriolantes créatures en bikini blanc. Et tandis qu'il s'époumonnait à nous envoyer de bons baisers de Russie, l'Italie lui donnait déja une généreuse kyriele de petits frères, aidées en cela de ses con-soeurs l'Allemagne et la France...Leurs noms, leurs matricules ? Hubert Bonisseur de La Bath (plus connu sous son matricule Oss117), Francis Coplan (dit FX18) ,  Dick Malloy (agent 077), Bob Flemming ( (agent  A077), Lewis Jordan (agent 777), Jerry Cotton (agent spécial du FBI), Jo Walker (alias Komissar X), Géo Paquet (dit Le Gorille) ou encore Louis Rapière (dit Le Tigre) pour ne citer que les plus connus... Certes, aucun n'arrivèrent à égaler la carrière de leur illustre ainé (qui compte pas moins de 24 aventures cinématographiques, plus une - méconnue- à la télévision), mais certains réussirent quand même l'exploit de réapparaitre plusieurs fois (parfois sous des traits différents) sur les écrans... Pour des exploits, même s'ils manquaient cruellement de moyens, souvent explosifs... Normal, c'est bien connu: le Tibre (ce fleuve qui baigne les rives de Cinecitta), se parfume à la dynamite !

Par djordj - Publié dans : espionnage
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 15:36


Je vous parle d'un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaitre... Chaque quartier de Paris, alors capitale de la culture, possédait plusieurs salles de cinéma. Les fameux "cinémas de quartier" dont les scéances commençaient à 10h du matin pour se terminer souvent à plus de minuit... Les multi(con)plexes n'existaient pas et l'on payait même pas 5 F (1 euro et demi) pour voir 2 films. Que demande de plus le peuple? Certains de ces cinéma projettaient des films bien particuliers, ces films étaient souvent italiens, anglais, mexicains ou espagnols. Les genres se nommaient "aventure", "cape et épée", "fantastique", "horreur", "science-fiction", "western".. Les salles de cinémas d'alors s'appellaient le Brady, le Styx, ou encore le Hollywood boulevard. Les affiches des films qui tronaient au dessus de la caisse étaient de gigantesques toiles peintes à la mains. Les salles possédaient souvent un orchestre et un balcon et en tout cas possédaient toutes une "ame".  On s'asseyait dans la rangée du fond, celle ou les sièges étaient en forme de cercueil (le Styx), juste sous le projecteur, dégustant le Miko fraise-chocolat que venait de nous vendre l'ouvreuse tout en se gavant, religieusement, de pellicules, parfois très rayées, projétées par une sorte de machine à coudre très bruyante... La bande annonce de "Gorgo, Le monstre des mers" précédait de peu celle des "Mercenaires de l'apocalypse" - prochainement sur cet écran- et tandis que "Zorro et les trois mousquetaires" volaient  la vedette à "Hercule, Samson et Ulysse" (, on se rememorraient les meilleures scènes de "Dracula contre Frankenstein" vu la semaine passée, juste après la projection de "Docteur Jekill et sister Hyde"...  C'était le bon temps. S'il nous reste encore la possibilité de voir ou revoir tous ces films, il manquera toujours la magie du lieu dans lequel ils étaient projetés. Ce site est dédié à toutes ces salles de cinoches, qui pour la pluspart ont hélas à jamais disparu...

Par djordj
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